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Dragon Ball Z : Shin Budokai

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Après avoir sévi sur PlayStation 2, Son Goku et ses amis viennent de débarquer sur la PlayStation Portable de Sony dans Dragon Ball Z : Shin Budokai. Un épisode inédit et portable qui lorgne sans vergogne du côté de Budokaï 3 pour son gameplay et ses graphismes. Ce n’est pas pour nous déplaire, Tenkaichi n’ayant pas fait l’unanimité auprès des fans.
 
Depuis la sortie du premier Dragon Ball Z Budokaï sur PlayStation 2, ATARI a su exploiter sa licence sans lasser les fans en sortant un jeu de baston estampillé DBZ chaque année au moins. Si le premier opus était léger graphiquement, il compensait par un excellent mode Story - le meilleur à ce jour des épisodes PS2 – et a atteint son apogée avec DBZ Budokaï 3, considéré comme le meilleur titre par de nombreux fans. Episode à part, DBZ Budokaï Tenkaichi a laissé quelques fidèles sur le carreau à cause de son système de jeu et de sa caméra perfectible. Conscient que l’aura du manga d’Akira Toriyama commence à se ternir, l’éditeur français corrige le tir en sortant deux épisodes PS2 cette année (Super DBZ et Tenkaïchi 2) et un volet portable que voici.« Le Kaméhaméha au creux de la main »Reprenant le système de jeu de l’épisode PlayStation 2, Dragon Ball Z : Budokaï 3, ce Shin Budokai est un jeu de baston 3D en face à face dans lequel s’affrontent les 18 personnages phares du manga. Au vu du dernier épisode en date (Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi) qui contenait pas moins de 50 personnages jouables, le nombre de 18 combattants peut paraître léger, à la limite du ridicule. Pourtant, les meilleurs héros et méchants de l’univers DBZ sont là : Son Goku, Gohan adulte, Gohan ado, Trunks adulte, Vegeta, Piccolo, Krilin, C18, Cell, Freezer, petit Buu, Cooler, Broly, Vegeto, Gogeta, Gotrunk, Janemba et le nouveau venu Païkhuan, puissant combattant tiré de Dragon Ball Z le film. A noter qu’il manque donc Goten, Trunks enfant, C16, C15, C17, Tenchinhan, Yamcha, tous les personnages du commando Gignu, les personnages de Dragon Ball et de Dragon Ball GT. Par conséquent, il est impossible d’avoir la quatrième transformation de Vegeta, de Goku ou de Gogeta, tout l’univers du jeu tournant autour des premiers DBZ et du film Fusion. On comprend bien qu’un UMD ne peut pas contenir autant de données qu’un DVD mais avec un petit effort, le chiffre pouvait facilement atteindre 25 – 30, surtout quand on apprend que Tekken Dark Resurrection contiendra 35 personnages customisables. C’est d’autant plus rageant qu’il est possible de télécharger du contenu sur son Memory Stick comme pour WipeOut Pure...avec un petit effort de la part des développeurs. Passons sur ce détail pour aller à l’essentiel : les combats.

Les combats sont toujours aussi dynamiques, impressionnants et jouables. Ce n’est un secret pour personne, la croix directionnelle de la PSP a ce petit défaut de rendre délicat les diagonales. Heureusement, DBZ n’en tient absolument pas compte puisque les boules classiques s’envoient avec le bouton Rond, les kaméhaméha avec avant + rond, une autre attaque avec arrière + rond et l’attaque ultime avec haut + rond. Le bouton L sert à charger son Ki et le bouton R à faire un rush sur l’ennemi et, contrairement à Tenkaichi, il est possible de se changer en super guerrier en cours de partie avec rond + bas, les boutons Carré et Triangle servent alors pour les attaques pieds/poings et le bouton Croix à se protéger. La jouabilité est donc parfaite et, même s’il est toujours impossible de voler librement, tourner autour de l’ennemi est un jeu d’enfant, ce qui permet d’esquiver la plupart des attaques à distance. Et c’est tant mieux puisqu’en simplifiant la prise en main, les développeurs ont favorisé l’abus d’attaques ultimes, un Genkidama se lançant aussi facilement qu’un Kaméhaméha de base. Résultat, le jeu devient moins technique mais plus bourrin et à la limite de l’anti-jeu avec certains persos (immobiliser un adversaire avec les beignets intergalactiques de Gotenks avant de lancer son attaque ultime) et favorise l’éclat visuel et la débauche d’énergie à l’apprentissage par cœur de coups spéciaux.

A noter que vous ne pourrez avoir qu'une forme de transformation possible pendant le combat. N'espérez donc pas choisir Goku et passer de Super Guerrier à Super Guerrier 2 ou 3. Heureusement, pour palier ce problème, il sera possible de choisir directement un personnage transformé en Super Guerrier 1, 2, ou 3 (pour Goku) avant de rentrer dans le combat. Comme d'habitude il faut trois niveaux de ki pour se transformer et quand la jauge est vide le personnage redevient un être normal. Et si vous avez choisi un personnage déjà transformé, vous n'aurez pas à passer par les transformations intermédiaires pour atteindre celle sélectionnée avant le combat, vous y arriverez directement à la première transformation. Il faudra donc bien choisir son combattant et sa forme (la plus forte généralement) avant d'entrer dans l'arène. Un épisode magnifique et spectaculaireVersion PSP oblige, les décors (dont le niveau inédit de l’enfer du film Fusion) ne sont pas destructibles comme sur PlayStation 2 mais restent très soignés et fidèles à l’ouvrage d’origine. La réalisation d’ensemble est d’excellente facture avec des personnages finement modélisés en cell shading et des effets spéciaux à se brûler la rétine, il suffit de voir un Final Flash pour s’en convaincre : la PSP en a dans le ventre ! Enfin, les fans seront heureux d’apprendre que les voix japonaises ont été conservées et que l’ensemble du jeu est localisé en français.

Niveau modes de jeu, vous pourrez compter sur le mode Route du Dragon (histoire), le mode arcade (combat rapide), le mode Epreuve Z (contenant les modes survival et time attack), le mode entraînement, la boutique et le mode réseau. La déception vient du fait que contrairement aux autres épisodes le mode histoire ne reprend pas l’arrivée des sayens, le combat contre Freezer, Cell ou Buu mais prend comme départ le film Fusion avant de partir dans des délires à base de failles spatiaux temporelles incohérentes et de transformations de Janemba dans lesquelles Gohan adulte rencontre Gohan ado par exemple, le tout enrobé de pages de dialogues longs et insipides que l’on zappe très vite pour passer au combat. Pas de cinématique ou de cut-scène, mais uniquement des images fixes et du texte, on a connu mieux comme immersion dans une histoire.

Les combats rapportent alors des zénies (une monnaie virtuelle) qu’il ne faut pas claquer dans l’achat de capsules de compétences comme sur PS2 mais dans des éléments (dessins, artworks...) nécessaires à la réalisation de fonds d’écrans originaux. C’est la deuxième déception du jeu : les personnages ont toutes leurs attaques ou presque dès le début du jeu et l’argent ne sert qu’à acheter des items pour se faire des wallpapers personnels, avouez que cela ne vaut pas tellement la peine de se fatiguer à gagner de l’argent… On aurait aimé suggérer aux développeurs de virer cette partie créative inutile et de rajouter des personnages supplémentaires à la place mais bon… pour l’épisode 2 peut être ? Immédiatement la crainte de voir la durée de vie du jeu réduite à peau de chagrin est justifiée en raison de l’absence d’upgrade de ses personnages et d’un nombre suffisamment conséquent de combattants à débloquer, d’autant qu’il sera impossible d’affronter des joueurs du monde entier, le mode Wifi (excellent) n’étant que local... Dommage.

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test écrit par Vincent


  • Graphismes

    8 / 10

    Le moteur de DBZ Budokaï 3 est ici exploité à la perfection : le jeu est sublime et rapide. On adore !

  • Jouabilité

    8 / 10

    Les développeurs ont pris conscience du problème qu’a la PSP avec les quarts de cercles et ont facilité les exploits individuels rendant le jeu très (trop) accessible.

  • Son

    7 / 10

    Les voix japonaises sont là pour l’ambiance mais les musiques sont déjà connues. Les sons des effets spéciaux sont spectaculaires.

  • Durée de vie

    6 / 10

    Une fois le mode story bouclé, il ne vous reste plus que les modes arcade et survie pour vous distraire. Ou alors, trouvez des amis possesseurs d’une PSP et du jeu !

  • Fun

    7 / 10

    C’est toujours aussi bon de lâcher un bon gros Final Flash en public ! Les fans seront aux anges, les autres attendront Tekken Dark Resurrection pour un peu plus de technique.

• Les graphismes sont aussi beaux que sur PlayStation 2, l’animation plus rapide
• Un personnage inédit et surpuissant !
• Enfin un bon jeu de baston sur PSP !

• Seulement 18 personnages, pas beaucoup comparé à la concurrence
• Le jeu n’est pas très technique, trop bourrin avec certains adversaires
• La durée de vie est plutôt courte, la faute à un mode story bâclé

7 / 10

Verdict

En résumé Dragon Ball Z Shin Budokaï nous a fait une forte impression par ses qualités esthétiques, l’ambiance qu’il dégage et l’aisance de sa maniabilité mais déçoit au regard de sa durée de vie, le mode histoire n’étant pas particulièrement intéressant et l’upgrade des combattants ayant disparu. De plus, cet épisode PSP – bien qu’étant un très bon jeu de baston fidèle à l’univers du manga – manque clairement de profondeur et de technique pour intéresser les férus de quarts de cercle. Mais après tout, fallait-il en attendre plus d’une version portable ?

- / 10

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Dragon Ball Z : Shin Budokai

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