Test de jeu / PSP / Metal Gear Solid Digital Graphic Novel

- publié le 5 octobre 2006
- Etat : Disponible
- Date de sortie :21/09/2006
- Développeur :Kojima Productions
- Distributeur :Konami
- Thème :Espionnage
- Genre :Inclassable
- Nb de joueurs :1
Konami et Kojima Productions profitent du support PlayStation Portable pour nous proposer une nouvelle version d’un hit sorti en 1998 sur la première PlayStation : Metal Gear Solid. Mais là où un simple portage aurait paru être un choix facile, Hidéo Kojima surprend en présentant une refonte totale du jeu qui a vu naître une légende du monde vidéoludique : Solid Snake. Découvrez le test de ce jeu qui ne ressemble à aucun jeu.?Après nous avoir offert un Silent Hill Expérience étroitement lié au film de Christophe Gans et nous faisant découvrir cet univers sous forme de bande dessinée, Konami nous ressort une de ses nombreuses, et non des moindres, franchises sur PlayStation Portable : Metal Gear Solid.
Ici, on oublie le principe des cartes de Metal Gear Acid, d’ailleurs on ne peut pas réellement parler de jeu ou de film, Metal Gear Solid : Digital Graphic Novel vous propose de redécouvrir l’histoire de Solid Snake et de sa célèbre mission à Shadow Moses d’une manière peu commune. Le terme de bande dessinée interactive correspond réellement à ce qui vous attend. C'est-à-dire que l’histoire défile sous vos yeux et vous avez la possibilité d’interagir avec elle à tout moment, il n’y a donc aucune phase de jeu traditionnelle.

On peut diviser ce « jeu » en trois modes distincts :
Simulation de Solid Snake : Le premier mode vous permet de visionner toute l’histoire sans intervention de votre part si ce n’est le fait de passer d’une scène à l’autre d’une manière automatique ou manuelle. On retrouve avec plaisir l'intrigue de cet opus mémorable, avec des dialogues calqués sur la version Playstation, mais l'on découvre également des passages inédits qui nous détaillent certains aspects du scénario et quelques libertés ont été prises pour adapter le jeu en film. Le tout enrobé d'une réalisation digne d'un film hollywoodien.
Le deuxième mode est en fait inclus dans le premier. A tout moment pendant le visionnage d’une scène, appuyez sur la touche carré pour figer la séquence et explorer les éléments qui s’y trouvent. Concrètement vous avez un scanner qui tourne plus au moins vite en fonction de sa position et de la présence ou non d’éléments à répertorier. Si vous en repérer un, il suffit de le valider en pressant la touche croix. Attention certains éléments sont particulièrement bien cachés et une planche de dessin peut contenir plusieurs niveaux, ainsi la fonction zoom se révèle très utile. Les items découverts sont mémorisés, catalogués et accessibles dans le troisième mode.
Simulation de création de mémoire : Le dernier mode nous plonge en plein maillage informatique digne de Matrix. Lui aussi est accessible à tout moment (touche R) et vous y trouverez de nombreuses informations au fur et à mesure que vous collecterez des éléments dans le mode histoire. Par contre il faut absolument connecter les éléments entre eux pour accéder aux infos. Par exemple, vous avez l’icône Solid Snake, infiltration et Colonel Campbell : impossible d’établir un lien entre Snake et le Colonel sans établir une connexion entre Snake et l’infiltration puis entre infiltration et le Colonel Campbell.
Trois modes imbriqués les uns avec les autres pour un résultat qui au final se révèle être une véritable encyclopédie sur l'univers Metal Gear Solid.!Les illustrations composant cette bande dessinée sont le travail de Ashley Wood (déjà auteur du Comic) qui reprend à sa manière le travail de Yoji Shinkawa sur le design des persos. L’ensemble n’est pas désagréable à regarder d’autant plus que l’animation des scènes d’actions ne manque pas de pèche. Ces illustrations ne comportant généralement que très peu de détails, le tout reste sobre et il y a très peu de couleurs chaudes et intenses. La patte graphique de Ashley Wood est très grossière, les formes sont là et sont bien distinctes mais ne vous attendez pas à des dessins détaillés. Le visage des personnages par exemple est constitué de traits épais et continu. Pour exprimer certaines expressions, de nombreuses onomatopées sont utilisées sur les planches de dessins et participent pleinement aux dynamismes des scènes d’action. Les mouvements de caméra sont également nombreux, souvent constitués de travelling lent pour les phases de dialogues et rapides pour les séquences d’action.

La bande son participe également à l’immersion et l’on retrouve les bruitages propres à cette franchise. Ainsi le bruit caractéristique d’un garde en alerte, le bruit du Codec, ou encore celui de la sélection d'un item vous remémoreront de bien bons souvenirs. Oubliez les voix françaises de la version PlayStation, les sous-titres sont de sortie : intégralement traduits dans la langue de Molière, de très bonne qualité et parfaitement lisibles. Par contre quand il s’agit de scènes de dialogues purs et qu’il n’y a pas d’ambiance musicale, le dynamisme en prend un coup et la pression retombe, c’est dommage quand on voit la nervosité de certaines scènes d’actions. On aurait aussi aimé plus de thèmes musicaux issus de la version d'origine à l'image du thème de Sniper Wolf qui manque cruellement lorsque que cette dernière meurt après son duel au sniper avec Snake.
Difficile d’évaluer une durée de vie pour ce type de soft. L’histoire de Snake se laisse regarder en deux heures et demi si vous n’intervenez pas, mais scanner toute la surface de chaque illustration et trouver tous les items vous prendra des heures et des heures. Ajoutez à cela le mode simulation de création de mémoire et vous obtiendrez un titre à la durée de vie correcte pour un jeu et plus qu’honorable pour un film.
Pour un vrai Metal Gear Solid sur PlayStation Portable, il faudra attendre Metal Gear Solid Portable Ops avec le légendaire Big Boss et la création de l’unité Foxhound. Sachez également que Metal Gear Solid 2 : Sons of liberty fera aussi son apparition sur PSP sous la forme d'une BD interactive. Une très bonne initiative de la part de Kojima Productions que les fans apprécieront.

• L’interaction bien pensée
• La mise en scène dynamique
• Le plaisir de redécouvrir Shadow Moses
• On peut passer des heures sur une image
• Certaines phases de dialogues un peu longues
•
Verdict
Redécouvrir le premier Metal Gear Solid de l’ère PlayStation est un véritable plaisir pour tous les fans de Solid Snake. Le concept de BD interactive est ici très bien exploité et au final on se retrouve en possession d’une véritable encyclopédie de l’univers MGS. Le style graphique peut surprendre par moment mais la mise en scène vous scotchera assurément.
Le Village PF

Graphismes
8 / 10Surprenant par moment mais l’ensemble reste cohérent avec l’univers MGS. La mise en scène est remarquable.
Jouabilité
10 / 10Pas de réelle phases de jeu mais un concept simple et bien pensé. Une note sans réelle signification.
Son
7 / 10Des effets sonores identiques à la version d’origine, du tout bon donc mais certains thèmes musicaux manquent à l'appel.
Durée de vie
8 / 10Il va vous falloir pas mal d’heures pour trouver tous les éléments et compléter le jeu à 100%.
Fun
8 / 10Les fans prendront plaisir à retourner à Shadow Moses et à récolter les informations, les non-initiés découvriront un univers riche et intense mais qui n’égale en rien l’opus original.