Test de jeu / PSP / Motorstorm: Arctic Edge

- publié le 16 septembre 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :16/09/2009
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Automobile
- Genre :Course
- Nb de joueurs :1Online :Oui
Parmi les licences inaugurées par la PS3, MotorStorm tient sans conteste une place particulière dans le cœur du public : appartenant à la grande famille des jeux de course, il a su se démarquer de la concurrence en offrant un gameplay particulier, apte à débrider l’enthousiasme du joueur qu’il soit seul ou en ligne. Mais l’autre force de la série réside dans sa somptueuse réalisation qui plonge les participants au cœur de ces affrontements motorisés : la transposition sur PSP opérée par Bigbig Studios a-t-elle su s’accommoder des restrictions imposées par la portable de Sony ?
Au cas où vous n’auriez jamais mis la main sur un MotorStorm auparavant, rappelons en quelques mots les caractéristiques de la série : un groupe de pilotes fans de sensations extrêmes se réunit en un lieu bien précis et organise un festival composé de différentes épreuves. L’originalité réside dans le fait que les circuits proposés peuvent être traversés selon différents itinéraires, certains étant mieux adaptés que d’autre à une classe de véhicule spécifique. Ajoutez à cela la présence d’un boost sur chaque bolide qu’il est possible d’activer sur une longue période mais qu’il faut laisser refroidir sous peine d’explosion, et vous avez une idée relativement précise de l’action proposée par la série.Bienvenue en AlaskaAlors que les MotorStorm de la PS3 se déroulaient respectivement dans un désert rocailleux et sur une île du Pacifique aux multiples visages, le premier volet PSP a quant à lui fait le choix de l’Alaska comme théâtre des opérations. Au programme, de la glace et de la neige bien sûr, mais aussi de la terre et de la boue, ainsi que quelques petites étendues d’eau pour faire bonne mesure : les habitués ne seront pas trop dépaysés !

Sans surprise, le corps du jeu réside dans son mode Festival dont la structure bénéficie toutefois ici d’un petit lifting : présenté sous la forme d’une spirale contenant 101 épreuves, il vous demande logiquement de démarrer au bas de l’échelle et de gravir un à un les échelons de la célébrité. Chaque épreuve au cours de laquelle vous arrivez dans les trois premiers vous rapporte un nombre donné de points, l’accumulation de ces derniers vous permettant de monter de rang au fil du temps. En outre, quelques courses s’accompagnent d’un objectif bonus à atteindre pour remporter une étoile, lesquelles permettront de débloquer des épreuves bonus.
Si vous passerez la plupart de votre temps dans des épreuves de type Course vous opposant à neuf adversaires sur plusieurs tours de circuit, deux autres types d’évènement seront toutefois rencontrés. Dans les épreuves de Vitesse, il vous faudra passer des checkpoints imposés avant la fin du temps limite, chaque checkpoint atteint rajoutant 5 secondes à votre horloge. Dans les épreuves de Chronomètre, des points seront constamment distribués aux participants en fonction de leur place dans le peloton (le premier engrange plus rapidement des points que le second et ainsi de suite), et le premier à atteindre le score cible remporte la victoire.
Du côté des véhicules, on retrouve le système de classe des opus PS3 avec ici huit catégories de bolides : les motos, les quads, les motoneiges, les buggies, les voitures de rallye, les 4x4 neige, les autoneiges (des chenillettes !) et les semi-remorques. Chaque catégorie compte trois engins (le premier est disponible dès le début du jeu mais les deux autres doivent être débloqués) que vous pourrez customiser à loisir. Selon la classe, vous pourrez ainsi modifier le pare-choc, les roues, l’armature, l’aileron arrière, le kit de peinture, les suspensions, et bien d’autres éléments encore. A noter que, pour chaque épreuve du mode Festival, seules quelques-unes des classes seront utilisables.

Pour ce qui concerne les circuits maintenant, sachez que ceux-ci sont au nombre de douze et qu’ils sont dans la droite lignée de ce qu’a proposé la série jusqu’ici : les itinéraires sont multiples, les pièges nombreux, et l’adrénaline au rendez-vous lorsqu’il s’agit de gravir ou descendre des dénivelés impressionnants, ou bien d’effectuer des sauts sur une distance importante. Bref, on retrouve bien dans Arctic Edge tous les éléments de la série MotorStorm.
Les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là puisque le jeu offre un mode Contre-la-Montre vous permettant d’effectuer des chronos sur n’importe quel circuit avec chaque classe de véhicule, ainsi qu’un mode Jeu Libre bien utile pour explorer les différents tracés. En ce qui concerne le multijoueur, les modes AdHoc et Infrastructure sont disponibles, les serveurs de ce dernier semblant malheureusement indisponibles à l’heure ou nous écrivons ces lignes.Un gameplay toujours aussi nerveuxUne fois en piste, on retrouve une fois encore la mécanique de jeu instaurée par les volets PS3 de la série : après un démarrage toujours risqué lorsque l’on est aux commandes d’un véhicule léger qui peut à tout moment être éjecté par un autre plus lourd, on se lance dans les tracés imaginés par Bigbig Studios. Il s’agit alors de repérer au plus vite la section la mieux adaptée à son bolide, et d’utiliser le boost avec discernement afin de distancer ses adversaires tout en prenant garde à la surchauffe.
Au cas où vous auriez quelques doutes quant à la maniabilité de cette version PSP, sachez que l’adaptation s’avère tout à fait réussie : on accélère avec R, on freine avec L, on déclenche le boost avec le bouton Croix et l’on utilise le frein à main avec le bouton Rond. Les véhicules répondent à vos sollicitations sans le moindre problème, et l’on ressent sans mal les différences de comportement d’une classe à l’autre et d’une surface à l’autre.

Là où les choses se gâtent quelque peu, c’est dans la détection des collisions : moins puissante que son homologue de salon, la PSP ne peut sans doute pas se livrer aux calculs complexes de la PS3. Quelques approximations semblent ainsi avoir été faites, et il arrive parfois que l’on note quelques soucis dans la gestion des contacts. Rien de très grave toutefois, le phénomène étant relativement rare.
Plus gênant, l’intelligence artificielle de nos adversaires s’avère assez peu combattive : les pilotes au volant d’engins lourds ne cherchent que très rarement à écraser leurs homologues utilisant des véhicules légers, et on note un peu de laisser-aller dans la gestion des trajectoires. Le point positif est qu’il n’est pas rare de voir ses adversaires se crasher tout comme nous, mais la conséquence immédiate est que les courses se révèlent extrêmement faciles durant une bonne partie du mode Festival. Certes les choses se corsent un peu par la suite, mais on aurait aimé que le challenge soit un peu plus élevé dès le départ.Une technique bien maîtriséeCôté technique, c’est sans surprise que l’on constate une régression visuelle par rapport aux MotorStorm de la PS3 : le nombre de polygones des bolides comme des décors a fondu, et les textures ainsi que les effets lumineux sont nettement un cran en dessous. De la même manière, les crashs ont bien du mal à impressionner pour qui les a déjà vécus sur console de salon, mais il faut reconnaître que le résultat global reste de très bon niveau sur PSP. Vous pourrez d’ailleurs mieux observer la performance technique en utilisant le Mode photo du menu Pause, qui vous permettra de faire vos propres captures durant les courses.

La bande son du jeu s’avère quant à elle tout aussi nerveuse que celle de ses prédécesseurs, les musiques extrêmement rythmées le disputant au vrombissement des moteurs et aux bruits de tôle froissée.
• De bonnes sensations
• Une réalisation réussie
• Jouable en ligne
• L'IA assez peu combattive
• Des crashs moins réussis que sur PS3
• Seulement 12 circuits
Verdict
Si cette première déclinaison portable de MotorStorm perd logiquement de son impact dans le domaine visuel, son gameplay est en revanche extrêmement proche des deux précédents volets sortis sur PS3. On y retrouve ainsi le charme des courses ouvertes au cours desquelles il convient d'adopter l'itinéraire le plus adapté à son véhicule, ainsi que la petite dimension tactique apportée par la gestion du boost. Certes la maniabilité nous a paru légèrement moins précise sur PSP et l'intelligence artificielle s'est révélée peu combattive durant les premières épreuves du Festival, mais nous avons pu disputer par la suite des courses plus intéressantes, retrouvant par la même occasion les poussées d'adrénaline des opus PS3. Nul doute que les fans de multijoueurs profiteront des modes AdHoc et Infrastructure pour pousser l'expérience encore plus loin !
Le Village PF

Graphismes
8 / 10On est logiquement loin de la débauche d'effets visuels des opus PS3, notamment dans la modélisation des véhicules, les textures et la représentation des crashs. Le résultat reste cependant de bonne facture sur PSP et l'animation est presque sans faille.
Jouabilité
7 / 10On retrouve les éléments essentiels de la série, à savoir des tracés aux multiples embranchements et aux surfaces diverses, et différents véhicules offrant chacun un comportement distinct. Seule l'IA, peu performante, est sujette à caution.
Son
8 / 10Comme sur PS3, le vrombissement des moteurs entendu lors d'un regroupement du pack est impressionnant. Les crashs s'avèrent en revanche moins convaincants. Côté musique, les morceaux sont rythmés et parfaitement adaptés à l'action.
Durée de vie
7 / 10Avec ses 101 épreuves, le Festival était sensé nous occuper durant de longues heures. Malheureusement l'IA peu performante du jeu rend les courses relativement faciles, et il faudra se tourner vers le multijoueurs pour trouver un peu de compétition.
Fun
8 / 10Si l'on excepte le problème des premières courses trop faciles à remporter dans le Festival, on retrouve dans Arctic Edge une bonne partie des sensations procurées par les opus PS3 de la série. L'action est donc bien présente, et le fun aussi !