Test de jeu / PSP / Dante's Inferno
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Design, Réalisation, Conclusion
Un jeu bien défoulantDante parcourt les neuf cercles de l’Enfer, déterminé à libérer sa douce. Entre les Limbes, la Luxure, les Gourmands, les Avares et les Prodigues, les Coléreux et Mélancoliques, les Hérétiques, les Trompeurs et les Traîtres, vous verrez du pays. Chaque cercle donne lieu à un décor qui lui est propre et surtout à un bestiaire légèrement modifié. Les ennemis de base – de simples damnés – sont présents dans pratiquement chaque niveau mais quelques guests viennent leur prêter main forte. Ainsi, dans les limbes, Dante retrouve des enfants non baptisés, maudits à jamais, qui se retrouvent à lui foncer dessus, des lames à la place des bras. Dans la luxure, ce sont des femmes rapides et mortelles qui fondent sur lui et l’attaquent avec une sorte de langue rétractable. Que dire alors de la gourmandise et de ses ennemis obèses qui vous vomissent dessus, vous voyez un peu le principe.

Les ennemis de base peuvent être dissouts en quelques coups mais les plus virulents demandent un petit quick time event, généralement en pressant le bouton rond jusqu’à ce que mort s’en suive. Un principe que l’on retrouve également sur les monstrueux boss du jeu, que l’on achève en pressant la bonne touche au bon moment. Impressionnants par leur taille – réduisant par conséquent l’envergure de Dante – les gardiens des cercles nécessitent un minimum de stratégie pour comprendre leur point faible et l’exploiter jusqu’à la mort. Entre Charon (le passeur de l’achéron), Cerbère, Marc Antoine et bien d’autres, vous verrez du beau monde.
Les combats sont au cœur du gameplay, multipliant les affrontements dans des salles fermées, sur des sols en mouvements, dans des couloirs ou pendant des écroulements. Des coups circulaires, d’autres qui envoient dans les airs avec le combo qui suit, des prises, des contres, des explosions de foi la croix à la main : on s’amuse, on se défoule et on y revient. Quelques interrupteurs à enclencher, quelques échelles à descendre et quelques murs à escalader serviront d’entracte entre deux rounds. Les passages de plateforme ne sont pas les plus nombreux et ne posent aucun problème en raison d’une caméra fixe qui n’est ni trop proche ni trop éloignée de notre personnage. Avancer reste un plaisir.
Le système de choix entre punition et absolution mis à part, le jeu n’invente rien niveau gameplay et se contente de resservir des veilles recettes toujours aussi efficaces. S’il n’innove pas, Dante’s Inferno a le mérite d’imiter avec soin le ténor du genre, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Une belle contrefaçon qui mérite toute notre attention, surtout sur PSP où le genre n’est pas des plus répandus. De mémoire, à part l’adaptation plutôt médiocre de Ghost Rider, personne n’est venu défier Kratos sur son terrain.Techniquement soignéDante’s Inferno fait un travail de fond des plus convenables et n’en néglige pas la forme pour autant. Cette version PSP fait honneur aux capacités de la console de Sony avec des personnages bien modélisés – surtout concernant les gardiens des cercles – qui s’animent avec classe, sans qu’aucun ralentissement ne vienne perturber le jeu. A voir Dante se déplacer avec grâce et vitesse, on se dit que le garçon a le diable au corps. Les niveaux sont eux aussi surprenants de finesse avec des murs couverts d’âmes perdues en mouvements, des flammes qui virevoltent sous la pression du vent, des éclairs qui balaient le ciel grisâtre. C’est du beau travail que l’on prendra soin d’admirer dans le noir le plus complet, le jeu étant suffisamment sombre pour rendre le jeu diurne pratiquement impossible, même avec l’éclairage à fond.

Ceci dit, on peut tout même reprocher au jeu un manque de variété dans les décors, alternant en permanence entre les teintes grises, oranges, ocres ou violettes. Le jeu n’offre pas la variété de son principal concurrent, mais c’était à prévoir compte tenu du postulat de départ. Enfin, malgré la bonne volonté des designers, on ne peut pas vraiment dire que Dante fait preuve d’un charisme mémorable…
Ceux qui auraient adoré la version PlayStation 3 et qui voudraient se plonger dans la version nomade seront attentifs à quelques disparitions. Les reliques qui permettaient d’améliorer vos compétences sont aux abonnés absents, tout comme la jauge de rage qui faisait bouillir notre héros une fois pleine, ce qui rendait certains combats bien plus simples. De même, certains niveaux sont raccourcis afin de faire tenir le tout sur un simple UMD, mais ces coupes ne seront visibles que par les comparateurs, ceux qui découvrent le jeu n’y verront que du feu. Même dans ces conditions, comptez bien sept à huit heures de plaisir pour en faire le tour une première fois, et pour débloquer par la même occasion le mode de difficulté le plus élevé et une bande dessinée dans le menu Extras.
Enfin, terminons ce test en recommandant aux joueurs de se saisir d’un casque pour profiter des très belles musiques et des doublages français de qualité, ce qui n’est pas toujours le cas.

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• Action dynamique et impressionnante
• Maniabilité aux petits oignons
• Réalisation soignée
• Aucune originalité
• Quelques coupes par rapport à la PS3
• Décors peu variés
Verdict
Dante's Inferno version PlayStation Portable est réalisé par Visceral Games avec le même soin que la version PlayStation 3. L'action y est dynamique, intense, les combats contre les gardiens sont impressionnants et la réalisation fait honneur à la machine. Graphismes, animation, musiques, tout contribue à voyager en enfer même si certains observateurs remarqueront quelques coupes dans les niveaux et l'absence d'options visibles à la maison. Depuis Chains of Olympus, on n'avait pas pris un tel pied sur PSP.
Le Village PF

Graphismes
8 / 10La réalisation est de qualité, aussi bien pour la modélisation des personnages que dans les décors, peu variés mais agréables à l'œil.
Jouabilité
8 / 10Identique à Chains of Olympus, la prise en main est immédiate et la fluidité ne fait jamais défaut au jeu.
Son
8 / 10Musiques symphoniques à écouter au casque, accompagnées de doublages français et d'effets sonores crédibles.
Durée de vie
7 / 10Comptez entre sept et huit heures pour le finir une première fois, un peu plus si vous voulez délivrer tous les damnés.
Fun
8 / 10Le jeu se place sans problème comme un bon palliatif à God of War Chains of Olympus. Plein d'action, jouissif et tape à l'œil, un achat recommandé.