Test de jeu / PSP / Splinter Cell Essentials

- publié le 14 avril 2006
- Etat : Disponible
- Date de sortie :1er trim. 2006
- Développeur :Ubisoft Montréal
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Thème :Espionnage
- Genre :Action / Aventure
Pendant que Solid Snake joue aux cartes sur PSP, c’est l’agent Sam Fisher qui en profite pour faire main basse sur l’infiltration sur la console portable de Sony. En attendant le retour de Gabe Logan prévu pour cet été, on dirait bien que cet épisode best of a sa place toute trouvée dans votre poche !
Splinter Cell. Dès sa première apparition sur console, ce jeu d’infiltration des petits gars d’Ubi Soft Montréal a rapidement trouvé des adeptes lassés de Solid Snake et de ses délires scénaristiques. Ici, le scénario mise avant tout sur le réalisme des situations internationales concoctées par le célèbre Tom Clancy, et le gameplay sur l’utilisation des jeux de lumières et des ombres pour se faufiler en douceur. Un succès loin d’être volé qui se continua sur trois épisodes savoureux, en attendant le quatrième opus prévu pour le mois de septembre. Mais comme l’attente est longue jusqu’à la rentrée, Ubi Soft a la bonne (et riche) idée de fournir aux joueurs sur PlayStation Portable leur dose d’infiltration avec Splinter Cell : Essentials.Splinter Cell : greatest hitsSi les premiers niveaux de ce Splinter Cell : Essentials sont bien des inédits, notamment le tutorial dans un cimetière et le premier niveau en Colombie, le sous-titre « Essentials » est rapidement justifié par le nombre de missions déjà vues dans la trilogie et présentes sur l’UMD. C’est donc bien un épisode best of, une compilation, à laquelle nous avons droit habilement amenée par un scénario astucieux. Les événements de cet épisode PSP se déroulent juste après ceux qui seront dépeints dans Double Agent, mais pas de panique pour autant, il n’y aura pratiquement pas de spoilers puisque Sam Fisher se fait rapidement arrêter pour justifier de ses actes auprès de ces supérieurs. Accusé de trahison, notre héros devra se souvenir de ses missions antérieures pour être lavé de tous soupçons. Les fans de la première heure seront heureux (ou pas) de refaire les niveaux du train, de la plateforme pétrolière, de l’appartement de Zherkezhi mais aussi de découvrir en avant première des niveaux inédits dont une première approche de la vie carcérale qui attend Fisher. Les autres qui découvrent la série iront directement à l’essentiel avec cette sélection de missions. Au total, 10 missions dont 5 inédites et trois bonus assureront une bonne dizaine d’heures de jeu.
Passée cette légère déception, c’est un réel plaisir de retrouver l’agent de l’Echelon 3 dans le creux de notre main. Tous les mouvements cultes de l’homme aux trois yeux verts sont présents, y compris le grand écart entre deux murs, la descente en rappel ou encore l’utilisation très pratique du couteau apparu dans Chaos Theory. Ceci dit, avec un stick analogique et deux boutons de moins, il va falloir rapidement mémoriser les combinaisons de touches pour maîtriser à 100% la situation. Par exemple, le bouton droit de la croix directionnelle sert à sortir son arme d’une pression rapide mais également à la recharger d’une pression longue. Idem pour le bouton gauche servant à changer la vue d’une pression rapide et à se plaquer au mûr d’une pression longue. Le stick sert à se déplacer et à utiliser les gadgets (crochetage de serrure) ou le désamorçage des mines, sauf quand l’arme est dégainée et que les déplacements se font alors avec les boutons Triangle, Rond, Croix et Carré. Mais la plus grande interrogation des joueurs concernait la caméra, élément crucial dans un jeu de ce genre, qui, heureusement, est bien gérée. Placée derrière Sam, cette dernière suit le joueur dans ses mouvements mais peut être replacée automatiquement d’une simple pression du bouton Rond qui, maintenu, sert également à diriger la caméra à 360 degrés. Vous l’aurez compris, ces commandes sont adéquates à condition de fréquemment centrer la caméra et d’avoir une bonne mémoire des touches.
Le gameplay n’a pas changé d’un poil en passant au format mobile, la discrétion et la planification étant toujours le cœur du jeu, l’action rapide sanctionnant immédiatement le joueur bourrin d’un magnifique Game Over rouge. D’une balle dans la tête les gardes doivent être tués et non d’une longue fusillade en plein thorax, les plus téméraires peuvent toujours tenter le coup de coude dans le nez ou le coup de couteau dans les entrailles pour s’en débarrasser. Le hic quand on décide de tuer un garde au lieu de le contourner est qu’il faut ensuite planquer son corps pour éviter d’attirer les soupçons. Semblables à leurs grands frères sur PS2, les soldats de cet opus sont aussi futés et repèrent les cadavres, les bruits suspects (sifflement, verre…) et les extinctions mystérieuses de lumière. Un conseil : restez dans l’ombre !Une réalisation de qualité sur PSPMissions inédites mises à part, c’est un véritable portage de la version PlayStation 2 des trois premiers Splinter Cell que vous aurez entre les doigts. Les graphismes sont finalement assez proches des versions d’origine, des polygones et des effets spéciaux en moins, notamment les ombres et les rais de lumière plus rares et moins impressionnants. Découpés pour mieux entrer dans un petit UMD, les niveaux sont longs, nombreux mais incroyablement sombres. A moins d’y jouer dans le noir le plus complet, les reflets sur l’écran de la console portable de Sony vous obligeront à jouer en vision nocturne la plupart du temps, vous privant ainsi de la réalité graphique, même avec la luminosité à fond. Cette ambiance nocturne gène légèrement la vision de jeu, ce qui explique pourquoi les développeurs ont placé une nouvelle jauge sonore indiquant de quel côté proviennent les sons, et par extension, les gardes. Version portable oblige, vous pourrez ainsi jouer dans le bordel le plus total tout en gardant un œil sur votre environnement et sur l’histoire, les excellents dialogues français étant également sous-titrés. Et comme les interrogatoires quand vous prenez un garde en otage ont disparu, ce n’est plus un problème.
Certes impressionnants pour une portable, les graphismes ne sont pas exempts de défauts pour autant : de petits bugs d’affichage sont présents avec textures qui se chevauchent et murs qui disparaissent selon l’angle, comme dans le premier Tomb Raider. Un léger manque de finition ? Probablement. Dans un autre registre, il faut objectivement signaler des chargements longuets, même si le support UMD et la taille des missions y sont pour beaucoup. Il faut faire avec.
Enfin, l’ouverture sur le monde n’est pas la force première de ce Splinter Cell : Essentials, le mode multijoueur inédit Spy VS Spy n’étant qu’un vulgaire mode versus en un contre un entre deux espions à la vue à la troisième personne. Mieux vaut se contenter de l’excellent mode solo en espérant qu’Ubi Soft proposera en téléchargement gratuit sur la Memory Stick de nouveaux niveaux. On peut rêver non ?
• La réalisation graphique et sonore
• La palette de mouvements
• Les missions inédites
• Léger manque de finition
• Trop sombre
• Encore une compilation sur PSP
Verdict
Passée la déception d’une compilation et non d’un épisode totalement inédit, ce Splinter Cell : Essentials reste un excellent jeu d’infiltration sur la portable de Sony que l’on conseillera avant tout aux non initiés. On aurait peut être aimé une meilleure finition, plus de niveaux inédits et une jouabilité plus instinctive mais une fois celle-ci assimilée, un bon moment de jeu vidéo vous attend devant votre petit écran.
Le forum du jeu
- 07/08/07 Les sous titres ? - 1 message
Le Village PF

Graphismes
8 / 10Graphiquement proche de la version PlayStation 2, ce jeu prouve une fois de plus que la PSP en a dans le ventre.
Jouabilité
7 / 10Les commandes répondent bien une fois que toutes les combinaisons de touches ont été assimilées.
Son
7 / 10Les musiques d’ambiances sont rares mais les dialogues français sont de très bonne qualité.
Durée de vie
8 / 10Des missions longues, prenantes et parfois difficiles que l’on refait pour le plaisir. Les missions bonus rajoutent encore du bonheur.
Fun
8 / 10Enfin un vrai jeu d’infiltration sur PSP !