Test de jeu / PSP / Crazy Taxi: Fare Wars

- publié le 14 octobre 2007
- Etat : Disponible
- Date de sortie :09/2007
- Développeur :Sniper Studios
- Distributeur :Sega
- Genre :Course
- Nb de joueurs :1 à 2
En 1999, les salles d’arcade accueillent Crazy Taxi, un jeu de caisses explosif mettant en scène des chauffeurs de taxi déjantés que rien n'arrête quand il s'agit de mener un client le plus rapidement possible à destination. Fin septembre 2007, la PlayStation Portable accueille un opus particulier intitulé Crazy Taxi Fare Wars. En voiture !
C'est à Sniper Studios que l'on doit ce Crazy Taxi Fare Wars qui regroupe en fait Crazy Taxi et Crazy Taxi 2 sortis respectivement en 2000 et 2001 sur Dreamcast.Crazy Taxi 1Le premier Crazy Taxi propose 5 modes de jeu. Le mode Arcade se subdivise en 4 possibilités : règles d'arcade, travaille 3 minutes, travaille 5 minutes et travaille 10 minutes, même topo pour le mode Original. Viennent ensuite le mode multijoueur et le mode Crazy Box.
Dans les modes Arcade et Original, le principe du jeu est simple : amener le plus de clients possible à destination et se faire un maximum d'argent. Si vous n'êtes pas pressé, les règles d'arcade vous conviendront parfaitement. Si vous préférez les parties rapides, adaptez le jeu à votre timing avec l'option travaille 3, 5 ou 10 minutes.

Le mode Crazy Box correspond à une série de défis que le joueur doit relever et qui l'aideront à maîtriser toutes les petites subtilités de la conduite. Exemple de défi : crever tous les ballons en un temps limité, faire un saut de telle longueur, lancer une balle de golf le plus loin possible, etc ....
Principale nouveauté de cette édition : le mode multijoueur. Limité à deux joueurs seulement, en Ad-hoc ou chacun son tour sur la même console, il vous permet de vous affronter en time trial ou en compétition grâce au mode c-r-a-z-y où le premier joueur qui réussit à réunir toutes les lettres perd la partie. Une petite nouveauté bien maigre donc qui plaira tout de même aux joueurs avides de compétition.
Côté options, on peut paramétrer le temps, la difficulté de la circulation et la possibilité de déverrouiller ou non les bonus.
Le résumé de vos performances est disponible dans le menu Records.Crazy Taxi 2Le deuxième volet de la franchise reprend les mêmes bases que le premier. On retrouve donc le mode Around Apple et Small Apple, les équivalents des modes Arcade et Original du premier opus. Crazy Pyramid reprend le principe de la Crazy Box, c'est à dire des mini défis bien fun à réaliser et le mode multijoueur est toujours présent, encore une fois limité à deux joueurs et toujours en Ad-hoc ou chacun son tour.

Le mode Replay est le seul mode supplémentaire de cette deuxième itération. Il vous permet d'enregistrer une partie en choisissant le point de départ, le chauffeur et la musique. Une fois la partie finie, vous aurez tous le loisir de regarder vos exploits sous différents angles de caméra.Conduite & techniqueQui dit Crazy Taxi dit jouabilité arcade. Ici la PlayStation Portable assure sa part du marché grâce à sa prise en main immédiate : on accélère avec le R, on freine avec le L. La touche Carré sert à prendre en compte un client et à valider l'arrivée à la destination, le rond permet d'enclencher la marche arrière ou avant alors que le triangle sert à klaxonner ou à effectuer un Crazy Hop dans Crazy Taxi 2.
L'argent coulera à flot si vous êtes rapide sur la route et également si vous vous montrez kamikaze en réalisant des sauts vertigineux ou en frôlant les voitures. Heureusement ces « obstacles » ne vous ralentiront pas trop si vous les percutez par mégarde.

Techniquement parlant, le titre de Sega n'a pas vraiment bougé. Notre beau taxi jaune traverse les rues de cette ville croisement entre New York et San Francisco : la circulation est bien présente mais manque de diversité, quelques badauds traînent sur les trottoirs et les bâtiments se ressemblent tous. L'impression de vitesse semble moins importante que sur Dreamcast mais procure tout de même de bonnes sensations. On notera quelques bugs d'affichage comme les textures de la route qui ne s'affichent pas par moment.
Si pour vous Crazy Taxi rythme avec The Offspring, vous serez forcément déçu. Le groupe de punk rock américain est en effet absent de cette édition mais d'autres musiques, dans le même style, sont tout de même là pour dynamiser les courses. Si vous n'êtes pas rock, sachez qu'il est possible d'importer ses propres musiques dans le jeu, le must. Mis à part ça, vos passagers se montrent plutôt bavards avec des cris d'extase quand votre conduite le justifie, des remerciements si vous arrivez à temps ou des insultes si vous êtes lent.
La diversité des situations fait que l'on s'ennuie très rarement et que l'on peut passer des heures sur le jeu. L'implémentation de parties rapides de 3, 5 ou 10 minutes est une très bonne idée et plaira à tous ceux qui ont envie de passer le temps en compagnie de ces chauffeurs déjantés.

• Deux Crazy Taxi en un
• La bande son personnalisable
• Les parties rapides
• Peu de nouveautés
• La pauvreté du mode multi
Verdict
En résumé, Crazy Taxi Fare Wars a tout pour plaire si vous avez envie de retrouver tout le fun de l'époque. Malgré quelques défauts techniques et un manque flagrant de nouveautés, on s'amuse comme un fou que ce soit pour une partie rapide ou pendant quelques heures, seul ou à deux. Signalons pour finir que le jeu est vendu à 30 euros chez tous les distributeurs.
Le Village PF

Graphismes
6 / 10Une bonne dose d'aliasing s'est incrustée dans cette version PSP qui conserve tout de même le charme visuel de l'original.
Jouabilité
6 / 10Prise en main immédiate pour ce titre arcade à souhait. Ça manque un peu de fluidité mais on s'y habitue vite.
Son
7 / 10La bande son rock colle toujours aussi bien au jeu. Le fait de pouvoir mettre sa propre bande-son est un plus indéniable.
Durée de vie
5 / 10Deux possibilités : vous vous acharnez à battre tous les records ou vous ne faites que des parties rapides juste pour passer le temps.
Fun
7 / 10On s'éclate toujours autant à traverser la ville comme un dératé pour remplir son contrat et se remplir les poches par la même occasion.