
Le Parrain
publié le 24 octobre 2006- Etat : Disponible
- Développeur :EA Games
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Au pistolet
- Genre :Action / Aventure
- 06/2006
- 2006
- 2006
Déjà moyennement convaincant dans sa version PlayStation 2, le jeu vidéo Le Parrain tente une nouvelle incursion sur une console de Sony: la PlayStation Portable. Alors est-ce une proposition que l’on peut se permettre de refuser ou un indispensable de la PSP ? Réponse tout de suite.
Avec son petit 6/10 récolté dans notre test maison, difficile de dire que la première adaptation en jeu vidéo (les suites étant déjà en route) de l’univers du film Le Parrain de Francis Ford Coppola restera à jamais dans nos mémoires. Trop répétitif, manque de profondeur, plagiat de l’illustre GTA sur certains points et finalement bien en dessous de l’œuvre dont il s’inspire, difficile d’être indulgent avec le titre d’Electronic Arts. Malgré tout, c’est la fleur au fusil que débarque Le Parrain version portable, plus de six mois après la version de salon, dans une version light encore moins satisfaisante.Le (petit) ParrainMalgré ce que certains développeurs adeptes de conversions à la va-vite veulent nous faire croire, la PlayStation Portable n’est pas une PlayStation 2 Portable mais bien une console nomade à l’architecture propre et – idéalement – à son propre type de gameplay. Ainsi, pour des raisons probablement techniques et certainement pour fluidifier le jeu, Electronic Arts propose avec cette adaptation du Parrain des phases de gameplay nettement plus courtes (moins d’une minute de mission) que sur la version de salon. Dès le début du jeu par exemple, il n’est plus possible de personnaliser l’apparence physique de son héros pour faire son mafioso idéal mais seulement de prendre le contrôle du personnage de base avec bretelles et béret de fonction. Autre suppression et non des moindres: toutes les balades en ville à bord d’un véhicule et autres courses poursuites ont purement et simplement disparues pour «gagner du temps». Dans certains cas, on se retrouve directement à la mission suivante sautant d’une cinématique à une autre sans tout comprendre (lorsque le parrain se faire tirer dessus par exemple) et dans les autres cas (exploration de ville pour s’approprier les commerces) il faut désormais passer par le mode Guerre des Familles.



Le mode Guerre des Familles est la grande nouveauté, tout juste sympathique, de cette version portable. Sorte de jeu de plateau à la Risk, ce dernier nécessite adresse et stratégie pour mettre la main sur les différents commerces de New York et ainsi faire triompher la famille Corleone. Pour cela, trois phases distinctes sont nécessaires:
La première phase de recrutement consiste à acheter des gangsters plus ou moins gradés et résistants en fonction de l’argent que vous mettez dedans. Une fois sous vos ordres, vous devez placer le ou les hommes de main à votre disposition sur les territoires non occupés par une autre famille (généralement votre territoire) d’une carte de la ville de New York.
Arrive alors la seconde phase, dite de négociation. Cette dernière consiste à utiliser des cartes bonus que vous avez dans un jeu de six cartes conférant des statistiques supplémentaires à vos hommes sur le prochain tour (plus de vie, meilleur tir…) ou au contraire, servant à pourrir votre adversaire (perd de l’argent, un tour…).
Enfin arrive la phase d’intimidation, c'est-à-dire le déplacement de vos gangsters sur les territoires ennemis qui, en cas de succès aux combats qui en découlent, vous transporte directement à une nouvelle mission. Ces missions alternatives consistent à prendre le contrôle des commerces d’autres familles ou à exterminer la concurrence et ainsi de suite jusqu’à obtenir tous les commerces de la carte et devenir le Don de New York. A noter qu’entre deux tours, vous n’êtes pas à l’abri de descentes de policiers dans vos planques qui puisent alors dans vos richesses et vos armes.Le Parrain: un film interactif violentCette petite nouveauté remplaçant les longues balades en voiture dans la ville de New York à la recherche de commerces à piller mise à part, la moelle de cette adaptation reste la même sur PlayStation Portable. L’ambiance crue et violente du film (et de la version PS2) est bien respectée avec des cinématiques explicites toujours présentes (l’exécution du père du héros par exemple) et d’une bonne qualité générale bien que légèrement pixélisée par moment. Le scénario est identique à la version PS2 et le tronc du gameplay n’a pas évolué. Toujours divisé en sous-missions servant à débloquer du respect, de l’argent et des bonus (vidéos du film) pour votre bandit, vous devrez toujours extorquer les commerçants avec vos menaces, vos coups et la destruction de leurs magasins, acheter des affaires (salles de jeux…), soudoyer les policiers un peu trop curieux et abattre les hommes des autres familles qui vous font du tort. Fusillades, règlement de compte et protection seront votre lot quotidien pour intégrer la famille jusqu’au sommet de la hiérarchie. Nettement plus hachées que sur PlayStation 2, les missions sont néanmoins toujours aussi répétitives.



Atteindre le sommet de la famille passera par une progression de votre carrière et votre grade. A la fin d’une mission, vous obtenez quelques points à répartir soit dans les combats (meilleures attaques) soit dans le tir (meilleure visée) soit l’état de votre santé (meilleure régénération), soit dans une meilleure vitesse et soit en loi de la rue (négociation). Votre statut passera quant à lui de l’état d’outsider à celui d’associer, de soldat, de capo, de bras droit et de Don de New York une fois le mode Guerre des Familles terminé. Sympathique et représentatif de votre progression dans l’histoire.
Agréable – sauf sur les intimidations au stick analogique – la maniabilité utilise tous les boutons de la PSP: Triangle pour parler et sprinter et Rond pour charger un coup, Croix pour frapper, Carré pour se baisser et R pour chopper quelqu’un à la gorge et L pour locker un ennemi ou remettre la vue derrière le joueur. Le vrai défaut de ce Parrain portable est de ne proposer que de très courtes missions basiques (tuer quelques gars, intimider des commerçants…) de moins d’une minutes entre deux cinématiques. Si effectivement le scénario est plutôt prenant, on se sent vite plus spectateur qu’acteur, ce qui le comble pour une adaptation de film en jeu vidéo. Ajoutez à cela une réalisation technique limitée avec des textures simplistes, des rues désertes et des ralentissements et vous comprendrez que le Don n’a pas forcément sa place sur PlayStation Portable à côté de votre nouveau Grand Theft Auto: Vice City Stories qui s’annonce comme une tuerie. A ce stade, même le mitigé Gangs of London offre plus de contenu et d’amusement, c’est dire !






• Le mode Guerre des Familles
• L’ambiance
• Le scénario, le film quoi
• La durée de vie ridicule, plus spectateur qu’acteur
• Les suppressions de cette version PSP
• La réalisation, le manque de profondeur
Verdict
Prenez les qualités (l’ambiance, l’histoire) et les défauts (répétitif et sans profondeur) de la version PlayStation 2 et enlevez lui la personnalisation de votre héros et les phases en voiture et vous obtenez un Parrain version PlayStation Portable vraiment trop light pour convaincre, même avec le nouveau mode Guerre des Familles loin d’être génial. Attendez donc Grand Theft Auto : Vice City Stories !
Le forum du jeu
- 16/04/07 le parrain - 3 messages

Graphismes
6 / 10Les cinématiques sont convenables mais le jeu manque de finesse et de détails malgré ses rues et ses commerces déserts.
Jouabilité
7 / 10Correcte dans l’ensemble, seule les projections de personnages contre des éléments du décors posera problème.
Son
7 / 10La musique officielle du film aide à s’y croire avant d’être énervante. Les voix durant les dialogues sont presque inaudibles sans casque.
Durée de vie
4 / 10Sans phases en voiture, on se contente de quelques minutes de gameplay par-ci par-là.
Fun
4 / 10Regarder des cinématiques sur sa PSP c’est bien mais pour cela il existe des UMD vidéo. Jouer à un jeu c’est encore mieux.