Test de jeu / PSP / White Knight Chronicles : Origins

White Knight Chronicles : Origins

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Malgré des critiques acerbes lors de sa sortie occidentale, la faute à une sortie un peu tardive, White Knight Chronicles premier du nom est tout de même parvenu à trouver son public. Une frange de joueurs que Level 5 espère rassasier avec cet Origins qui les ramènera 10 000 ans en arrière... Rien que ça !

L'histoire de ce spin-off PSP dépeint une grande période d’instabilité qui menaçait alors le royaume, opposant l’Empire d'Yshrénia, doté du pouvoir des Chevaliers et résolu à conquérir le monde, au paisible Royaume des mages d’Athwan. Ce conflit va ainsi constituer les bases de la saga White Knight Chronicles, sous le nom des Guerres de Dogma. Origins s'attarde sur les épreuves vécues en cette époque troublée par des héros inconnus, aujourd'hui oubliés des livres d’histoire.

Et parmi ces grands disparus de la mémoire, il y a votre avatar. L'aventure débute par le siège du village athwani dans lequel vous résidiez, par les Incorrupti yshréniens, des armures gigantesques aux pouvoirs incroyablement destructeurs. Face à l'une d'entre elles, vous allez déterminer la classe de votre personnage par un jeu de questions/réponses basique, juste avant de tomber dans le coma et de vous réveiller un peu plus tard dans le train de l'Équipe du Rail, un groupe de mercenaires souhaitant œuvrer pour le bien du pays.

Force rouge ! Force verte ! Force...

Après un petit tour du propriétaire, et la découverte de protagonistes assez creux, le joueur commence à comprendre les rouages du système de couleur du jeu, qui définit le profil de votre héros (mage, guerrier, etc.). Bien qu'il soit possible de changer la couleur de son poulain à tout moment, les bouleversements que cela implique n'apparaissent pas si évidents en plein combat.

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Une fois bien préparé, s'offre alors la possibilité de se lancer avec trois autres larrons dans des quêtes faisant avancer le scénario (doux euphémisme) ou dans diverses missions conférées par nos équipiers. Malgré des objectifs assez peu variés, ces dernières - lorsqu'elles sont menées à bien - permettent d'améliorer notre relation avec le compagnon en question, mais aussi de débloquer de nouvelles compétences, dont il faut ensuite valider l'apprentissage grâce à des points octroyés à chaque montée de niveau. Il appartient dès lors au joueur de personnaliser les barres d'action de son avatar à sa convenance. Du classique, en somme, surtout si l'on a joué au premier opus, sur PlayStation 3. Mais, cette structure en missions fait clairement pencher la licence du côté des Monster Hunter et consorts. Davantage centré sur son gameplay que sur son histoire, Origins s'évertue surtout à promouvoir son mode multi en Infrastructure, fonctionnel par l'intermédiaire d'un code inclus dans la boîte. Bien que correctement aménagé, le online ne rend pas le jeu beaucoup plus passionnant pour autant...

Techniquement dépassé

Visuellement, tout d'abord, le jeu marque un véritable retour aux origines de la console, caractérisé par une pauvreté graphique et un manque de personnalité criants. Des maux déjà constatés à l'époque sur le premier WKC. Les textures sont grasses, l'aliasing présent et les animations d'un autre temps. Aucun dynamisme ne se dégage des combats qui s'enchaînent les uns après les autres, de zones en zones, entrecoupés de temps de chargement bien longuets, même après installation des données. Quelques environnements sauvent la mise mais c'est bien peu pour éviter l'ennui de rapidement s'installer.

La transformation Optimus qui fait son apparition, pour la première fois dans la série, n'y change absolument rien. Pouvant être déclenchée pendant les affrontements, cette furie augmente de manière exponentielle les statistiques de nos héros en armure. Elle peut également donner lieu à une super-attaque combinée qui calmera les adversaires les plus coriaces. Déjà peu intéressants, les combats sont dès lors rendus beaucoup trop faciles par l'Optimus, éliminant toute gestion stratégique qui aurait pu en être faite. L'IA des acolytes étant déjà bien réactive, autant dire que le joueur n'avait pas besoin de cela en plus pour progresser sans trop de heurts...

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Même en ligne droite, on est ainsi amené à ne jamais vraiment rencontrer d'obstacles sur le chemin menant au dénouement final. Les plus courageux prolongeront la durée de vie du soft avec les nombreuses quêtes annexes et le online. White Knights Chronicles : Origins renferme, à ce titre, suffisamment d'objets à collectionner et de guerriers différents à recruter pour combler les RPGistes les plus insatiables. Enfin, pas sûr que ceux-ci en aient déjà fini avec les récents remakes de Tactics Ogre et de Final Fantasy IV sur PSP ; de bien meilleurs investissements...



test écrit par

  • Graphismes

    4 / 10

    On saura difficilement faire preuve d'indulgence envers Origins sur ce point. Techniquement pauvre et sans personnalité, le jeu ne soutient pas la comparaison avec la concurrence. On était clairement en droit d'en attendre plus d'un soft de fin de cycle.

  • Jouabilité

    5 / 10

    Reprenant trait pour trait le système de combat du premier épisode, Origins en tire aussi bien les quelques atouts que les nombreux défauts. L'Optimus qui était censé apporter un plus se révèle finalement plus qu'anecdotique.

  • Son

    6 / 10

    Une bande-son agréable mais un brin répétitive. Certains morceaux se dégagent nettement du lot, ceux chantés en tête. Doublages anglais quelconques durant les cut-scenes.

  • Durée de vie

    7 / 10

    Le jeu n'est pas chiche en contenu, loin de là même. Si la quête principale se boucle en une vingtaine d'heures sans trop forcer, la durée de vie peut se voir doublée grâce aux nombreuses quêtes annexes et au multi. A condition d'adhérer, bien entendu.

  • Fun

    4 / 10

    Le scénario d'Origins ne décolle jamais vraiment et n'incite pas à enchaîner les quêtes. La partie combat ne s'en tire guère mieux avec une progression littéralement soporifique.

• Le mode Infrastructure
• Riche en contenu
• Quelques thèmes musicaux agréables

• Une réalisation au rabais
• Des combats insipides
• Un scénario inintéressant

5 / 10

Verdict

Difficile de recommander l'achat de White Knight Chronicles : Origins tant la concurrence sur ce support est déjà importante. Le joueur ayant apprécié le premier épisode sur PlayStation 3 n'est pas non plus garanti d'y trouver son compte. L'histoire n'apporte pas grand-chose et le jeu propose un système de combat toujours aussi bancal. Toutefois, de bonnes idées subsistent mais qui sont vite noyées par l'indigence de la réalisation, indigne de ce dont est pourtant capable la PSP. Son plus grand atout réside malgré tout dans son mode Infrastructure, qui le rend finalement plus accessible que ne le sont d'autres productions similaires. Seulement, c'est bien peu au moment où la nomade de Sony vit ses dernières heures de gloire.

- / 10

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