Test de jeu / PSP / Metal Gear Solid : Peace Walker

- publié le 11 juin 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :17/06/2010
- Développeur :Kojima Productions
- Distributeur :Konami
- Thème :Espionnage
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Structure
- Page 2 : Gameplay, Multijoueurs, Réalisation, Conclusion
Hideo Kojima est décidément un personnage bien surprenant : après avoir juré que Metal Gear Solid 4 était le dernier opus de la série, le voilà qui nous ressort Snake dans un nouvel épisode disponible exclusivement sur PSP. Le bonhomme a-t-il menti pour autant ou s’est-il prêté, une fois de plus, à l’une de ces facéties dont il a le secret ?
Si vous êtes fan de la série, vous devinez sans doute la réponse : MGS4 est effectivement le dernier volet « chronologique » des aventures de Snake, puisque Peace Walker se déroule après les évènements narrés dans Snake Eater et Portable Ops ! Vous l’aurez compris, ce n’est pas Solid Snake (celui de MGS1) que vous incarnez ici, mais Naked Snake, aussi connu sous le pseudo de Big Boss.Naissance d’un mytheLe scénario du jeu est relativement simple et, une fois n’est pas coutume, accessible à tous. Bien sûr il est préférable de bien connaître la saga pour comprendre certaines références et flashbacks utilisés en cours de jeu, mais un parfait néophyte devrait toutefois réussir à suivre la trame de l’aventure.
Après les évènements de Snake Eater et Portable Ops, Snake a quitté son pays pour créer un groupe armé baptisé Militaires Sans Frontières ou MSF. Contacté par un représentant du Costa Rica, notre héros apprend qu’une armée y est secrètement constituée par la CIA dans un but encore inconnu. Son interlocuteur lui demande évidemment d’enquêter sur les agissements de la faction et de la chasser, mais ce n’est qu’après une révélation étonnante dont nous vous laissons la surprise que Snake décide d’accepter le marché. En échange, MSF reçoit une plateforme offshore qui lui servira de quartier général, la Mother Base.

Metal Gear Solid oblige, les revirements de situation seront nombreux au cours de l’aventure, et vous aurez le plaisir de revoir certaines têtes connues ainsi que de rencontrer de nouveaux personnages ne manquant pas de charisme. A noter que les fans profiteront d’informations inédites concernant la genèse d’Outer Heaven et FoxHound, de quoi lever un peu le voile sur certaines zones encore obscures de la série.Portable Ops 2?Contrairement aux opus sur consoles de salon qui offrent une histoire déroulée en continu, Peace Walker est découpé, à l’instar de Portable Ops, en missions relativement courtes parfaitement adaptées à des sessions de jeu nomades. Dans la pratique, on utilise le Sélecteur de Mission depuis la Mother Base, et l’on choisit son prochain assignement. Vous pourrez ainsi choisir entre les opérations principales, qui servent à faire avancer le scénario, et les opérations bonus, qui vous permettront d’augmenter votre expérience, de débloquer des objets spéciaux, et de recruter encore plus de personnel.
Car comme dans Portable Ops, vous aurez la possibilité de vous constituer votre propre équipe tout au long de l’aventure. A vrai dire, cet aspect du jeu a été largement renforcé dans Peace Walker, puisque vos recrutements auront un impact direct sur les possibilités qui s’offrent à vous sur le terrain. Ainsi, vous découvrirez que la Mother Base compte différentes sections : l’unité de combat, dont les membres peuvent être envoyés en mission indépendamment de vos activités, le laboratoire de recherche et développement, qui met au point de nouvelles armes et de nouveaux gadgets, le mess, qui s’assure du bon approvisionnement en vivres de la base, l’infirmerie, qui sert à soigner les soldats blessés, et les renseignements, dont le but est de trouver un maximum d’informations pour vous aider dans vos missions. Ajoutez à cela une prison pour calmer le personnel récalcitrant, et vous aurez une idée relativement complète du système.

Au cas où la méthode de recrutement de Portable Ops vous aurait lassé, rassurez-vous : Hideo Kojima a apporté quelques modifications salvatrices. Alors qu’il fallait auparavant assommer ou endormir un garde puis le traîner à travers tout le niveau jusqu’au camion de déploiement, il vous suffit désormais d’accrocher un ballon appelé Fulton à votre cible une fois celle-ci inconsciente. Le corps s’envole alors immédiatement, et un hélicoptère de MSF récupère le prisonnier. Pratique, rapide, et beaucoup moins contraignant ! A noter que si la grande majorité de vos recrutements se feront dans les effectifs de l’ennemi, vous trouverez aussi de nombreux prisonniers cachés au cours de vos pérégrinations qui auront souvent un domaine de compétence particulier. Mieux, lorsque la réputation de MSF grandira, certains mercenaires rejoindront spontanément vos rangs !
Evidemment, il faut ensuite affecter vos nouvelles recrues aux différents services de la Mother Base. Si une option d’assignation automatique est disponible pour les joueurs que la gestion de la base rebuterait, les autres pourront en revanche passer des heures à optimiser leurs équipes. Chaque recrue dispose en effet d’une note (de E à S) pour chacun des départements, et vous pouvez ainsi affecter vos nouveaux effectifs aux postes correspondant le mieux à leurs compétences. Bien sûr certaines personnes se révèlent douées dans plusieurs domaines, et il vous appartient alors de choisir leur affectation en fonction des services que vous voulez développer.
Ne vous y trompez pas : la gestion de la Mother Base est un « jeu dans le jeu » qu’il serait suicidaire d’occulter. La découverte et la fabrication de nouvelles armes nécessite par exemple d’avoir un service de R&D performant, de même qu’une bonne infirmerie vous permettra de soigner plus vite vos combattants. Les informations obtenues par les services de renseignements peuvent aussi se révéler précieuses une fois sur le terrain, et il est préférable que le mess soit efficace sous peine de voir certaines recrues quitter MSF ! Bref, prendre soin de votre base et de votre personnel pourra bien sûr se révéler utile, mais parfois même vital : ne l’oubliez pas.

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