Nephh a écrit : mer. 11 mars 2026 02:00
Mais en fait vous en arrivez à remettre en doute les chiffres quand ils viennent du gouvernement ? Par contre vous prenez au pied de la lettre ceux de "chercheurs spécialisés" ? Parce que la dernière fois je lisais un truc où était mis en accusation l'ED pour le meurtre du rugbyman dans la bagarre dans un bar. Donc on a des abrutis qui se tapent sous alcool, hop c'est l'ED hop on mets ça dans les stats de morts liés à la violence politique. C'est lunaire.
Les chiffres que tu évoquais ne proviennent pas du gouvernement mais, et tu l'as toi-même noté plus haut, de notes internes des renseignements territoriaux qu'Europe 1 a été à ce jour le seul à consulter. Ces notes existent sans doute, je soulignais juste que l'info manque de contexte, et notamment sur la méthodo employée (parce que bon, par définition, on est toujours deux dans une rixe), et qu'elle n'a été relayée que par des médias très orientés.
Et ce n'est pas parce que les conclusions des chercheurs (comme celles des juges, "rouges" selon toi) ne vont pas dans ton sens, qu'il faut décrédibiliser le fruit de leurs travaux en les qualifiant avec des guillemets... Oui, ce sont des historiens spécialisés dans l'observation des groupes militants radicaux qui ont analysé sur 40 ans (et pas seulement sur une année) les actions des deux côtés, sans parti pris. Leurs conclusions, étayées et documentées, sont à lire dans "Violences politiques en France. De 1986 à nos jours". Sinon, des interviews sont disponibles en ligne pour les entendre.
La violence politique ne se réduit pas qu'aux affrontements entre militants radicaux, c'est celle qui est nourrie et motivée par une idéologie politique. Et puisque tu cites l'affaire Aramburu, les assassins du rugbyman étaient des militants d'ultradroite, déjà condamnés pour violences (entre membres du GUD en plus), et c'est incontestable.
Je te renvoie vers
l'excellent travail de Radio France sur la question.