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Lord of the Rings : Tactics

Lord of the Rings : Tactics

publié le 28 décembre 2005
  • 11/2005
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Après nous avoir offert une vision beat them all solitaire avec Les Deux Tours, après nous avoir défoulé à deux sur Le Retour du Roi et après nous avoir lassé avec Le Tiers Age, Electronic Arts retente une incursion dans Le Seigneur des Anneaux avec un épisode PSP dénommé Tactics. Un peu de subtilité pour une licence grand public ? Réponse

Sur PlayStation 2, l’adaptation de la trilogie de Peter Jackson tournait principalement autour de l’action. Que ce soit avec Les Deux Tours ou Le Retour du Roi, nous ne connaissons l’œuvre de Tolkien que dans du carnage d’Orques et d’Urukais. Cette fois Electronic Arts profite du changement de console pour s’essayer à un nouveau genre, avec plus ou moins de succès. Etrangement, ce Seigneur des Anneaux Tactics n’a bénéficié d’aucun traitement de faveur de la part du géant américain, pourtant habitué aux opérations marketing de grandes envergures. Pas une campagne de pub, pas une présentation officielle et même pas d’ouverture de site officiel français. C’est donc dans la discrétion la plus totale que ce petit jeu est sorti sur la portable de Sony.Jeu de stratégie ou RPG Tactique ? Autant mettre les pieds dans le plat tout de suite, ce Seigneur des Anneaux Tactics n’est absolument pas un RPG Tactique comme il en existe sur PlayStation 2 avec des représentants tels que Phantom Brave ou Makai Kingdom. Ici, vous ne trouverez pas d’interminables dialogues, ni de tableaux qui se multiplient à la moindre pression d’un bouton de la manette. Il n’est pas question non plus d’équipements ni même de points d’expériences à répartir entre vos troupes après les combats en fonction de différents critères. Ce Seigneur des Anneaux Tactics est ni plus ni moins qu’un jeu de stratégie au tour par tour. Dans les faits, vous devez déplacer vos personnages (imposés par le niveau) sur une carte et les faire affronter des hordes d’ennemis. Si vous gagnez, vos hommes voient leurs statistiques augmenter automatiquement et arbitrairement en force, dextérité, vitesse, constitution et spiritualité. Inutile de mettre les mains dans le cambouis, le jeu s’en charge pour vous. Par contre si vous échouez vous êtes bons pour refaire le niveau…

Comme il est assez rare de tomber sur un jeu de stratégie au tour par tour sur consoles, et surtout sur PlayStation Portable (jusqu’à l’arrivée de Field Commander) un petit mode tutorial vous apprendra en quelques minutes les rudiments de la guerre virtuelle. Le gameplay se découpe ainsi en deux phases distinctes. La première est une phase de déplacement durant laquelle vous faites avancer vos unités en fonction des cases sur lesquelles elles se trouvent. Généralement vos petits soldats peuvent parcourir trois cases à pieds et quelques-unes de plus si vous avez des cavaliers. C’est pendant cette phase que vous choisissez de poster un archer en hauteur (pour avoir une meilleure visée), de cacher un hobbit derrière un pilier (pour le cacher) ou de bloquer un ennemi pour protéger un personnage qui ne doit pas mourir sous peine de rater la mission. Vient ensuite la phase de combat qui consiste, comme son nom l’indique, à combattre les vilains à distance (arcs, magie, haches) ou au corps à corps. Une fois la phase de combat terminée – quand on avez bien morflé mais que vous avez également fait morfler l’adversaire – vous revenez à la phase de déplacement et ainsi de suite jusqu’à la fin du jeu. Deux partis pris surprenants sont à prendre en compte. Premièrement, sachez que toutes les troupes se déplacent simultanément, aussi bien les vôtres que celles de l’ordinateur. Comprenez par là que l’ennemi peut très bien vous barrer la route que vous comptiez prendre et que vous pouvez rapidement vous retrouver entouré sans l’avoir vu venir et sans pouvoir y échapper. Alors que dans certains jeux les unités avancent les unes après les autres comme dans une partie d’échec, ici c’est l’option mêlée générale qui est privilégiée. La deuxième chose assez rageante à savoir est que le déroulement des parties est assez aléatoire. Certainement pour équilibrer les forces (surtout quand on regarde les films) entre la Communauté de l’Anneau et les forces du Mordor, il arrive que vos héros (Legolas, Gandalf…) ratent leurs cibles pourtant situées à deux cases. C’est un peu dommage de voir un grand magicien échouer là où un orque miteux réussi..

Enfin, comme l’utilisation des protagonistes est imposée par le scénario, sachez que même les réservistes prennent des points d’expérience quand les joutes sont terminées. Pour ce qui est des compétences de chacun (peu nombreuses d’ailleurs), il vous suffit de les acheter avec l’or glané à chaque niveau.Et dans les ténèbres les lier…Après la première mission, le joueur lambda se rend compte que cette aventure n’a rien d’un RPG. Après la cinquième mission, le joueur averti se rend également compte que ce jeu n’a finalement rien d’un jeu de stratégie non plus. Les possibilités sont réduites et les stratégies à adopter finalement trop peu nombreuses. Hormis bloquer la trajectoire d’un ennemi, placer un archer en hauteur ou faire bon usage de ses compétences, il n’y a pas grand-chose à faire. Il faut dire que la topologie des niveaux n’aide pas vraiment à tendre des pièges ou à faire des goulots… Il faut donc se contenter d’un face à face avec l’ennemi au tour par tour en se soignant de temps en temps et en utilisant ses compétences pour terminer le travail. Dans l’absolu, le jeu est prenant et on s’amuse à repousser les ennemis et à planifier les attaques. Dans les faits, nous attendions mieux de la part d’une telle licence… Dommage.

Graphiquement le jeu s’est tire honorablement. Certains niveaux sont plus beaux que d’autres mais globalement la réalisation est propre, les personnages reconnaissables d’un simple coup d’œil et les décors tirés du film mettent parfaitement dans l’ambiance. L’ambiance est aussi assurée par des scènes du film intégrées pour lier l’histoire et par la bande sonore officielle de l’œuvre du Néo-Zélandais. Ceci dit, comparé à GTA Liberty City Stories, on se dit que compte tenu de la superficie des niveaux et du nombre d’unités affichées, le jeu aurait pu être encore plus beau. Mais bon, nous ferons avec.

La prise en main est immédiate et le mode tutorial permet d’assimiler en quelques minutes les commandes. Les zooms, les rotations de la caméra et les touches de raccourcis facilitent la vie du stratège en herbe. Terminons ce test avec une note positive : la durée de vie est copieuse dans la mesure où les aventures de la Communauté de l’Anneau et du Mordor sont accessibles dès la première partie (comptez une douzaine de niveaux pour chaque camp), que des missions facultatives complètent la carte et que le jeu supporte le Wifi pour affronter un à trois joueurs en réseau local.

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test écrit par Vincent


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 7 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

6 / 10

Verdict

Finalement, ce Seigneur des Anneaux Tactics est une déception et le manque de profondeur de l’aventure plombe rapidement l’intérêt des parties. Heureusement, la réalisation, la possibilité de diriger les deux camps et les modes multijoueur sauvent in extremis ce petit jeu de stratégie au tour par tour. Les fanatiques de la trilogie de Peter Jackson peuvent se laisser tenter, les autres devront attendre Field Commander ou foncer sur Go! Sudoku pour avoir des maux de tête ! Nous attendions mieux d’une telle licence.

- / 10

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Lord of the Rings : Tactics

Lord of the Rings : Tactics

6 / 10
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