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Jeu concerné :  Slain : Back from Hell

La RĂ©daction
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[Test NPF] > Test Slain : Back from Hell

Message par La RĂ©daction » jeu. 15 dĂ©c. 2016 15:44

Sortie de tombe

Alors qu'il pensait se la couler douce en profitant d'un repos éternel bien mérité, Bathoryn est réveillé d'entre les morts par des entités bienveillantes qui comptent sur lui pour faire le sale boulot à leur place. Notre barbare doit reprendre le glaive pour libérer six royaumes des souverains qui se les sont appropriés par la force. Et c'est à peu près tout pour le scénario raconté par quelques lignes de texte (en français) au début des niveaux ou lors des dialogues avec les boss. L'aventure étalée sur une demi-douzaine de stages variés offre une légère liberté en permettant de choisir sa future destination une fois arrivé à un hub et quelques zones secrètes attendent les plus fouineurs. Les décors alternent entre temples délabrés, églises lugubres, cimetières occupés et autres extérieurs forestiers baignés par un coucher de soleil ou une pleine lune. Le pixel art fera vibrer les nostalgiques de l'ère 2D même si sur PlayStation Vita le jeu paraît un peu sombre et très chargé au point de nuire parfois à la visibilité (les sprites sont tout petits).
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Sous-titré Back from Hell pour son portage sur consoles après une première débâcle sur PC en mars dernier, Slain revient – comme son héros – d'outre-tombe pour se faire pardonner dans une mouture revue et corrigée. Doté d'une ambiance gothique que n'aurait pas renié un ancien épisode de Castlevania, ce jeu d'action / plateforme répond au cahier des charges du beat-them-up rétro : un bouton pour porter un coup, un autre pour sauter, un troisième pour se protéger, un quatrième pour utiliser un sort magique et un dernier pour réaliser une esquive vers l'arrière. Notre gars peut charger son attaque pour faire plus de dégâts en la libérant au bon moment, et peut consommer la totalité de sa barre de mana dans une super-attaque magique qui nettoie tout l'écran. Tout aussi efficace, la présence d'une parade en portant une attaque avec un parfait timing renvoie les boules de feu et autres projections à leurs envoyeurs. La technique fonctionne aussi, même avec les boss, en contrant leurs coups pour les enchaîner juste derrière.
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Slain : Back from Hell se veut simple et efficace. Pas de prise de niveaux, pas de points de compétences, pas de nouvelles techniques à débloquer incitant à revenir sur nos pas, d'armures ou d'artisanat, mais juste des sauts millimétrés et du tabassage en règle du début à la fin. On trouvera bien deux armes élémentaires additionnelles, mais leur utilisation ne diffère pas vraiment du glaive de base. A ce propos, notre barbu a beau être un bourrin, les sensations ne convainquent guère lors des combats et on a l'impression que nos faibles attaques freinent à peine les ennemis de base qui avancent vers nous. On ne ressent pas la puissance et la rage de notre personnage comme quand on manie un Kratos ou un Dante pour citer les mentors.

Métal rouillé

Depuis sa première sortie sur PC les développeurs ont tenté de rendre leur œuvre plus accessible en saupoudrant les niveaux de fioles de vie supplémentaires et en rajoutant des checkpoints plus régulièrement. On comprend la démarche tant on constate à quel point le jeu reste difficile, même dans sa version Back from Hell. Notre personnage succombe à quelques coups seulement et certains pièges vicieusement cachés nous tuent immédiatement. Les passages de plateforme ont le don de hérisser le poil quand on doit s'y reprendre à plusieurs fois tout en se retapant les 15-20 secondes de chargement entre chaque tentative. Les contrôles auraient gagné à être plus précis et la difficulté générale moins punitive. C'est sans doute voulu me direz-vous puisque le jeu est un hommage à des titres 16-bits comme Ghouls'n Ghosts, mais fin 2016 il faut faire preuve d'une solide volonté pour s'accrocher. La plupart du temps le jeu est une souffrance, que ce soit dans ses combats ou dans ses phases de sauts laborieuses. La délivrance vient quand on franchit enfin un point de contrôle et qu'on laisse définitivement derrière nous certaines galères. Devons-nous préciser dans ces conditions que les affrontements contre les boss sont un véritable chemin de croix ?


La contrepartie d’un tel challenge est que le jeu grignote la batterie de la console sans en avoir l’air. Le jeu serait extrêmement court s’il n'était pas si délicat alors qu'en l'état il faut facilement six heures pour le boucler. Ceux qui y parviendront n'auront par ailleurs aucune raison d'y retourner ensuite puisque aucun nouveau mode de jeu ne vient se greffer au menu. Pour 14,99€ c'est tout à fait honnête d'autant que l'option cross-buy permet d'y jouer sur PlayStation 4 aussi. En revanche on regrette que le soft ne soit pas jouable sur la micro-console PlayStation TV alors qu'il ne sollicite aucune particularité de la portable, ni tactile ni caméra. Peut-être un jour avec un patch.
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Enfin, impossible de passer sous silence la bande son métal qui justifie presque à elle-seule l'existence de ce titre. Composée par Curt Victor Bryant, ancien membre de Celtic Frost, la musique envoie du lourd mais sait aussi se faire symphonique quand il le faut. Les développeurs ont tellement de respect pour ce genre musical qu'ils renient alors les chiptunes propres aux jeux vidéo 16-bits pour faire vibrer de vrais instruments. A la manière d'un Brütal Legend, toute la direction artistique du jeu est inspirée par le heavy métal, faisant de certains tableaux des pochettes de disque idéales ou s'en inspirant un tantinet. Bathoryn secoue la tête et agite ses cheveux comme un adolescent hystérique quand il parvient (enfin) à occire un démon. Les participants aux Hellfest devraient prendre leur pied au moins là-dessus.

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