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Dynasty Warriors

Dynasty Warriors

publié le 30 août 2005
  • 02/09/2005
  • 2005

Fer de lance des petits gars de chez Koei, Dynasty Warriors ne surprend pas en investissant la toute nouvelle console portable de Sony. La série garde un franc succès, et ce partout dans le monde ; il était fort logique d’adapter la série sur PSP. Vous l’avez aimé sur votre console de salon ? L’aimerez-vous autant sur PSP ? L’aimerez-vous tout court ?

Ce sera sans aucun doute le credo inéluctable des line up Sony : aligner Ridge Racers et Dynasty Warriors. Deux séries qui ne se ressemblent guère de par leur nature, mais qui inaugureront à chaque fois les premières machines estampillées Playstation. Preuve en est, ce nouvel opus, toujours signé par les studios Koei qui remet le couvert. Et autant être clair, il est plus question ici de régression que de progrès. Les amateurs de l’épisode 5 risqueraient de ne plus s’en remettre.Comme si vous n’y étiez pasRestons neutres, et parlons du cadre. Dynasty Warriors possède cette originalité qui donne à la série tout son caractère poétique : une Chine impériale divisée par la même envie d’unifier. Sur Playstation 2, et spécialement dans le dernier opus sorti en juillet dernier, le moteur graphique permettait de galoper dans des landes gigantesques, de sentir l’air frais du matin ou la puanteur nauséabonde des combats, et de subodorer les centaines de victimes dont vous alliez trancher le ventre.

Aujourd’hui, même s’il est clair qu’une comparaison avec l’épisode 5 serait une hérésie, il n’en reste pas moins qu’un goût amer s’en détache. Les promenades de santé sur le champ de bataille ne sont plus au goût du jour. Désormais il sera divisé en sorte de jeu de l’oie, et vous avancerez case par case. Le jeu gagne peut-être en stratégie (comme un certain Metal Gear Acid) ; il s’adapte une nouvelle fois au format portable proposé par la PSP ; mais l’impression de combat disparaît, pour laisser l’unique sensation du beat’em all, où même les stratégies peuvent être réfléchies et travaillées. La pulsion et l’excitation s’évanouissent en un soupir.

Pour plaider en faveur de Koei, il est clair qu’une telle avalanche technique telle qu’on l’a connue sur Playstation 2 serait bel et bien impossible sur PSP. Et nous avons peut-être là le meilleur compromis possible. Peut-être est-il déplacé de demander à une console portable d’imiter sa grande sœur de salon ? Toujours est-il que les adorateurs de l’épisode 5 auront certainement du mal face à une telle régression ; bien qu’elle fut nécessaire afin de proposer Sangoku Musou sur Playstation Portable.

Une fois happé par ce nouveau système de jeu, le joueur souhaitera faire ses premiers pas sur le terrain. Après avoir choisi les officiers qui vous accompagneront le long de la bataille, et si vous le souhaitez après avoir lu les explications liées au background (Koei, toujours très tatillon sur ce point précis de la série), vous serez immergé très vite dans des conflits souvent rapides (puisque la map est morcelée) mais efficaces. L’objectif principal étant de conquérir le château ennemi (souvent situé en bout de carte), vous devrez élaborer une stratégie pour avancer, sans laisser à l’ennemi la possibilité de conquérir vos positions. Ce qui n’est pas toujours aisé.

Votre héros, choisi en début de mode, gagnera des niveaux d’expérience au fil de la carte, au fur et à mesure de ses crimes et pourra débusquer certains items bonus lâchés par des officiers ou chefs de guerre ennemis. En outre, la possibilité de combattre à cheval est toujours présente pour notre plus grand bonheur.

Certes, si l’aspect tactique de cet épisode réside dans cet ersatz sino-loufoque du jeu de l’oie, que reste t-il de nos combats ? Et bien, ce n’est pas si vide que ça. Tout d’abord, il vous faudra choisir soigneusement vos officiers (et gardes du corps) qui possèdent chacun des aptitudes spécifiques. Par exemple, un tel officier pourra vous soigner, d’autres pourront tirer à l’arc, ou encore vous plonger dans une furie le temps de quelques secondes. Vous gagnerez de nouveaux officiers au fur et à mesure de vos victoires sur les troupes ennemis. Et autant dire que leur importance est capitale ; la victoire leur est souvent due.

Au final, le jeu est doté de très bonnes idées, hélas déjà exploitées dans les anciens opus. Que du bon, me direz-vous ? Je répondrai que, diable, il est désagréable d’être stoppé en pleine folie guerrière par le bon vouloir du CPU qui estime que la carte (représentée par la case de la map générale) est assez nettoyée. Même si l’objectif est atteint, il est toujours plaisant, voire reposant de trancher encore une ou deux têtes, de lâcher deux ou trois combos.Où suis-je ? Où vais-je ?D’un point de vue graphique, Dynasty Warriors est bien ce qu’on appelle un jeu de première génération. C’est flagrant, il en possède tous les symptômes : brouillard proche et épais, décors vides, mais surtout, surtout, notons la présence de latences, violentes parfois, lors de trop gros combats. C’est certes déplaisant mais ici c’est presque trop gênant. Ces lags (mode diapo dans le langage commun) vont jusqu’à empiéter sur un gameplay déjà amoché par la lenteur intrinsèque de la série.

Car parlons en, ce gameplay effectue lui aussi un retour en arrière évident. Hormis les lags, il faut signaler la véritable difficulté de se déplacer sur le terrain de combat. Se retourner est un cauchemar (à cheval, c’est le pied, vous verrez…). On se surprend à ne plus rien comprendre durant les combats ; l’impression de brouillon n’est pas si loin. Les classiques attaques Musou sont toujours présentes, vous permettant une fois votre jauge remplie de vous débarrasser d’un attroupement d’ennemis en un clic. Jouissif, il faut bien l’admettre.

Le jeu perd néanmoins un potentiel de fun en ne procurant au joueur qu’une « légère panoplie » de combos. On aurait aimé plus de possibilités, variant selon la position sur la carte (près d’un mur, pouvoir utiliser les maisons). Mais il faudra sûrement attendre un nouvel épisode, Koei peaufinant comme à son habitude avec le temps…

Les musiques plairont aux amateurs de Metal malentendants, les voix, elles, sont absentes. Les modes de jeux ne sont pas nombreux mais suffisants : Musou Mode, ou en clair le mode Histoire, le Free Mode qui permet de relancer des épisodes terminés dans le Musou Mode. Le menu option permettra de régler le niveau de difficulté échelonné en quatre niveaux : Easy, Normal, Hard et Chaos (bon courage pour ce dernier). Enfin, une fausse bonne idée ; celle de pouvoir échanger par le biais du wi-fi des officiers gagnés avec vos camarades de jeux. Allez Monsieur Koei ? La prochaine fois aurons-nous droit à un vrai mode multijoueurs permettant de s’affronter avec nos officiers chèrement remportés (et histoire de se déchirer avec ses meilleurs amis surtout).

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test écrit par Mat-


  • 5 / 10

    Graphismes

  • 5 / 10

    Jouabilité

  • 6 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

6 / 10

Verdict

En conclusion, Dynasty Warriors PSP s’avère être satisfaisant pour les adorateurs de beat’em all, en manque de sang et de combat acharné. C’est un soft sur lequel on revient facilement et dont la durée de vie (à la seule condition que vous ayez l’habitude de finir les jeux dans leur intégralité) dépasse la moyenne du genre. Les nombreux défauts effraieront les autres, ou au pire les feront hiberner jusqu’à des jours meilleurs (Tenchi no Mon, un Dynasty Warriors plus coloré ? Plus fun également). Une suite est peut-être déjà en cours d’élaboration, à n’en pas douter.

- / 10

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