Test de jeu / PSP / Dante's Inferno

- publié le 28 février 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :12/02/2010
- Développeur :EA Redwood Shores
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Horreur
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Design, Réalisation, Conclusion
Après un passage sur PlayStation 3 dans l’ombre du très attendu God of War III, Dante’s Inferno débarque sur la portable de Sony dans une version des plus respectueuses du format de poche. Les amateurs d’action peuvent préparer leurs doigts.
Développée par la même équipe que la version PlayStation 3, Dante’s Inferno est la dernière production des créateurs de Dead Space. Visceral Games a déjà prouvé son talent sur la console de salon Sony, et c’est donc rassuré que l’on découvre le logo du studio en début de partie. Dante’s Inferno est l’adaptation libre de la célèbre Divine Comédie de Dante Alighieri. Bien sûr, le poème italien est largement modifié afin de nous offrir un jeu d’action dans la droite lignée d’un God of War. C’est plutôt une bonne chose puisque depuis la sortie du Dieu de la Guerre sur PlayStation Portable il y a déjà deux ans, les joueurs n’avaient pas eu grand-chose à se mettre sous le pad en termes de défouloir sur PSP. Mais maintenant, place à l’action.L’Enfer de DanteLe jeu démarre sur une cinématique de qualité DVD, comme on en retrouvera nombre d’autres en cours de partie, narrant les mésaventures de Dante avec un style parfois bande dessinée pour les flashbacks. Bien qu’un peu déplacés compte tenu de la violence de ces dessins, ces images ne sont pas sans rappeler les exploits de Kratos en visuels fixes durant le premier God of War. M’enfin, elles ont le mérite d’être explicites et de bien mettre en scène l’évolution du scénario.

Notre chevalier, en pleine période des Croisades, a laissé sa bien aimée Béatrice au pays pendant qu’il suit l’évangélisation de la Terre Sainte. Des plus croyants, Dante va jusqu’à se coudre une croix sur le torse en signe de courage. Pourtant, ses nombreux crimes pas toujours justifiés le conduisent directement devant la mort lorsqu’une rébellion de grande ampleur éclate dans la prison qu’il surveille. La faucheuse en personne se déplace pour lui demander son âme mais notre bougre ne l’entend pas de cette oreille. Après un rapide tutorial contre des esclaves bien faibles, votre premier vrai combat sera contre ce symbole maintes fois imité, jamais égalé. Rassurez-vous, le duel tourne à l’avantage de notre héros qui s’empare même de la faux en guise de trophée. Sans quoi, il n’y aurait pas de jeu !
De retour dans son foyer, notre cavalier découvre horrifié le corps de sa femme, seins nus, sans vie, mais dont l’esprit lui délivre un dernier message : « viens libérer mon âme des griffes de Lucifer ! ». Armé de la faux de la mort et de la croix sacrée de Béatrice, Dante n’a plus rien à perdre et fonce tête baissé jusqu’aux portes de l’Enfer. L’aventure peut commencer.Absoudre ou punir, telle est la questionComme indiqué plus haut, Dante’s Inferno est un beat them all largement inspiré de la cultissime série God of War. D’ailleurs, les joueurs qui connaissent les aventures portables de Kratos se retrouveront en terrain connu puisque la jouabilité est ici identique. Le personnage se dirige avec le stick analogique, le bouton croix lui sert à faire un saut (et un double saut quand il est pressé en l’air), le bouton carré sert à asséner des coups rapides mais plus faibles que les coups violents délivrés par le triangle. Le bouton L sert à se protéger et la combinaison L + R associée à une direction sert pour les roulades. On nage en plein Chains of Olympus à la différence de deux actions : le bouton Rond qui sert à brandir la croix sacrée de Béatrice (utile pour des attaques à distance) et le bouton R qui sert de prise au corps. En plein combat, lorsque l’ennemi est sur le point de trépasser, cette prise place Dante dans la peau d’un juge : il peut punir le damné ou au contraire l’absoudre de ses péchés.

Au-delà de toute considération morale, ce choix influe sur l’évolution des capacités d’attaque de notre pourfendeur. Concrètement, punir les ennemis fait grimper une jauge qui augmente le niveau d’efficacité de votre faux tandis que l’absolution booste progressivement l’effet de la croix sacrée de Béatrice. A chaque niveau, de nouvelles techniques peuvent être achetées à l’aide des âmes (des orbes) récupérées sur les dépouilles. Si l’opération est facultative, elle fait gagner des compétences beaucoup plus vite. A vous de choisir la priorité que vous souhaitez donner à vos combats puisque de toute façon l’aventure est suffisamment chargée d’âmes pour remplir à fond les niveaux des deux armes dès la première partie. Au-delà des simples ennemis, quelques célèbres damnés attendent votre délibération. Ainsi, les âmes de Ponce Pilate ou bien d’Orphée pour ne citer qu’eux attendent votre jugement : punition ou absolution. Sachant qu’en plein combat l’absolution des péchés demande de tapoter sur le bouton Rond à outrance, je vous suggère de punir vos ennemis mais d’absoudre les damnés, nettement plus riches en orbes.
Comme vous l’avez lu plus haut, le jeu reprend le classique système d’orbes de couleurs comme système d’évolution, mais aussi pour la magie et les soins. Ainsi, les orbes de couleur verte vous font gagner de la vie quand les violettes vous font gagner de la magie et les blanches de l’expérience. Une expérience indispensable pour progresser et acheter de nouveaux coups. Les combos sont nombreux et se débloquent assez rapidement, ce qui permet de profiter plutôt vite de coups puissants et spectaculaires, la caméra allant jusqu’à zoomer sur Dante lors des meilleurs moments. Les magies, utiles mais peu nombreuses, se débloquent en exterminant des boss et peuvent être utilisées avec une direction de la croix directionnelle. On notera par exemple une attaque qui laisse une trainée de glace derrière Dante ou une boule d’énergie violette qui, en plus de le protéger, cause des dégâts aux ennemis situés près de vous. A utiliser qu’aux meilleurs moments donc.

| page suivante › |
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Design, Réalisation, Conclusion
Le Village PF
