Test de jeu / PSP / Undead Knights

[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Réalisation, Conclusion
Développeur prolifique sur PlayStation Portable, Tecmo nous offre aujourd’hui Undead Knights, un beat-them-all musclé dans la lignée des Dynasty Warriors mais avec une pointe de gestion en plus. En effet, à la manière d’un Overlord sur PlayStation 3 et son armée de mignons destructeurs, vous devez ici prendre le contrôle d’une légion de morts-vivants afin d’atteindre vos objectifs. Compte tenu de ce qui vous attend, vous en aurez bien besoin.Un peu d’histoireMême si le concept du jeu n’amène pas une grande réflexion, Undead Knights se dote d’un scénario classique, prétexte au carnage. On y découvre les mésaventures de trois personnages dont le destin d’écorchés vifs leur collera longtemps à la peau. Remus est un chevalier de renom, amoureux de la princesse Sylvia dont le père est un roi à la solde d’une horrible sorcière. Alors qu’ils s’apprêtent à célébrer leur mariage en compagnie du frère de la mariée – Romulus pour ne pas le nommer – notre trio se fait massacrer sur ordre du roi en personne. Mais l’amour est immortel et nos trois martyrs reviennent d’entre les morts pour prendre leur revanche sur ladite sorcière. En plus d’avoir un teint pâle et des armes démoniaques, nos héros reviennent avec la faculté de pouvoir transformer n’importe quel être humain en mort-vivant. Constituez-vous une armée, le carnage peut commencer !
Romulus, Remus et Sylvia sont donc les trois personnages jouables de l’aventure. Chacun est accessible depuis le début de l’histoire et dispose de sa propre arme : une énorme épée pour le chevalier, deux épées plus fines pour le frère et une faux pour la sœur. Malgré quelques différences en termes de rapidité d’action ou de combos, les trois se jouent d’une manière strictement identique, aucun ne prenant vraiment l’avantage sur les deux autres. De toute façon, avec des capacités évolutives via l’achat de nouvelles compétences en échange d’âmes, c’est à vous de développer le héros que vous aurez choisi. Pour ce qui est de la replay value par contre, ne comptez pas sur de quelconques différences permettant de vivre trois aventures distinctes : les chemins et niveaux sont les mêmes d’un personnage à l’autre.

Votre mission est de détruire la sorcière, cachée auprès du roi dans son donjon. Pour l’atteindre, vous allez devoir traverser son royaume et détruire les différents gardes que vous croiserez jusqu’au final. Destruction de tours de guets, extermination de chevaliers, d’archers, de porteurs de lances, passage de pont-levis, de herses, de pièges : prendre un château demande de nombreux sacrifices…humains. Ca tombe bien, vous êtes là pour ça !
Pour assouvir leur vengeance, nos fantômes peuvent lever une armée de zombies. Créer un zombie peut se faire de deux façons. La première consiste à prendre un pauvre humain par la gorge avec sa main démoniaque, une jauge de contamination se remplit alors, qui, une fois pleine, le transforme en créature. Cette technique prend plus de temps que la seconde et ne fonctionne que sur les chevaliers de base. La seconde consiste à affaiblir sa cible par le biais de nombreux coups d’épée pour ensuite la finir à l’aide du bouton Rond, bouton de prise à la gorge, quand le personnage est de couleur rouge sang. A ce moment là, la transformation est instantanée, dans un nuage de fumée, et vous fait même gagner un peu de vie. Et hop, vous voilà aux commandes d’une armée de défunts.Un zombie, ça peut tout faireCertains moments d’Undead Knights ressemblent à un traditionnel Dynasty Warriors : on se retrouve entouré de soldats, on tranche dans le vif, et on attend la seconde vague d’ennemis. D’autres moments sont un poil plus stratégiques puisqu’il faut gérer sa troupe de cadavres. Jusqu’à dix morts-vivants peuvent ainsi être sous vos ordres, des ordres simples comme celui d’attaquer tel ou tel personnage et d’autres plus complexes. C’est amusant de voir une demi-douzaine de morts fondre sur un chevalier, le mettre à terre et se repaitre de ses entrailles !
Parmi les ordres plus complexes, on peut leur demander de se jeter sur une herse pour la faire tomber, de détruite une tour de guet, d’aller à un endroit précis que vous visez et même de se monter les uns sur les autres pour former un pont et vous permettre de passer un gouffre. A ce moment, il faut marteler le bouton affiché à l’écran afin de gérer l’équilibre de ses morts pendant qu’ils se montent dessus jusqu’à être suffisamment hauts pour, une fois tombés, franchir le précipice. Rassurez-vous, c’est plus amusant à voir qu’à décrire. On peut même leur ordonner de passer les premiers dans un couloir piégé afin qu’ils nous servent de couverture, leur sacrifice vous permettant alors d’avancer.

Notre personnage peut également se servir des zombies pour un usage moins glorifiant. Une saisie avec le bouton Rond permet de s’en servir de bouclier humain, réceptacle à flèches idéal quand des archers vous canarde. Une fois en main, il est également possible de sacrifier notre larbin en l’explosant au sol, ce qui provoque une onde de choc qui fait vaciller votre environnement immédiat. Enfin, il est tout à fait possible de jeter un zombie sur ses ennemis pour les étourdir, ce qui est même indispensable contre des boss assez délicats qu’il est pratiquement impossible d’approcher. Par contre, quand on porte un cadavre il n’est plus possible de viser ce qui est parfois bien frustrant quand notre projection passe juste à côté de la cible. Dommage.
Sachez également que les créations successives de zombies remplissent une jauge de furie sous votre barre de vie qui, une fois pleine, déverse une marée de haine autour de vous. En transe, votre personnage utilise cette attaque spéciale pour exploser tout ce qui l’entoure, transformant automatiquement les cadavres ennemis en serviteurs. Pratique quand vous manquez de soldats et qu’il vous en faut plein rapidement, cette technique est à garder pour certains moments clés du jeu.
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