Test de jeu / PSP / NBA Live 10

- publié le 2 novembre 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :16/10/2009
- Développeur :EA Sports
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Basket-ball
- Genre :Sport
- Nb de joueurs :1 à 2
Une fois encore, EA Sports tente d’amadouer les amateurs de basket-ball dans une édition 2010 de sa franchise NBA Live. Toujours seule dans le domaine sur Playstation Portable, difficile de s’attendre à de réelles nouveautés. Certaines viendront toutefois se glisser pour distinguer, un peu, cette nouvelle itération de la banale mise à jour.
Voilà plusieurs éditions que l’on attend une réelle progression de la série NBA Live sur PSP. Si les modes de jeux sont nombreux, le gameplay, lui, manque de conviction. Pour cette nouvelle version, on ne s’attend pas non plus à un grand changement, puisque les amateurs de basket-ball n’ont pas d’autre alternative.Encore et toujoursC’est alors, avec peu de conviction, que le titre se lance, comme il peut, et on finit par atterrir sur le menu. Là, on peut dire que les développeurs ont voulu faire simple, ce qui est une très bonne chose puisque l’UMD lutte souvent lorsque les chargements sont importants. Problème : aussi léger soit ce menu, la console galère quand même ! Peut-être le chargement de la musique ? M’enfin, on fera avec. Après quelques instants, on arrive à faire le point sur l’ensemble des modes de jeux disponibles. Si l’an passé, on devait se résigner à deux toutes petites additions, avec le Championnat du monde de la FIBA et le mode 2 contre 2, cette année les nouveautés sont encore plus limitées, puisqu’il n’y en a qu’une : le mode Deviens Pro.
Mais avant d’apporter de plus amples informations sur cette nouveauté, revenons sur les autres modes de jeu : le titre offre la possibilité d’attaquer une Saison ou les Play-Offs, de se lancer dans le Management, avec des actions qui restent limitées toutefois, et de participer à quelques Mini-jeux, tels que le Concours de dunk. Pour le reste, il suffira de se référer au test de la version 2009, car cela reste du copié/collé.

Le mode Deviens Pro vient ainsi sauver le titre de la réédition pure simple. Finalement, il réserve peu de surprises puisque nous sommes y désormais habitués, ne serait-ce que via les différents jeux de football, aux modes « dont nous sommes le héros », pour paraphraser certains ouvrages du passé.
Ainsi, ce mode nous propose de prendre le contrôle d’un seul et unique joueur au sein d’une équipe, et de le faire progresser au fil des matchs en fonction de ses résultats. Ce joueur peut être l’un de ceux proposés par le jeu, ou bien être créé de toutes pièces. Pas d’affolement, les seules customisations possibles concernent les caractéristiques du joueur. Pour le reste, une sélection de visages est proposée, il ne reste plus qu’à espérer que l’un d’eux nous ressemble.
Une fois lancé, on remarquera que notre boulot ne se résume pas à jouer le poste que l’on occupe, mais aussi à influencer le jeu des autres. En effet, au delà de l’appel de balle, ultra efficace puisque le coéquipier s’empressera d’envoyer le ballon, même si notre placement est insensé, on peut demander aux autres de shooter. Alors au départ, quand on ne lit pas la notice, on se demande pourquoi ces imbéciles s’amusent à shooter n’importe comment, au risque de nous faire perdre le fil du match. On finit par comprendre, heureusement, que c’était de notre faute. A la fin du match, le joueur obtient des statistiques qui nous permettent de le faire évoluer en ajoutant du crédit sur les différentes caractéristiques proposées.Un gameplay légèrement revuCe que l’on appréciera dans ce nouveau volet, c’est la très légère amélioration apportée au gameplay. Les déplacements sont moins farfelus, et surtout il est possible de défendre plus ou moins correctement. Se placer devant un joueur adverse pour l’empêcher de réaliser son action est un mouvement désormais envisageable, ce qui mine de rien apporte beaucoup au jeu. Par contre, on est seul à défendre, comme à chaque fois, l’IA de nos coéquipier n’ayant pas été invitée, ou étant restée dans les gradins, c’est selon. Toujours est-il que la défense est une passoire que nos adversaires traverseront à grands pas. Heureusement que cela marche dans les deux sens.

D’un point de vue offensif, là aussi il manque quelques ajustements, parfois gros, pour que l’on ait vraiment le sentiment de jouer en équipe. Outre les passes fusées désormais bien connues, les joueurs tentent parfois l’impensable, comme donner le ballon au joueur le plus marqué : on ne sait jamais, il pourrait se mettre à décoller jusqu’au panier.
Les autres éléments présents dans les précédentes éditions sont toujours d’actualité, tels que la possibilité d’afficher les zones favorables et défavorables du joueur pour augmenter le taux de réussite de ses actions.Le reste nonLe reste du titre demeure identique. On retrouve alors le Crown, cet environnement qui surveille notre progression et nous propose quelques défis à relever, à la manière des trophées sur Playstation 3. Pour ce qui est des graphismes du titre, rien de neuf non plus. Les stades, au-delà du parquet, sont assez vilains et inanimés. Quant aux joueurs, ils semblent bénéficier d’une modélisation légèrement plus aboutie que dans l’édition précédente, mais rien de transcendant. Surtout que leur animation, elle, est toujours aussi limite.
Pour l’aspect sonore, on note une sélection de titres moins réussie et convaincante que l’an passé mais qui reste de bonne facture. Les différents sons qui émanent du parquet sont corrects. Enfin, le duo de commentateurs est toujours le même, mais il faut avouer que celui-ci est particulièrement réussi. Toujours quelques accrochages et retards introduits par le support, mais on est habitué, maintenant.

Enfin, il sera possible de joueur contre d’autres possesseurs de PSP, à condition qu’ils soient à proximité. Pourquoi le titre ne bénéficie, une fois de plus, que d’un mode AdHoc ? A la limite, le jeu serait complètement différent de la précédente mouture, on comprendrait, mais là c’est clairement une volonté des développeurs, inutile d’expliquer pourquoi.
Pour conclure, comme chaque année, on reste assez déçu de cette nouvelle édition de NBA Live. Peu de nouveautés, pas de mode Infrastructure, un gameplay qui demanderait vraiment à être retravaillé proprement. La console portable de Sony et ses joueurs méritent tout de même plus de considération.
• Les modes de jeu
• Les commentaires
• Le seul jeu de basket sur PSP
• Manque cruel de changements
• IA à la rue
• Animations des joueurs
Verdict
NBA Live 10 est à l'image de ses prédécesseurs sur PSP : une mise à jour sauvée par une once de nouveauté. Unique titre de basket sur la console, il reste une bonne expérience en tant que tel. Si l'on prend en considération l'ensemble de l'œuvre depuis l'épisode 07, difficile de ne pas être déçu par le manque d'attention apporté à la franchise pour la faire évoluer.
Le Village PF

Graphismes
5 / 10Rebelote. Avec une modélisation un brin meilleure, le reste n'essaie même pas de faire mieux que le tout juste correct.
Jouabilité
5 / 10Une intelligence artificielle qu'il faut définitivement revoir. Quelques améliorations ont été apportées dans le contrôle de notre joueur lors des phases défensives.
Son
6 / 10Le duo de commentateurs, toujours identique, continue de faire donner satisfaction. La bande son est bonne bien qu'en deçà de l'édition précédente. Le reste des sons est tout juste correct.
Durée de vie
8 / 10Les modes de jeux sont suffisamment nombreux pour nous occuper sur la console portable de Sony.
Fun
6 / 10On peut s'amuser avec ce titre, étant donné l'ensemble des modes de jeux. Les quelques améliorations de gameplay ne suffise cependant pas à le renouveler suffisamment.