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Syphon Filter : Dark Mirror

Syphon Filter : Dark Mirror

publié le 21 août 2006
  • 24/08/2006
  • 04/2006

Bien connue des amateurs de jeux d’action de la première PlayStation, la série Syphon Filter crée l’évènement sur PlayStation Portable avec le retour tant espéré de Gabe Logan. Un retour qui doit absolument faire oublier l’épisode PlayStation 2 en dessous de ceux qui ont fait la réputation de cette saga.

C’est en 1999, l’été où de nombreux joueurs arpentaient les rues désolées de la ville de Silent Hill, qu’un nouveau héros de l’action débarqua sur PlayStation, prêt à tout pour marquer les esprits. Le défi fût relevé et réussi par Gabriel Logan et le jeu Syphon Filter de Sony qui arriva à donner le frisson tant l’action s’y trouvait intense et l’infiltration distrayante. Fort de ce succès, deux autres épisodes connurent leurs heures de gloire sur PSone avant qu’un épisode PlayStation 2 un peu trop léger et finalement assez riche en défauts ne vienne ternir la réputation de cette licence. C’était sans compter sur la puissance de la PlayStation Portable et le talent des développeurs pour remettre Syphon Filter sur le devant de la scène vidéoludique.

Syphon Filter : Dark Mirror - 7Syphon Filter : Dark Mirror - 8Syphon Filter : Dark Mirror - 9Syphon Filter : Dark Mirror - 10Retour gagnant pour Gabe LoganL’épisode portable de la série Syphon Filter baptisé Syphon Filter Dark Mirror a pour but de retranscrire toutes les émotions d’un bon jeu d’action sur console de salon dans le creux de la main, sur la nomade de Sony. Pour offrir aux joueurs un grand moment de jeu vidéo, cette action doit être immersive, belle, variée et maniable ce qui n’est pas toujours l’idéal pour une console portable. C’est donc le sourire sur le visage que l’on constate que le cahier des charges est parfaitement rempli par cette production.

L’histoire de Syphon Filter: Dark Mirror est dans la lignée des précédents opus: le monde est une nouvelle fois en danger à cause d’un sociopathe désireux d’assouvir le peuple avec une arme de destruction massive connue sous le nom de code de Dark Mirror. Et comme souvent dans ce genre de situation, c’est vers les agents d’élite que l’on se tourne, les Sam Fisher, les Solid Snake et désormais l’unique Gabriel Logan. Passé le mode entraînement qui vous permet de vous familiariser facilement avec les commandes du jeu, vous débarquez frais comme un gardon pour votre première mission.

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La première chose qui frappe le visage est la réalisation d’ensemble, sublime pour une console portable. Aussi beau que l’excellent Daxter si ce n’est plus, ce Syphon Filter offre des graphismes crédibles, des textures fines et détaillées (regardez les visages pendants les cut-scènes) et des effets spéciaux saisissants (vue thermique, lumières, flammes…) tout en restant toujours parfaitement fluide malgré l’affichage chargé. C’est un enchantement visuel qui se présente au joueur et qui donne tout de suite envie d’avancer dans le jeu et d’en voir plus. Seulement, pour en voir plus il faudra user de ses armes pour vous frayer un chemin dans les 30 missions qui composent l’aventure.

Nerveux et violent, Gabe Logan ne part jamais en mission sans son pistolet silencieux, son fusil de sniper, son couteau (pour les morts discrètes par derrière) et surtout, sans son cultissime taser qui mettra le feu à vos adversaires s’ils y restent trop au contact. Naturellement, vous pourrez emprunter de nouvelles armes visibles sur vous (MP5, Fusil à pompe, Uzi, M16, Sniper aux différentes munitions…) et autres grenades et mines de proximité aux corps sans vie que vous rencontrerez et obtiendrez même des armes bonus à débloquer en trouvant les preuves cachées dans les niveaux. Notons également l’apparition d’une sorte de poulie amovible permettant de voyager – et de combattre - sur les câbles qui parcourent certaines zones des niveaux.Inspection du paquetage Les situations auxquelles vous devrez faire face sont souvent variées mais tournent autour d’un même axe: l’action intense et immersive. De la prise d’otage à déjouer, de la coopération avec des personnages non jouables, de l’escorte, des fusillades acharnées, de la prise de contrôle de tourelle mobile, des séances de sniper, des boss suréquipés, des moments d’infiltration et de l’utilisation massive du fameux taser, voilà un petit aperçu de ce qui vous attend au cours de cette passionnante aventure. Certaines scènes sont réellement bien trouvées et clairement au-dessus de ce que nous avions l’habitude de voir sur une portable. L’intelligence artificielle de vos ennemis étant par exemple particulièrement à la hauteur: ces derniers se couvrent, restent en retrait par moments, se mettent dans les coins pour mieux vous viser. Bref, du beau boulot de côté. Comparativement, la déclinaison nomade de Syphon Filter explose littéralement Splinter Cell Essentials et se place déjà en avance face à un très prometteur Metal Gear Solid: Portable Ops. Une opposition qui s’annonce d’ores et déjà fumante…

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Afin de rendre l’aventure accessible à tous, les développeurs ont opté pour un déplacement avec le stick analogique et une gestion de la vue avec les boutons Triangle, Rond, Croix et Carré, chaque bouton représentant une direction de la cible. Simple et efficace, la sensibilité paramétrable des boutons mettra tout le monde d’accord. La visée quant à elle se fait de trois manière différente: soit vous pressez le bouton L pour un verrouillage de la cible, soit vous ajustez votre future victime à l’aide des boutons Triangle, Carré, Rond et Croix pendant vos déplacements soit – la meilleure solution – vous vous mettez dos à une paroi ou à une caisse, prenez le temps de préparer votre headshot et sortez de votre trou pour tirer une rafale. Valables dans toutes les situations, ces commandes sont proches du confort d’une Dual Shock 2, d’autant que la croix directionnelle sert à recharger, s’agenouiller, à ouvrir l’inventaire des lunettes de visée (thermique, nocturne, torche et EDSU pour les appareils électriques.) et l’inventaire des armes.

Pour terminer avec l’aventure solo, sachez que sept épisodes contenant chacun plusieurs parties n’attendent que vous et qu’un huitième épisode bonus bien délicat est à débloquer si vous décrochez le grade d’expert avec certaines armes. Niveau durée de vie, attendez vous à une bonne dizaine d’heure de jeu minimum, mais beaucoup plus si vous voulez vraiment en faire le tour. Dernier détail et non des moindres, toute la partie musicale qui vous ambiancera est l’œuvre de Mark Snow, le p’tit gars derrière le générique de la série télé X-Files. Les voix françaises, eux, sont les mêmes depuis le premier épisode, ce qui comblera les fans de la première heure.

Syphon Filter : Dark Mirror - 61Syphon Filter : Dark Mirror - 62Syphon Filter : Dark Mirror - 67Syphon Filter : Dark Mirror - 64Pensé pour le solo, et le multi ! En plus d’une excellente aventure solo, Syphon Filter: Dark Mirror nous régale de quelques bons modes multijoueurs accessibles en mode Ad Hoc (en local quoi) et en mode Infrastructure (sur Internet) ainsi qu’un partage de la démo via le game sharing de la console pour propager la bonne parole aux autres gamers. De loin le jeu PSP le mieux exploité pour le multijoueurs – ou au moins autant que Socom US Neavy SEALs - Syphon Filter vous offre la possibilité de créer un clan, d’avoir une liste d’amis et de consulter vos messages pour préparer des réunions de jeu. Les modes sont assez variés et complets comme le traditionnel mode Match à Mort, valable également en Equipe, ainsi qu’un mode Survival baptisé Agent Devoyé et le meilleur pour la fin: le mode Objectif dans lequel une équipe doit atteindre un objectif précis (chercher le code d’une bombe…) pendant un laps de temps déterminé pendant qu’une autre l’en empêche. En clair, tout un tas de modes multijoueurs bien sympathiques et qui prolongent encore un peu plus la durée de vie déjà copieuse et le plaisir toujours aussi présent.

test écrit par Vincent


  • Graphismes

    9 / 10

    Les textures et les effets spéciaux sont d’une qualité rarement vue sur une console portable. C’est magnifique, tout simplement.

  • Jouabilité

    7 / 10

    Tous les boutons sont utilisés à bon escient et le duo stick analogique/ boutons Triangle, Rond, Croix, Carré fait des merveilles.

  • Son

    8 / 10

    Les bruitages sont crédibles, les voix françaises bien trouvées et les musiques de Mark Snow mélodieuses.

  • Durée de vie

    8 / 10

    L’aventure solo vous occupera de longues heures, surtout si vous cherchez toutes les preuves cachées et les différents bonus. Le mode multijoueur rallonge encore un peu plus le plaisir.

  • Fun

    9 / 10

    Une véritable référence de l’action, un jeu qui rend honneur à la PlayStation Portable aussi bien en terme de qualité graphique que de plaisir de jeu et de la contenu.

• La prise en main agréable
• Les graphismes sublimes
• L’action est intense et variée

• Maintenant on attend une suite !

8.5 / 10

Verdict

Vous l’aurez compris, ce Syphon Filter : Dark Mirror est un pur chef d’œuvre d’action sur PlayStation Portable qui pourrait – à l’instar de Daxter – sortir sans aucun changement sur une PlayStation 2. L’aventure est longue et passionnante, les graphismes sont sublimes sans toucher à la fluidité, l’action est intense et variée, la maniabilité aux petits oignons et la durée de vie copieuse. Une référence à essayer d’urgence.

- / 10

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8.5 / 10
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