Test de jeu / Vita / Rayman Origins

- publié le 20 février 2012
- Etat : Disponible
- Date de sortie :22/02/2012
- Développeur :Ubisoft Montpellier
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Genre :Plates-formes
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
Déjà disponible sur toutes les consoles de salon actuelles et attendu sur Nintendo 3DS le 15 mars prochain, Rayman Origins débutera sa carrière portable sur PlayStation Vita dans deux jours en accompagnant le lancement de la console. Particulièrement réussi sur PS3, le jeu a-t-il su effectuer une transition convaincante sur son nouveau support ?
Autant être direct, Rayman Origins sur Vita ce n’est ni plus ni moins que le Rayman Origins de la PS3 au format poche. L’histoire, le gameplay, les niveaux et la prestation technique sont quasiment identiques à ce que l’on a découvert il y a trois mois sur consoles de salon, ce qui fait à la fois la force et la faiblesse du titre. La force parce que retrouver ce niveau de qualité sur portable est tout simplement ahurissant, la faiblesse parce que ceux qui ont déjà goûté aux joies du jeu dans leur salon n’auront pas grand-chose de neuf à découvrir sur cette édition portable. Explications.Piqûre de rappelPour ceux d’entre vous qui auraient décidé de faire l’impasse sur Rayman Origins version PS3 en novembre dernier, il est sans doute bon de rappeler dans les grandes lignes le principe du jeu : à l’instar du tout premier volet de la saga, nous sommes là en présence d’un jeu de plateformes en 2D dans lequel Rayman et ses amis (à débloquer au fil de la progression) sautent, planent, collent des beignes à leurs ennemis et récoltent des lums.
Si les codes propres au genre sont ici repris à la lettre sans grande fantaisie ni imagination, force est de reconnaître que les niveaux sont bien pensés, et la réalisation de haut vol. C’est bien simple, avec ses décors et ses sprites dessinés à la main, Rayman Origins tient tout autant du dessin animé que du jeu vidéo ! Et ce ne sont pas les quelques ralentissements qui font de temps à autres une apparition sur cette version Vita qui peuvent vraiment gâcher la fête.

Côté structure pourtant tout n’est pas vraiment rose : on apprécie bien entendu la variété des pièges et le fait de récupérer peu à peu de nouveaux mouvements, mais on est un peu moins séduit par l’obligation vers la moitié du jeu de se replonger dans des niveaux déjà parcourus afin d’obtenir suffisamment d’electoons pour débloquer les zones suivantes. En effet chaque niveau peut vous rapporter un certain nombre (de 3 à 6) de ces petites bestioles roses, mais il faut pour cela dénicher des sections bonus bien cachées, finir le niveau dans un temps donné, et amasser suffisamment de lums durant le périple. Autant de contraintes qui, si elles ne sont pas satisfaites lors de votre premier passage, vous obligeront par la suite à améliorer vos performances.
Mais malgré cet allongement quelque peu artificiel de la durée de vie du jeu, Rayman Origins propose bel et bien une expérience de tout premier ordre. Par la diversité des décors, des ennemis et des pièges d’une part, et par un gameplay extrêmement précis d’autre part : si certains passages se révèlent corsés même pour les joueurs aguerris, le jeu ne provoque jamais de frustration excessive qui donnerait envie de balancer la console à travers la pièce. En fait les checkpoints sont si rapprochés les uns des autres, à quelques exceptions près, que l’on recommence toujours non loin de là où l’on a échoué.
En plus de ses phases de jeu principales déjà très réussies, Rayman Origins propose deux autres types de séquences un peu plus originales : les courses au coffre vous demandent de suivre un coffre-fort qui se déplace à toute vitesse dans un niveau tortueux, tandis qu’un mini-jeu de type shoot-em-up à dos de moustique fait des apparitions régulières en fin de zone. Bref, l’aventure qui vous attend est aussi variée qu’accrocheuse.Version VitaSi certaines licences connues ont, pour leur arrivée sur PlayStation Vita, tenté de tirer parti des spécificités de la console, Rayman Origins s’est pour sa part contenté du strict minimum : l’écran tactile est logiquement mis à contribution pour la navigation dans les menus, mais son utilisation en jeu reste anecdotique. Il ne vous servira en effet qu’à pointer les objets embullés, ennemis ou lums, les premiers disparaissant lorsque vous les touchez tandis que les seconds viendront accroître votre compteur. Ce dernier aspect facilite évidemment quelque peu la récolte de ces lums particuliers, mais il faudra tout de même faire travailler sa tête et ses réflexes pour récupérer les lums classiques, parfois vicieusement placés par les concepteurs du jeu !
Plus convaincant, le fait de pouvoir régler le niveau de zoom en faisant s’écarter ou se rapprocher deux doigts sur l’écran de la console permet de mieux apprécier la finesse des graphismes et de calculer ses sauts avec plus de précision : il va de soi que puisque la caméra dynamique fonctionne de la même manière que sur PS3, certains détails sont moins visibles lorsque l’on passe d’une diagonale de 40 pouces à seulement 5 pouces.
Côté contenu, on note quelques changements dans cette version Vita du jeu : tout d’abord des reliques cachées dans les décors font leur apparition. Il vous suffit de les toucher lorsque vous les repérez, et elles vous permettront de reconstituer peu à peu une gigantesque fresque dans l’Arbre Ronfleur (le hub du jeu à partir duquel vous pouvez changer de personnage).

Autre nouveauté, un mode Fantôme fait son apparition dans lequel vous faites la course sur un niveau avec le fantôme d’un autre joueur. Des adversaires par défaut sont évidemment inclus dans le jeu, mais vous pouvez aussi utiliser le mode Cadeaux pour échanger des fantômes avec les joueurs se trouvant autour de vous via l’application Near de la console. Ce même mode vous permettra d’ailleurs d’offrir et de recevoir les reliques mentionnées plus haut.
Mais aussi sympathiques soient ces petits ajouts, ils demeurent anecdotiques et ne suffisent pas à masquer le vrai défaut de Rayman Origins sur Vita par rapport à son homologue PS3 : le mode multijoueurs pour quatre qui nous avait tant séduits il y a trois mois est en effet absent de cette mouture portable ! Alors certes il est sans doute plus difficile de réunir quatre personnes possédant chacune une Vita et le jeu que quatre amis autour d’une seule PS3, mais on aurait apprécié qu’Ubisoft fasse au moins l’effort de proposer la fonctionnalité en mode AdHoc.
• Le gameplay toujours aussi jouissif
• Un vrai dessin animé interactif
• La durée de vie très correcte
• L'exploitation à minima des spécificités de la console
• Le multijoueurs a disparu
• Peu d'intérêt pour les possesseurs d'une autre version
Verdict
Si vous n'avez pas encore craqué pour les dernières aventures du héros sans bras ni jambes créé par Michel Ancel et que vous comptez acquérir prochainement la PlayStation Vita, voilà un titre qui trouvera une belle place dans votre nouvelle ludothèque. Les niveaux y sont variés, le gameplay précis et exigeant, et la réalisation tout bonnement splendide. Alors certes le passage sur portable nous fait perdre l'option multijoueurs au profit d'un mode fantôme peut-être moins intéressant, mais l'expérience n'en demeure pas moins rafraîchissante et extrêmement prenante. Amateurs de plateforme, n'hésitez pas une seconde !
Le Village PF

Graphismes
8 / 10Aussi séduisante que son homologue PS3, cette version Vita nous met une fois encore face à un dessin animé interactif particulièrement convaincant. Dommage que de rares ralentissements viennent parfois jouer les trouble-fêtes.
Jouabilité
9 / 10Si le défilement très rapide de certains niveaux est un peu difficile à suivre sur le "petit" écran de la Vita (tout est relatif !), on retrouve tout de même la précision et la variété proposées sur consoles de salon.
Son
9 / 10Aucune surprise dans ce domaine, cette itération portable reprend à l'identique la bande son de ses grandes sœurs : musiques enjouées, effets rigolos, tout est là pour nous faire passer un bon moment.
Durée de vie
7 / 10La douzaine d'heures de jeu nécessaire pour boucler l'aventure est encore de mise, tout comme le temps supplémentaire qu'il vous faudra pour terminer le jeu à 100%. En revanche le mode Fantôme ne supplée pas tout à fait à la disparition du multijoueurs.
Fun
9 / 10Même sans la possibilité de jouer avec ses amis, Rayman Origins reste un pur concentré d'idées certes connues mais parfaitement exécutées et tout à fait jouissives. Un immanquable si vous ne possédez pas une version sur console de salon.