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Test de jeu / PSP / Medievil Resurrection

Medievil Resurrection

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Après avoir fait les beaux jours de la Playstation, nombreux étaient ceux qui attendaient de voir transposer les aventures de Sir Daniel Fortesque sur Playstation 2. Peine perdue puisque le studio à l’origine de la saga a préféré explorer de nouveaux horizons avec Primal et Ghosthunter. Cependant, l’annonce de la PSP a sonné le réveil d’une des légendes de la PsOne : enfin ressuscité, Medievil est-il toujours aussi indispensable ?Bienvenue en Potencie !L’histoire de Medievil prend place dans le royaume imaginaire de Potencie (il me semblait pourtant que sur PsOne, on parlait de Gallowmere…) où il faisait bon vivre et met en scène le légendaire chevalier Daniel Fortesque. La légende raconte que suite à l’invasion de la Potencie par une armée de morts-vivants lancée par le magicien Zarok, le roi envoya ses plus vaillants chevaliers avec à leur tête Sir Dan, lequel parvint, avant de succomber d’une flèche plantée dans l’œil, à vaincre le terrible sorcier. Pourtant, la réalité est tout autre et ce qui est présenté comme l’une des plus grandes légendes de Potencie n’est en fait qu’un lâche qui prétexta un lacet défait pour ne pas prendre part à l’assaut. Touché par un projectile perdu, le chevalier succomba avant même de s’être jeté au combat ! Heureusement pour lui, l’histoire semble lui donner une seconde chance. 100 ans après cette terrible bataille, le sorcier met fin à son exil et lance un nouveau plan démoniaque dans lequel il fait se lever de leur tombe les morts du royaume. Réveillé par la même occasion par son ancien ennemi, Sir Daniel Fortesque profite de cette seconde opportunité pour enfin entrer dans la légende et gagner le hall des héros !Un monde inspiré de Tim BurtonLes joueurs qui se sont déjà essayés à la série sur PsOne le savent : les principales qualités de Medievil sont sa réalisation graphique et sa bande son enchanteresses. Pour son passage sur PSP, la saga n’a rien perdu de sa superbe, au contraire ! Sur le plan graphique, le titre s’est même offert un rafraîchissement bienvenu où les bouillies de pixels ont laissé place à des textures plus fines et à des effets de lumière plus convaincants. L’esthétique du jeu, qui n’est pas sans rappeler un certain Tim Burton, est irréprochable avec ses architectures gothiques parfaitement modélisés. Pour ne rien gâcher, les environnements graphiques sont nombreux et variés ; cimetière, mausolée, forêt, champ de citrouilles entre autre ; riches en détails et affichés sans le moindre ralentissement ou clipping. Le héros bénéficie d’un design et de mimiques à mourir de rire (il faut entendre Sir Dan s’exprimer, c’est hilarant), tout comme le bestiaire complet et varié entre les morts-vivants, les loups, les lutins voleurs d’armes et bien d’autres.Une bande-son cinématographiqueA ce raffinement esthétique s’ajoute en plus un enchantement sonore. Les deux Medievil pouvaient se vanter de proposer quelques unes des bandes sons les plus réussies de la Playstation et cette Résurrection ne fait pas honte à la saga, bien au contraire. Les musiques gothiques sont tout simplement divines. Entre les orgues et les chœurs, tout est fait pour nous immerger dans le monde de Medievil et force est de constater que l’on se plonge dès les premiers instants dans l’aventure. Pour ne rien gâcher, les voix sont toujours aussi sympathiques (on regrettera juste lors des cinématiques que les mouvements des lèvres ne soient pas synchronisées avec le son), les dialogues souvent très drôles et les bruitages merveilleux. Ces derniers rappelleront d’ailleurs de très bons souvenirs aux nostalgiques entre les râlements des zombies, la douce mélodie des fontaines de vie ou encore le bruit des armes et armures irréprochable !Un gameplay riche en possibilités…A cela, il faut également ajouter le grande variété du gameplay. Medievil n’est pas un vulgaire jeu d’action proposant de tuer tout ce qui bouge : les possibilités y sont nombreuses et les genres se marient à la perfection. Tout d’abord, Medievil est un jeu d’action et les combats occuperont une large place dans le temps de jeu. Cependant, la répétitivité n’est pas de mise puisque les développeurs ont su, tout d’abord, proposer un large éventail de monstres au comportement bien distinct ainsi qu’un arsenal des plus complets ! A son réveil, Dan ne dispose pour seule arme que de son bras, robuste mais peu efficace ! Il pourra cependant trouver dans sa crypte une épée en bois, peu puissante mais amplement suffisante pour vaincre les quelques zombies qui hantent le cimetière et ainsi récupérer d’autres armes. Tout au long du jeu, Dan est amené à manipuler toute sorte d’armes aux effets bien différents : l’épée longue permet de trancher les morts vivants en un seul coup, la massue ou le marteau de briser certains éléments décor ou encore les dagues ou l’arbalète de toucher à distance les ennemis. Cependant, ce vaste choix n’est pas là pour cacher un faible nombre de coups puisque dans ce domaine aussi, les possibilités sont immenses à tel point qu’il est difficile de toutes les retenir. A ce propos, prenez bien le temps de consulter les livres dans la crypte qui regorgent de multiples informations sur le maniement des armes ! Avec ses trois types d’attaque (rapide mais faible, lente mais puissante ou encore la charge, idéale pour dissoudre un groupe d’assaillants), tout est réuni pour qu’un combat ne ressemble jamais à un autre ! A cet aspect action omniprésent viennent parfois se greffer des séquences de réflexion ou de pure plate-forme où il faut parfois échapper à un sol qui s’effondre dans un laps de temps très court, éviter d’énormes rochers qui dévalent une colline ou encore résoudre de petites énigmes parfois retorses ou trouver toute sorte d’objets ou artefacts indispensable à la progression.… mais une jouabilité vieillissante !Cependant, depuis sa première apparition en 1998, de l’eau a coulé sous les ponts et la jouabilité de ce Medievil Resurrection apparaît quelque peu vieillotte. Tout d’abord, il est parfois difficile de déplacer Dan dans le décor, la faute à une jouabilité à la croix directionnelle d’un autre age. Préférez la jouabilité au stick qui apporte pour la première fois dans la saga un confort de jeu inégalé. Si le problème de déplacement est en partie réglé par l’arrivée salvatrice du joystick analogique, la caméra défaillante pose parfois quelques soucis. Entièrement automatique, la caméra peine parfois à cadrer l’action et la possibilité de la replacer d’une simple pression sur la gâchette droite dans le dos de Dan souffre parfois de bugs, notamment dans les environnements étroits. C’est dans ce genre de circonstances que l’on se rend compte de l’utilité d’un deuxième bâton analogique ! De même, il est possible lors des combats de cibler un ennemi en appuyant sur la gâchette droite mais là aussi le système est loin d’être parfait : il est par exemple impossible de tourner autour d’un ennemi. De ce fait, les combats donnent souvent l’impression d’être brouillons et imprécis…Une durée de vie relancée par l’arrivée du multijoueur !Remake du premier opus paru sur PsOne, Medievil Resurrection propose une durée de vie moyenne. Pour peu que vous ayez déjà fait le jeu il y a quelques années, vous progresserez assez vite dans les 15 niveaux que compte le titre. Le challenge est heureusement relancé par la quête des calices. Il existe dans chacun de niveaux un calice caché qu’il faut retrouver. Si vous parvenez à le découvrir et à quitter le niveau en ayant réussi à le remplir d’âmes (que l’on récolte en tuant les ennemis), vous accéderez au hall des héros indispensable pour assister à quelques scènes hilarantes et surtout récupérer de nouvelles armes encore plus destructrices. Cependant, les développeurs ont profité des capacités WiFi de la PSP pour inclure dans cette refonte du premier opus quelques mini-jeux multijoueurs (que l’on peut d’ailleurs effectuer seul) comme la catapulte ou encore le tape-taupes où le rongeur cède sa place au sorcier Zarok.

Medievil Resurrection - 24 Medievil Resurrection - 22 Medievil Resurrection - 21 Medievil Resurrection - 25 Medievil Resurrection - 38 Medievil Resurrection - 45 Medievil Resurrection - 48 Medievil Resurrection - 49 Medievil Resurrection - 55 Medievil Resurrection - 46 Medievil Resurrection - 69 Medievil Resurrection - 61 Medievil Resurrection - 68 Medievil Resurrection - 66 Medievil Resurrection - 70



test écrit par Olivier


  • 8 / 10

    Graphismes

  • 6 / 10

    Jouabilité

  • 9 / 10

    Son

  • 6 / 10

    Durée de vie

6.5 / 10

Verdict

Après plusieurs années de silence, c’est avec grand plaisir que l’on accueille le retour de Sir Daniel Fortesque. Profitant de son passage sur PSP pour se refaire une santé sur le plan visuel, le titre de Cambridge Studio parvient à captiver le joueur par son ambiance sonore frisant la perfection et la grande variété de son gameplay. Les seules choses que l’on puisse réellement regretter sont la jouabilité archaïque à la croix directionnelle et le système de caméra loin d’être parfait. Au delà de ces deux défauts, Medievil Resurrection propose une aventure palpitante et au scénario teinté d’humour que l’on (re)découvre avec plaisir. A quand Medievil 3 ?!?

- / 10

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6.5 / 10
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