Test de jeu / PSP / Les Rebelles de la Forêt

- publié le 28 janvier 2007
- Etat : Disponible
- Date de sortie :05/10/2006
- Développeur :Ubisoft Montréal
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1 à 4
Après avoir fait son chemin sur la Playstation 2, le film d’animation « les rebelles de la forêt » tente désormais de toucher les jeunes possesseurs de PSP, ou ceux qui aiment la nature à l’état sauvage.
Si la version console proposait un contenu fidèle à la mouture cinématographique, avec une variété du gameplay notable mais une simplicité déconcertante, qu’en est-il de cette version portable qui, logiquement, devrait proposer la même chose en moins complet, comme on en a souvent eu l’habitude ces derniers temps.La chasse à l’oursL’histoire des rebelles de la forêt n’a pas changé. Ainsi, vous incarnez un ours qui se retrouve, suite au sauvetage d’un cerf capturé par le chasseur Shaw, propulsé de la vie civilisée à la vie sauvage, perdu parmi ses habitants sans avoir aucune notion de survie. Son unique but : retrouver la ville et retourner vivre tel un ours apprivoisé avec les humains. Son nouvel ami le cerf, source de ses ennuis, lui promet de l’aider à retrouver son chemin dans cette immense forêt. Et c’est là que l’aventure commence.
Le problème avec la forêt vient de ses habitants. Ceux-ci sont loin d’être du genre amical, et il faudra ainsi leur rendre service pour pouvoir avancer et obtenir leur soutient. Mais ils ne sont pas les seuls à vous mettre des bâtons dans roues, puisque c’est la saison de la chasse, et que tous les chasseurs traquent la bête dans tous les recoins de la forêt. Ainsi, l’ensemble du gameplay est basé sur cette volonté de traverser la forêt malgré ses dangers.VariétéLe passage à la version PSP est synonyme de changements. On ne retrouve effectivement pas une copie conforme de la version PS2 mais plutôt un jeu différent sans vraiment l’être. Ainsi le but reste le même tout comme la progression. On est donc en forêt avec le cerf et on rencontre des écureuils, des putois, des canards et des castors. Ceux-ci ne nous aiment pas mais nous proposent des missions afin de nous accepter dans leurs clans. La plupart de ces missions consiste à aller sauver un de leurs camarades ou encore de récupérer un objet dans un lieu habité par les chasseurs. Pour se défaire des chasseurs, vos capacités d’ours sauvage sont plus que limités au départ. Tout ce que vous pouvez faire, c’est lancer votre camarade sur eux pour les perturbés, ou encore les frapper en l’empoignant comme un bout de bois. Les chasseurs ne sont pas très réactifs, et mettent du temps avant de vous tirer dessus, donc se débarrasser d’eux est plutôt chose aisée.
Mais une fois que les missions d’un de ces animaux ont été réalisées au complet, vous deviendrez plus sauvage, notamment en gagnant en puissance de grognement, et vous pourrez vous aidez de ces animaux pour affrontez les suivants, ainsi que des chasseurs qui deviennent de plus en plus coriaces. Les écureuils vous permettront de foncer à travers les différents panneaux qui bloquent votre chemin et tout autre élément destructibles, les putois et leur agréable parfum permettent de faner les plantes épineuses et encombrantes, les canards offrent une protection passagère et pour finir les castors font autant de dégâts qu’une grenade. Ainsi l’utilisation des animaux n’est plus vraiment la même que sur la version console de salon. De même, l’ours ne peut plus se cacher des chasseurs, il peut simplement grogner ou les narguer.
De même, le cerf sera complémentaire à l’ours, et hormis son utilisation comme arme, certains passages de type plate-forme ne sont accessible que par lui. Pour y accéder, l’ours doit simplement le lancer dans ces zones, et là on a le contrôle du cerf le temps qu’il remplisse sa mission. Ces petits passages apportent encore plus de variété à l’ensemble du jeu, mais encore une fois, le challenge n’est pas vraiment présent. Et c’est le même constat pour l’ensemble du jeu. Les chasseurs ne sont pas très perspicaces, les points de santé sont assez répandus, nos amis les bêtes aussi, le chemin à suivre est indiqué par des flèches énormes alors que le terrain est vaste mais pas au point de s’y perdre, et pour clore le tout, on ne meurt jamais. Chaque fois que l’on réussira à mourir par la faute des chasseurs ou en tombant dans l’eau ou les ronces, le jeu vous rendra la vie à quelques mètres de là. Tout est fait pour que le jeu soit simple mais divertissant toutefois.
Quelques missions seront sous forme de mini-jeux, toujours dans l’optique du simple mais divertissant. Certains de ces mini-jeux seront disponibles dans le mode multijoueurs, qui permet d’affronter d’autres possesseurs du jeu via wifi. On en fait toutefois le tour rapidement, et ne sont là que comme bonus plutôt que mode de jeu à part entière.Graphiquement solideSi l’ensemble du gameplay semble sombrer dans la facilité malgré un divertissement certain pour une gamme de joueurs, on peut toutefois mettre en avant le fait que l’ensemble se déroule dans un univers ouvert qui, malgré la linéarité imposée par les missions, peut être parcouru assez librement. La forêt est ainsi divisée en plusieurs sections assez vastes, et le passage de l’une à l’autre se fait avec un temps de chargement remarquablement court. Cela pourrait laisser penser qu’il n’y a pas grand-chose à afficher, mais ce n’est pas le cas puisque les lieux bénéficient d’une qualité graphique indéniable, avec une forêt convaincante, des détails tels que des arbres ou des courants d’eau soigneusement réalisés, et des couleurs chatoyantes accompagnant des textures d’une certaine finesse. L’ensemble est en plus de cela parfaitement fluide. Le seuil reproche que l’on puisse faire, c’est qu’il arrive que le jeu se mette à charger un élément en plein niveau, ce qui bloque l’image pendant quelques dixièmes de secondes. Cela n’arrive toutefois pas très souvent, et ne gène pas.
Nos deux compères sont assez bien modélisés, comme l’ensemble des créatures de la forêt, chasseurs compris. Et si globalement, leur animation est convaincante, il arrive que dans certains cas il y ait quelques étapes manquantes, donnant une impression de rigidité. On note également quelques soucis dans la gestion des collisions, apportant une sensation d’approximation dans la réalisation.
Cette approximation se poursuit lorsque l’on s’attaque à l’aspect sonore du jeu. Si parfois quelques musiques daignent se mettre en route par moment, on se retrouve souvent seul avec les différents effets sonores, tels que les cuicuis et autres sons de la forêt. Parfois nos deux héros s’échangent quelques mots, ce qui est sympa dans l’ensemble et rend le jeu encore plus fidèle au film, mais ils ne finissent par toujours leurs phrases, coupés par on ne sait quel non-évènement.
Au final, le jeu n’est finalement pas si différent de sa version console. Il y a de la variété, de jolis graphismes, une fidélité remarquable et quelques bonus, mais tout cela ne suffit pas à cacher un manque de challenge indéniable, et quelques approximations dans la réalisation.
• Graphiquement convaincant
• Varié
• Fidèle au film
• Challenge vraiment limité
• Bien trop court
• Approximatif sur plusieurs points
Verdict
Vraisemblablement destiné aux enfants, le jeu semble remplir une part du contrat en offrant du fun mais sans la consistance d'un véritable jeu complet. A 50 bons gros euros les 5 heures de jeu, c'est une sympathique petite expérience qui revient plutôt cher.
Le Village PF

Graphismes
7 / 10Joli résultat pour une console portable, malgré quelques approximations.
Jouabilité
7 / 10Simple à prendre en main et varié, avec toujours des approximations.
Son
5 / 10L'ensemble est victime du manque de précision, et la variété n'est pas vraiment de mise.
Durée de vie
5 / 10Un petit jeu d'aventure qui ne vous demandera que le temps d'une grosse après-midi
Fun
6 / 10De la variété, un bon contexte de jeu, des personnages attachants, de l'humour, mais un manque de profondeur et de challenge.