Test de jeu / PSP / Echoshift

- publié le 7 mars 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :04/03/2010
- Développeur :Sony Computer Entertainment
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Genre :Réflexion
- Nb de joueurs :1
Les joueurs qui aiment se prendre la tête se souviennent surement d’Echochrome, un casse-tête sorti en 2008 sur PlayStation Portable dans lequel il fallait emmener un personnage vers une sortie en jouant sur les perspectives. Drôlement complexe pour ceux qui n’ont pas l’habitude, Echochrome se jouait parfois même au pixel près quand la rotation de la caméra n’était pas adaptée. Que votre matière grise se réjouisse, les créateurs de ce jeu reviennent avec un puzzle-game tout aussi passionnant.Jouez avec votre ombreComme tout bon puzzle-game, Echoshift est un concept dont la bonne idée de départ est reproduite durant tous les niveaux, à quelques variations près. Ici, on dirige toujours un petit bonhomme blanc ressemblant à celui en bois des anciennes publicités O’cédar. Sauf que contrairement à Echochrome, celui-ci est désormais plongé dans un univers en deux dimensions avec défilement vers la droite comme un jeu de plateforme à l’ancienne. A dire vrai, le jeu est plus en 2.5 dimensions puisqu’un niveau de profondeur lui permet de prendre un escalier ou de passer à côté comme le ferait un Sackboy dans le jeu LittleBigPlanet.
Notre personnage entre donc par une porte d’entrée et doit quitter le niveau par une porte de sortie située un peu plus loin dans la pièce. Pour se faire, il doit manipuler des interrupteurs qui font apparaitre des dalles du sol, des marches d’escalier ou qui font disparaitre des piliers qui obstruent le passage pour la sortie. Seulement voilà, comme chaque évasion est chronométrée, et que sa présence est parfois requise à un endroit précis (comme sur un interrupteur à pression de son poids), il ne peut pas s’en sortir tout seul. Heureusement, il peut compter sur ses ombres, sur ses échos, pour l’aider à s’enfuir. Le but du jeu consiste à coopérer avec ses doubles pour s’évader, puisqu’il est possible de recommencer le niveau tout en conservant un fantôme de soi-même faisant une précédente action. Ceux qui ont terminé le dernier Ratchet & Clank : A Crack in Time sur PlayStation 3 reconnaîtront le genre d’épreuves qui attendaient le petit robot dans l’horloge.

Si le concept est déroutant pour les novices, le jeu démarre sur un tutorial expliquant de manière simple le fonctionnement du jeu et des touches. Impossible de ne pas franchir les premiers niveaux, accessibles à tous, en un rien de temps. On parcourt une première fois le niveau à la recherche d’un mécanisme, puis on passe à l’écho suivant pour activer un autre mécanisme et ainsi de suite jusqu’au dernier personnage qui lui franchira la sortie grâce au travail de ses ghosts. Mine de rien, 30 secondes passent bien vite alors il faut élaborer la stratégie la moins chronophage pour s’ouvrir la voie à l’aide de ses gars. Un excellent conceptLes choses se corsent assez vite quand de nouveaux mécanismes et des pièges vicieux viennent perturber notre course contre la montre. Entre les interrupteurs qui nécessitent votre poids pour s’activer, ceux qui ouvrent un chemin pendant un court laps de temps, les niveaux dans l’obscurité, les trous, le vide, ou les blocs de pixels qui nous tombent dessus - qu’il faut alors dégager à l’aide d’un martellement de bouton - terminer le jeu ne sera pas une mince affaire. La difficulté monte progressivement et si les premiers niveaux peuvent se faire à l’aide de deux ou trois personnages, les derniers demandent pratiquement toute la batterie de neuf. Bien sûr, moins vous utilisez d’échos et plus vous serez récompensé en fin de partie. Essayez d’adopter la bonne stratégie.
Afin de gagner quelques précieuses secondes, il est conseillé de faire du repérage avant de se lancer dans la partie, la caméra étant libre jusqu’à l’entrée du premier bonhomme et le démarrage du chronomètre. De même, les commandes simples – le stick pour se déplacer, un bouton d’action - permettent tout de même de voir la carte en intégralité et de zoomer sur votre personnage à l’aide des boutons L et R. En outre, vous débloquerez à mesure de votre progression des vidéos d’aide qui résument le genre de difficultés que vous allez rencontrer dans cette nouvelle partie du jeu. Au total, seize astuces sont à déverrouiller. Pratique.

Simple sur le papier, le concept d’Echoshift monte en puissance à mesure de votre avancée et la satisfaction qui découle de votre réussite est également exponentielle. Il faut parfois se prendre la tête, faire de nombreux essais, utiliser des astuces pour gagner quelques secondes de temps mais au final c’est toujours gratifiant de trouver la sortie. Et comme le tout baigne dans une excellente ambiance musicale reposante, très jazzy, l’énervement ne pointe que rarement le bout de son nez.
La réalisation graphique se veut minimaliste, conceptuelle, presque austère - quelques figures géométriques simples pour les chemins - mais très lisible. Impossible de se perdre dans les quelques 56 niveaux affichés, répartis en huit zones de difficulté croissante, comportant chacun trois règles de jeu. La première règle (« personnage « ) consiste juste à trouver la sortie, la seconde (« clé ») demande en plus de trouver une clé cachée dans le niveau pour ouvrir la porte de la sortie. Quant à la dernière (« illusion »), elle permet de figer le temps pendant trois seconde par personnage, ce qui peut aider sur certains passages. La durée de vie est alors des plus confortables, surtout quand on voit que trois packs de niveaux sont d’ores à déjà à télécharger gratuitement sur le PlayStation Store.
Terminons ce test en signalant la présence d’une option d’installation qui permet de placer une partie des données de l’UMD sur votre Memory Stick afin de réduire considérablement les temps de chargement, très réguliers, du jeu. Une option vivement recommandée puisque chaque écho nécessite un écran de loading. Avec son petit prix de 20€ en version boite (16.99€ sur le PSN), Ecoshift apportera un long moment de réflexion à ceux qui aiment se prendre la tête.
• Concept prenant
• Durée de vie énorme
• Prix attractif
• Graphiquement simple
• Temps de chargement réguliers
• Difficile vers la fin
Verdict
Ecoshift est un vrai coup de cœur : un concept simple mais remarquablement bien exploité, avec une difficulté progressive et une durée de vie colossale, proposé qui plus est à un prix vraiment abordable. Un achat largement recommandé à ceux qui aiment se prendre la tête sur des jeux qui sortent des sentiers battus, comme on en trouve sur PlayStation Portable.
Le Village PF

Graphismes
6 / 10Graphismes simples, qui vont à l'essentiel, mais au level design exemplaire et à la lisibilité parfaite.
Jouabilité
8 / 10Prise en main immédiate grâce à des commandes simples, difficulté progressive mais très élevée vers la fin.
Son
8 / 10La musique d'ambiance est reposante, douce, très jazzy mais un peu répétitive compte tenu du temps que l'on passe sur le jeu.
Durée de vie
9 / 10Durée de vie énorme : 56 niveaux répartis par difficulté, trois modes de jeu et des packs de cartes à télécharger gratuitement.
Fun
8 / 10Ceux qui ont aimé les passages réflexion du dernier Ratchet & Clank seront ravis de retrouver un jeu uniquement constitué de casse-têtes.