Test de jeu / PSP / Resistance Retribution

- publié le 26 mars 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :25/03/2009
- Développeur :Sony Computer Entertainment A ...
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Au pistolet
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1 à 8Online :Oui
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Durée de vie, Multijoueurs, Réalisation, Conclusion
Découverte lors du lancement de la PlayStation 3, la série Resistance a tout de suite su trouver son public grâce à une campagne solo rythmée et à des modes multijoueurs complets. Un succès confirmé presque deux ans plus tard avec l’arrivée d’un deuxième volet tout aussi convaincant, et c’est donc avec fébrilité que nous attendions le spin-off PSP baptisé Retribution : la transition sur console portable allait-elle se faire sans heurts ?
Au cas où vous auriez jusqu’ici fait l’impasse sur la saga Resistance, rappelons que celle-ci nous projette dans une réalité alternative des années 50 où une espèce inconnue baptisée Chimères est apparue en Russie, et a entrepris de conquérir notre monde en envahissant d’abord l’Europe (Resistance 1) puis les Etats-Unis (Resistance 2). Resistance Retribution se situe quant à lui entre les deux épisodes sortis sur PS3, et vous emmènera de Rotterdam à Paris en passant par Bonn et le Luxembourg.
Pour cette première itération portable de la série, Sony a décidé de confier le développement du jeu au studio Bend à qui l’on doit déjà la série Syphon Filter, et notamment les opus PSP Dark Mirror, Logan’s Shadow et Combat Ops qui nous avaient tous fait forte impression lors de leurs sorties respectives. Le studio Insomniac Games, créateur des volets PS3 de Resistance, a toutefois apporté son aide dans la phase de pré-production de Retribution, assurant ainsi un respect total de l’univers original.Un héros torturéPour autant, les développeurs de Sony Bend ont choisi de laisser de côté Nathan Hale, le personnage incarné dans les Resistance PS3, et nous proposent à la place de découvrir un nouveau héros : James Grayson. Ce dernier, membre des marines anglais, voit sa vie basculer le jour où il découvre son frère dans un centre de conversion chimèrien : le processus de transformation étant déjà largement engagé, James n’a d’autre choix que de l’abattre conformément aux règles en vigueur dans l’armée. L’évènement perturbe logiquement notre héros au plus haut point, et il décide alors de déserter et de se vouer à une unique cause : la destruction des centres de conversion. C’est après en avoir fait sauter plus de 26 que l’armée anglaise lui remet le grappin dessus, l’envoie en prison, le juge, et le condamne à mort pour désertion.
Heureusement pour lui, les connaissances acquises durant ses tribulations solitaires sont précieuses et il ne tarde pas à recevoir la visite de Raine Bouchard, l’une des dirigeantes d’un groupe de résistants appelé le Maquis. Celle-ci lui propose de venir en aide à la race humaine en menant des opérations d’investigation dans divers pays d’Europe : son père a presque mis au point un sérum anti-conversion, et ses recherches nécessitent quelques compléments d’information pour aboutir.

Vous voilà donc reparti sur le terrain, parfois seul, mais souvent assisté de membres du Maquis. Si vous acceptez de vous plier aux règles de votre nouvelle hiérarchie, vous ne renoncez pas pour autant aux objectifs que vous vous êtes fixés : les centres de conversion chimèriens doivent être détruits, quand bien même ils recèleraient des informations permettant de sauver la race humaine.
Vous l’aurez compris, le personnage de James Grayson se révèle vite un peu plus rugueux que son prédécesseur Nathan Hale, et certaines cut-scenes mettent particulièrement bien en avant l’esprit torturé de notre nouveau héros.Une action classique mais débridéeLe premier changement qui saute aux yeux lorsque l’on joue à Resistance Retribution pour la première fois, c’est le passage d’une présentation à la première personne à celle d’une vue à la troisième personne. Pour faire simple, la série passe donc du genre FPS (First Person Shooter) à celui de TPS (Third Person Shooter) popularisé par des titres comme Resident Evil 4, Gears of War ou encore Uncharted.
Rassurez-vous, l’action effrénée découverte dans les deux opus PS3 n’a pas été mise de côté pour autant et vous continuerez d’abattre des vagues de chimères et autres drones de sécurité, même s’il faut bien avouer que les groupes ennemis sont moins fournis sur cette version portable. Si le bestiaire en place est lui aussi largement repris des précédents volets de la série, on note toutefois l’apparition d’une chimère à grosse tête fondant sur notre héros tel un kamikaze avant d’exploser : le meilleur moyen de s’en débarrasser est justement de lui ajuster un tir en pleine tête, une manœuvre pas toujours facile dans le feu de l’action tant les déplacements de cet adversaire sont rapides.

Profitons-en pour préciser que, contrairement à Nathan Hale, James Grayson n’a pas été exposé au virus chimèrien si bien qu’il ne bénéficie pas des avantages conférés par la contamination : la jauge de vie de Resistance Retribution ne se régénère donc pas automatiquement, mais vous pouvez compter sur les nombreux médikits placés judicieusement tout au long de l’aventure pour refaire le plein.
Du côté des phases de jeu à proprement parler, on retrouve tous les classiques du genre : une progression entrecoupée de combats, des séquences de snipe, des boss bien coriaces, et même des séquences à bord de Hammers, des méchas bien armés. En ce qui concerne l’arsenal à votre disposition, vous retrouverez une bonne partie de la panoplie découverte sur PS3, avec par exemple la mitrailleuse, le fusil à pompe, le fusil de sniper, le lance-roquettes, mais aussi les armes chimèriennes comme le razor ou le foreur. Bien entendu, chacune de ces armes possède un tir primaire et un tir secondaire comme la mitrailleuse et son lance-grenades, ou le foreur et son bouclier énergétique. A vous d’en faire bon usage !Un gameplay adaptéQui dit jeu de shoot sur PSP dit aussi contrôles handicapés par l’absence de stick droit sur la console. Heureusement, Sony Bend n’est pas un nouveau venu dans le domaine et reprend pour Retribution les mécanismes découverts dans Syphon Filter : le stick vous permet de déplacer Grayson, tandis que les boutons Carré/Triangle/Rond/Croix servent à viser. R est utilisé pour le tir primaire, et L pour le tir secondaire. La croix directionnelle sert quant à elle à passer en mode zoom (haut), à passer à l’arme suivante (pression rapide sur droite), à afficher la roue des armes (pression maintenue sur droite), à recharger (gauche), ou à réaliser une action contextuelle (gauche).
Dans la pratique, il faut bien avouer que si le système ne remplacera jamais un second stick pour la visée, il se révèle tout de même être le meilleur jamais imaginé pour la PSP. Bien entendu, les développeurs ont étudié avec soin les situations de jeu proposées afin qu’aucune d’entre elles ne nécessite une grande rapidité dans les rotations ou une grande précision dans la visée.

Pour ce dernier point, le mécanisme implémenté risque de faire hurler les puristes de ce type de jeu : Resistance Retribution offre en effet au joueur un ciblage automatique des ennemis, si bien qu’il suffit qu’une Chimère ou un drone soit dans votre champ de vision pour que vous le verrouilliez directement. Tout tir sera ensuite dirigé sur cette cible, sans que vous ayez besoin d’ajuster votre visée au millimètre. Evidemment, ce principe facilite quelque peu les combats, mais sachez que vous pourrez le désactiver si vous y êtes totalement allergique. Gardez tout de même à l’esprit que la difficulté du jeu semble avoir été calibrée avec l’utilisation de l’auto-ciblage à l’esprit, si bien que s’en passer rend tout de suite les choses beaucoup plus difficiles !
Un autre aspect intéressant du jeu concerne l’utilisation de couvertures, entièrement automatisée : lorsque Grayson s’apprête à passer une porte, il vous suffit de le diriger vers le mur pour qu’il s’y plaque, à l’abri de tout tir ennemi. De la même manière, vous pouvez vous approcher d’une caisse ou d’un muret pour que notre héros s’accroupisse derrière. Il vous suffit ensuite de tirer entre deux salves ennemies pour le voir sortir un instant de derrière son abri, et y replonger une fois sa rafale envoyée. Le seul petit reproche que l’on pourrait formuler est qu’aucun des objets servant de couverture ne peut être détruit, mais il s’agit plus là d’un léger regret que d’un véritable défaut.
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