
Rengoku 2
publié le 28 décembre 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Hudson Soft
- Distributeur :Konami
- Thème :Futuriste
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1 à 4Visitez le site officiel
- 01/12/2006
- 12/09/2006
- 27/04/2006
Après un premier essai peu convaincant en 2005, les robots gladiateurs de Rengoku font leur retour sur PSP et tentent d’améliorer certains défauts de leur précédente prestation. Les modifications apportées par Hudson Soft seront-elles suffisantes pour faire de Rengoku II un titre vraiment intéressant ?
Avant de nous intéresser aux quelques nouveautés distinguant Rengoku II de son prédécesseur, rappelons rapidement le contexte du jeu: l’histoire se situe dans un futur lointain, une époque à laquelle toutes les guerres ont été stoppées net par l’introduction des ADAM (Autonomous Dueling Armed Machine, que l’on peut traduire rapidement par «machine de guerre autonome»). Ces robots créés spécialement pour intervenir dans différents conflits se révélèrent si puissants que les affrontements tournèrent court, apportant une paix inattendue aux humains.




Les ADAM étant devenus inutiles, leurs créateurs décidèrent de les confiner dans la tour de Rengoku, un bâtiment s’étalant sur huit étages dans lequel les robots se livreraient désormais à des affrontements fratricides pour amuser la population. Seulement voilà, l’intelligence artificielle de l’un d’entre eux se réveilla brusquement, et la machine décida de s’échapper de sa prison pour découvrir ses origines… Le scénario de Rengoku 2 vous rappelle celui du premier épisode ? Rien d’étonnant puisqu’ils sont identiques ! Et les similitudes ne s’arrêtent pas là.Une action répétitiveUne fois de plus, vous incarnez donc un ADAM rebelle bien décidé à parcourir les huit étages de la tour pour s’en évader. Chaque étage se présente sous la forme d’un labyrinthe composé de plusieurs pièces, la plupart de ces dernières renfermant un ou plusieurs ennemis: une fois entré, les portes se referment et vous devez détruire vos adversaires pour pouvoir ressortir. Un principe simple mais qui, comme on pouvait le craindre à la lecture de sa description, se révèle assez rapidement répétitif…




La majorité des ennemis rencontrés se révèle relativement facile à battre, mais certaines pièces renferment des adversaires plus coriaces qui protègent généralement un élément important, téléporteur vers le niveau suivant ou équipement intéressant pour votre robot. Une fois la porte vers l’étage supérieur trouvée et ouverte, il vous reste toutefois à affronter un boss à la puissance démesurée pour continuer l’aventure. Vous devrez malheureusement répéter à l’identique ce schéma de progression sur les huit étages que compte la tour.
Les combats en eux-mêmes ne sont pas spécialement originaux et impliquent de locker l’un de vos adversaires avec le bouton L avant de lui asséner différents coups avec les boutons Triangle, Carré, Rond et Croix, chacun correspondant à une partie de votre corps à savoir la tête, le torse, le bras droit, le bras gauche. Des combos sont réalisables en enchaînant des coups différents, et une manœuvre d’évasion (double appui sur la croix directionnelle ou double mouvement sur le stick) vous permettra d’éviter les attaques éclairs de certains ennemis.Quelques éléments de RPGLe principal intérêt des combats réside en réalité dans la diversité des armes disponibles pour équiper votre ADAM: chaque ennemi détruit vous permet en effet d’obtenir de nouvelles armes ou d’accumuler des points. Les premières se connectent sur les différentes parties de votre corps, un seul compartiment étant disponible sur chaque membre au début de l’aventure. Les seconds peuvent être utilisés pour améliorer votre résistance, votre vie ou le nombre d’armes connectables, vous permettant au fil du jeu de transformer votre robot en véritable machine de guerre.
Alors que le premier Rengoku pêchait par un arsenal extrêmement limité, sa suite améliore grandement les choses avec quelques 300 outils de destruction. Vous aurez de plus accès très rapidement à des accessoires efficaces comme l’arbalète, le missile à tête chercheuse ou la tronçonneuse, de quoi rendre les combats plus amusants. Il faudra toutefois veiller à ne pas utiliser vos armes en continu afin d’éviter une surchauffe qui entraînerait une panne temporaire, mais aussi garder un œil sur vos munitions qui fondent comme neige au soleil. Pour refaire le plein de ces dernières, vous devrez soit trouver l’objet adéquat dans le labyrinthe, soit retourner au terminal (la première pièce de chaque étage). Heureusement, certaines pièces renferment un téléporteur qui vous y ramène directement. Reste toutefois à les découvrir !




Petite nouveauté de ce second épisode, l’utilisation répétée de la même arme la fera monter en puissance, ajoutant une certaine dimension stratégique au choix de votre équipement: préférerez-vous continuer à utiliser la mitrailleuse de vos débuts désormais au plus fort de ses capacités ou, au contraire, opter pour la dernière arme trouvée afin de lui faire dévoiler tout son potentiel ? Etant donné que certains boss sont réellement très difficiles à battre, nous vous conseillons la seconde option !Une technique convenableLa différence de niveau entre les ennemis classiques et les différents boss est en effet assez étonnante: non pas que l’intelligence artificielle de ces derniers soit extrêmement développée, mais ils bougent beaucoup plus rapidement que les autres et sont équipés d’armes bien plus dévastatrices. Il convient donc d’équiper votre ADAM du mieux possible, ce qui vous oblige à explorer chaque pièce de chaque étage pour découvrir les armes les plus puissantes, généralement cachées dans un cul-de-sac du niveau. Sans doute une manière peu habile d’allonger artificiellement la durée du vie du jeu…
Si le premier Rengoku avait passablement déçu en offrant des niveaux tous semblables et plutôt ternes, sa suite améliore les choses avec des environnements un peu plus variés et colorés. Le design des niveaux reste toutefois assez pauvre et répétitif. Les ennemis quant à eux manquent cruellement de diversité, à l’exception des boss qui offrent une pointe d’originalité. On apprécie tout de même que notre robot change d’aspect selon les armes équipées, même si son animation aurait gagné à être moins rigide.




L’aspect sonore reste dans la lignée du précédent épisode, avec des effets sonores déjà entendus maintes et maintes fois, et des musiques électroniques certes rythmées mais qui fatiguent rapidement l’oreille: un peu de diversité et de nuances n’aurait pas fait de mal !
Terminons en précisant qu’il est possible de jouer à quatre en WiFi avec un seul UMD grâce à l’option Game Sharing incluse. En revanche, aucun mode infrastructure n’est disponible pour les fanas du jeu en ligne !
• Des armes nombreuses et variées
• La customisation du robot
• Les combats contre les boss
• Un gameplay très répétitif
• Le scénario pas vraiment mis en valeur
• Le peu d’évolution depuis le premier Rengoku
Verdict
En améliorant à peine la formule du premier Rengoku, Hudson Soft parvient tout juste à éveiller la curiosité avec le deuxième épisode de sa série. On apprécie à sa juste valeur l’effort consenti sur l’arsenal proposé, mais on regrette que les combats n’aient pas bénéficiés de modifications visant à les rendre moins lassants. Un défaut à corriger absolument dans l’éventualité d’un Rengoku III !

Graphismes
7 / 10Plus colorés que ceux du premier épisode, les graphismes de Rengoku II manquent encore de variété, aussi bien en ce qui concerne les décors que le design des ennemis. Les boss restent toutefois réussis.
Jouabilité
6 / 10En offrant beaucoup plus d’armes que son prédécesseur, le titre offre au joueur d’énormes possibilités de customisation de son robot. Le gameplay reste toutefois extrêmement répétitif.
Son
6 / 10Des musiques rythmées mais un peu abrutissantes et des effets sonores qui manquent cruellement d’originalité.
Durée de vie
6 / 10Comptez entre 5 et 10 heures pour accéder au huitième étage de la tour, selon que vous explorez chaque niveau à fond ou pas. Une fois le jeu bouclé, vous n’y reviendrez probablement pas.
Fun
6 / 10Les premières heures de jeu sont l’occasion de découvrir la grande variété des armes disponibles mais la répétitivité des combats contribue rapidement à laisser l’ennui s’installer.