Test Pumpkin Jack

Publié le par
PS4

Disponible depuis le 23 octobre dernier sur PC, Xbox One et Switch, le jeu de plateforme / action Pumpkin Jack aura pris son temps pour débarquer sur la console de Sony puisqu’il n’est disponible sur le PlayStation Store de la PlayStation 4 qu’à partir d’aujourd’hui, 24 février, pour 29,99€. Pour autant, aucun contenu inédit ne vient récompenser cette attente et l’expérience – fort agréable au demeurant – s’avère strictement identique aux autres supports. C’est parti pour notre test complet.

Jak’o Lantern

Introduit par une cinématique doublée en français par un Youtubeur apprécié des gamers, Pumpkin Jack raconte la conquête avortée de notre monde par le Diable en personne. Alors qu’il s’apprêtait à lancer une malédiction nommée « La Nuit Éternelle », signant le retour des morts dans le monde des vivants, les humains invoquèrent un puissant sorcier pour leur venir en aide et contrer les plans du malin. Afin de vaincre ledit magicien, le cornu envoya sur Terre son garçon de courses, l’arnaqueur à tête de citrouille : Jack. Pour une fois, nous sommes du côté du mal et devons terrasser le bien sans pour autant que les ennemis soient d’innocents péons apeurés mais quand même de bons vieux chevaliers fantômes, des squelettes et autres corbeaux belliqueux qui n’ont pas compris que nous étions de leur côté. Dans le fond ça ne change donc pas grand-chose d’être du mauvais côté puisqu’on croisera autant de résistance que si nous étions du bon.

Réalisé par un unique développeur français du nom de Nicolas Meyssonnier, Pumpkin Jack est un bel hommage au jeu MediEvil sorti en 1998 sur PlayStation dont nous pouvons savourer le remake sur PS4 depuis le 25 octobre 2019. Des aventures de Sir Daniel Fortesque, celles de Jack partagent cette même passion pour l’ambiance macabre digne d’une soirée d’Halloween imaginée par Tim Burton. Les décors éclairés par une lune gigantesque sont bariolés de couleurs vives, le design des différents protagonistes est cartoonesque au possible, et les musiques pourraient sortir d’un épisode du Scooby-Doo de la grande époque. Outre son atmosphère générale et son humour bon enfant, ce titre lui emprunte une action à la troisième personne essentiellement au corps à corps reposant sur le martelage de la touche Carré en alternant les roulades à l’aide du bouton Rond. Au démarrage armé d’une simple pelle, l’arsenal de notre citrouille monte jusqu’à six armes différentes (dont une faux et un fusil) obtenues sur les dépouilles des boss de fin de niveau. Des boss bien sympas proposant un petit challenge le temps de comprendre leurs routines et d’attendre une ouverture. En guise d’attaque à distance, notre épouvantail peut aussi envoyer le corbeau qui a élu domicile sur sa tête et lui tiendra compagnie du début à la fin. Dommage que les échanges entre Jack, le corbeau et un hibou bavard ne soient pas doublés mais simplement traduits en français, ça casse un peu l’immersion et de nos jours nous sommes davantage habitués à les écouter qu’à les lire.


Notre auteur indépendant admet également s’être inspiré de Jak & Daxter pour la partie plateforme du titre. On retrouve donc l’indispensable double saut avec la touche Croix pour atteindre des supports à distance, l’escalade de caisses pour prendre de la hauteur, des tyroliennes pour faciliter les descentes et les marches plus lentes sur des poutres au-dessus du vide. Les commandes répondent bien même si les doubles sauts un tantinet lunaires rendent les atterrissages parfois hasardeux. Heureusement les sauvegardes automatiques sont très régulières alors point de frustration ici (je suis quand même mort pas loin de 70 fois). Les vingt têtes de corbeaux à retrouver dans chaque niveau remplacent les orbes précurseurs, ce qui incite à fouiller les décors, d’autant que ces têtes servent de monnaie d’échange auprès d’un vendeur de costumes ambulant. Sept apparences sont à collectionner, du cow-boy au samouraï en passant par l’inspecteur en imperméable et le bûcheron à salopette. Les mélomanes s’amuseront également à trouver des gramophones planqués dans chaque niveau pour décrocher un trophée de plus. Le platine est accessible alors il serait dommage de s’en priver, il suffit de terminer le jeu avec tous les collectibles trouvés.  

Pas le temps de s’ennuyer

Avec un seul homme à sa barre ou presque, il ne fallait pas non plus s’attendre à un contenu gargantuesque alors l’aventure ne tient que sur six niveaux uniques de moins d’une heure chacun. Si mes calculs sont exacts la durée de vie alterne entre cinq et six heures de jeu selon votre habileté, aucune variation de la difficulté n’étant proposée au démarrage ou durant la partie. A un prix affiché de 29,99€ sur la boutique virtuelle l’expérience peut paraître un peu chiche et nous n’aurions pas craché sur deux ou trois niveaux de plus tant ils sont agréables et variés. La routine n’a jamais le temps de s’installer et entre les affrontements et les sauts notre cucurbitacée doit fuir un incendie, participer à une course de chariots, maîtriser un cheval au galop ou encore survivre à une traversée mortelle en bateau. Chaque niveau a également droit à son passage où la tête de Jack se désolidarise de son corps (un clin d’œil à MediEvil 2 !) pour remplir toutes sortes de mini-jeux du style tape taupe ou memory. Encore un bon point pour la richesse des situations.

Du champ de blé au cimetière en passant par la mine et la ville, Pumpkin Jack nous fera voyager avec à chaque fois des décors soignés à l’Unreal Engine et baignés par des effets de lumière chaleureux. On apprécie particulièrement la propagation des flammes aux éléments du décor avoisinant quand on brise une lanterne. Testé sur PlayStation 5 sur laquelle il est évidemment compatible, le jeu n’a jamais montré le moindre signe de ralentissement ni de bug et ses temps de chargement sont plafonnés à une poignée de secondes. Comme quoi, nul besoin d’être nombreux pour produire une œuvre techniquement solide, artistiquement stylée et au gameplay divertissant à défaut d’être totalement originale ou novatrice. Pour un coup d’essai nous ne sommes pas loin du coup de maître, et nous suivrons sa prochaine production avec attention.

Notre verdict

On aime

  • L’ambiance cartoon à la MediEvil
  • La réalisation colorée
  • Les situations variées
  • Les tenues à débloquer
  • Six armes et autant de boss
  • Développé par un seul homme

On n'aime pas

  • Pas de doublages in-game
  • Les doubles sauts imprécis
  • Un peu court vu le prix

Alors que nous sommes toujours orphelins du remake de MediEvil 2, Nicolas Meyssonnier comble à lui-seul ou presque le vide dans notre cœur en nous offrant avec son Pumpkin Jack le meilleur hommage possible à Sir Daniel Fortesque. Reprenant la formule du jeu de plateforme / action à la troisième personne avec une ambiance « à la Tim Burton », cette fable palpitante à la réalisation chatoyante assure le spectacle sur six niveaux aux situations variées. Dommage que l’aventure s’arrête si vite : nous serions bien restés plus longtemps dans cet univers fantastique.

Note finale : 7.5 / 10
Les commentaires
Le
Bon en gros tu as l'air de la conseiller :)
A petit prix par contre vu ce que tu indiques.
Le
Tout à fait. J'ai carrément aimé ce digne héritier de MediEvil mais comme il est un peu court, 29.99 euros peut paraître cher pour certains. De préférence à 20 ou 15 euros. :D

Jeux concernés

Publicité