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Test de Mad Max sur PS4

Mad Max

Mad Max

Un désert post-apocalyptique fréquenté par des cinglés ultra-violents aux commandes de bolides improbables : voilà le décor du jeu Mad Max proposé par Warner Bros, qui respecte là totalement les règles de bases édictées par les films de la série éponyme. Seulement voilà les longs métrages du célèbre guerrier de la route avaient tous une histoire à raconter, et évitaient de nous repasser la même scène toutes les dix minutes !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses commencent relativement mal pour Max : tranquillement installé au volant de sa mythique voiture Interceptor, voilà qu’il est pris en chasse par trois engins pilotés par les sbires de Scrotus le Scabreux, dictateur local qui voit d’un mauvais œil qu’un étranger s’aventure sur les Terres Désolées. Malgré une belle manœuvre qui lui permet de se débarrasser rapidement de ces gêneurs, notre héros est quelques secondes plus tard victime d’une embuscade menée par son nouvel ennemi juré, et se voit confisquer ses fringues, son équipement et son précieux bolide. Ni une ni deux il saute sur l’immense véhicule du chef de meute, et parvient au terme d’un combat inégal à lui enfoncer sa propre tronçonneuse dans le crane. Malheureusement l’attaque ne s’avère pas décisive, et Max est éjecté de cet ersatz de char d’assaut comme un malpropre !

Votre but ? Construire une voiture !

Mal en point et sans moyen de locomotion, il croise rapidement la route d’un étrange personnage baptisé Chumbucket, mécano de son état légèrement disjoncté : celui-ci propose à Max de l’emmener dans sa cachette où il garde un squelette de voiture prometteur, qui deviendra moyennant quelques travaux la puissante Magnum Opus. Le deal est simple : Chum (c’est son petit nom !) indique où trouver les pièces permettant de transformer l’épave en engin de combat, et Max va les récupérer en éliminant les hommes de Scrotus qui se dressent sur son chemin.

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Partant de là, vous vous lancerez à la conquête d’un vaste territoire comptant cinq régions différentes : trois d’entre elles adoptent la même structure avec une division en cinq zones, la quatrième est un désert géant et la cinquième est la seule vraie ville du jeu baptisée Pétroville (Gastown en anglais). Mais voyons donc plus en détail ce qui vous attend au sein des Terres Désolées !

Un air connu

A l’instar d’un Far Cry ou d’un Assassin’s Creed, les différentes régions sont au début du jeu totalement soumises à Scrotus qui y a installé des épouvantails (sortes de totems métalliques crachant du feu), des snipers, des stations de pompage et des camps. Ses hordes de cinglés s’amusent aussi à patrouiller en convois le long de certains itinéraires pour repérer et abattre ceux qui n’auraient rien à y faire. Bien sûr vous démarrerez votre aventure à l’aveugle, en sillonnant les routes au volant de la Magnum Opus afin de révéler peu à peu les lieux dignes d’intérêt. Pour accélérer la manœuvre, il sera toutefois plus judicieux d’utiliser le ballon de la zone, faisant office de poste d’observation, qui vous permettra grâce à vos jumelles de marquer sur la carte l’emplacement des différents éléments. A partir de là, ce sera à vous de choisir où vous rendre et d’affronter les dangers qui vous attendent, l’idée étant d’éliminer toute présence de Scrotus dans chaque zone afin de faire ami-ami avec le seigneur de la région qui trône dans sa forteresse : plus vous le libèrerez du joug du despote, plus il sera enclin à vous venir en aide !

Sans aucune défense mais plus ou moins solides, les épouvantails sont des cibles privilégiées pour démarrer le nettoyage d’une zone : au volant de votre bolide il vous suffit de viser la structure avec votre grappin (manipulé par Chum) et d’accélérer afin de la faire tomber. La manœuvre vaut aussi pour les snipers, même s’il est plus jouissif de les viser directement pour les transpercer que de faire s’effondrer leur tour de guet. Pour les moins fonceurs, une autre option consiste à se poster à quelques centaines de mètres du tireur d’élite et à utiliser votre propre fusil de précision pour l’envoyer ad patres : sympathique mais pas vraiment recommandé étant donné le peu de munitions disponible tout au long de l’aventure…

Les stations de pompage et les camps constituent quant à eux une cible bien plus intéressante mais aussi bien plus dangereuse pour Max. Sachez d’abord que ces constructions disposent de défenses extérieures qu’il vous faudra soit contourner, soit éliminer, avant de faire votre entrée à pied : du sniper au lance-flammes en passant par le lance-roquettes, il vous faudra une fois de plus recourir à votre grappin à tout faire pour vous en sortir indemne. Une fois entré, votre objectif consistera soit à détruire des installations, soit à éliminer tous les ennemis, soit encore à battre le caïd du camp faisant office de boss. L’idée aurait pu être intéressante à défaut d’être novatrice, mais on comprend rapidement qu’il n’existe en fait que deux types de boss différents dont l’apparence est légèrement modifiée d’un camp à l’autre. Dommage, d’autant que les ennemis de base sont eux relativement variés dans leur physique comme dans leurs attaques. A ce sujet, précisons que les camps sont souvent surveillés par un bibendum suspendu baptisé « l’aboyeur », qui donnera l’alerte dès qu’il vous aura repéré : si vous ne le faites pas taire rapidement (ce qui est pourtant aisé puisqu’il tient curieusement toujours un baril d’explosif dans les mains…), il galvanisera ses troupes qui se montreront encore plus agressives !

Histoire de vous faciliter un peu la tâche dans votre assaut des camps, vous trouverez de temps à autres des personnes prêtes à vous donner des informations sur votre cible : nombre et type de défenses extérieures, pièces cachées renfermant un butin, accès secret permettant d’entrer incognito… Dans le même ordre d’idées, vous croiserez parfois la route d’un petit groupe d’individus assoiffés : partagez le contenu de votre gourde et ils vous confieront quelques petits secrets voire parfois toutes leurs richesses.

Des activités annexes sans surprise

Lorsqu’il n’est pas occupé à attaquer les installations de Scrotus, Max peut se livrer à une exploration de son environnement en commençant par les nombreuses décharges qui s’y trouvent. Généralement protégées par une poignée d’ennemis seulement et arborant un design souvent très simple, on peut en faire le tour très rapidement et ainsi récupérer sans forcer quelques objets qui se révèleront bien utiles durant l’aventure.

On trouve en premier lieu parmi ces objets la ferraille, qui fait ici office de monnaie, et qui vous permettra d’acheter de nouvelles pièces pour la Magnum Opus (moteur, nitro, pointes anti-abordage, brûleurs latéraux, harpon de feu…) ainsi que de l’équipement (un blouson qui réduit les dégâts encaissés, une barre à mine pour ouvrir certaines caisses et portes) et des capacités pour Max (de nouveaux coups à utiliser en combat). Vous pourrez aussi récupérer des munitions (pour votre fusil, votre fusil de précision ou le harpon de feu de la voiture), de l’eau (stockée dans votre gourde et qui vous permet de récupérer de la vie) et de l’essence (indispensable pour alimenter la voiture et quelques autres engins). Les éléments de projet vous permettent quant à eux de construire certains dispositifs dans les quatre forteresses, chacun vous conférant un bonus lorsque vous passez dans le bâtiment : récupération de santé, d’eau, d’essence, de munitions… Enfin les reliques historiques vous en apprennent un peu plus sur les évènements ayant conduit à la situation actuelle et font office d’objets à collectionner.

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Dans le même genre, sachez qu’il est possible de voler les véhicules de vos ennemis pour en faire la collection, certains d’entre eux vous permettant en outre de récupérer une grande quantité de ferraille. Vous pourrez aussi débloquer différentes configurations de la Magnum Opus, baptisées « Archanges », certaines d’entre elles étant nécessaires à l’accomplissement de missions particulières.

Au fil de l’aventure, vous engrangerez des jetons spéciaux que vous pourrez ensuite échanger auprès d’un individu nommé Griffa afin d’améliorer vos capacités de base. Vous pourrez par exemple choisir d’augmenter votre jauge de vie, d’être plus efficace avec une arme au corps-à-corps, ou encore de récupérer plus de ferraille durant les phases d’exploration. Curieusement, vous pourrez aussi baisser votre consommation d’essence ou améliorer la récupération de santé lorsque vous consommez de l’eau ou de la nourriture…

Une expérience un peu bancale

Vous l’aurez compris Mad Max offre différentes activités largement centrées sur le combat à pied ou en voiture. Le hic, c’est que seuls les affrontements sur route parviennent vraiment à retranscrire l’intensité des films : attaquer un convoi de Scrotus au volant d’une Magnum Opus suréquipée a quelque chose de grisant, et l’on enchaîne les attaques en projetant notre bolide contre notre cible, en faisant sauter son blindage morceau par morceau grâce au grappin, ou en tirant un bon coup de fusil dans son réservoir exposé. L’action est alors débridée et franchement prenante.

Malheureusement les phases de combat à pied se montrent bien moins convaincantes : reprenant le système en vigueur dans L’Ombre du Mordor et dans les Batman Arkham, Mad Max offre sans surprise des affrontements à base d’attaques (Carré) et d’esquives (Triangle) mais oublie d’offrir une panoplie de coups suffisamment riche et des ennemis suffisamment retors pour maintenir l’intérêt sur la durée. Alors certes Max entre en mode fureur après quelques prunes bien administrées, dispose de surins pour des finish rapides, et peut se servir de son fusil ou d’armes piquées à ses ennemis pour varier les plaisirs, mais on comprend rapidement qu’enchaîner les coups et esquiver lorsque l’icône correspondante s’affiche suffit à venir à bout des combats. D’ailleurs si les premiers affrontements impliquant quatre ou cinq adversaires deviennent vite lassants, ceux subis par la suite avec une petite dizaine d’individus ne se montrent ni plus risqués ni plus palpitants…


Mais pour être honnête, le plus gros problème de la dernière production d’Avalanche Studios tient plus à sa structure qu’à son gameplay à proprement parler : comme la plupart des jeux à monde ouvert celui-ci offre son lot de missions principales et secondaires, la surprise étant que les premières se comptent sur les doigts des trois mains d’un irradié (entendez par-là qu’il n’y en a que quinze !). On pourrait alors légitimement penser que l’affaire sera vite pliée, sauf qu’Avalanche Studios a décidé de changer quelque peu les règles : il ne suffit pas ici de terminer une mission principale pour avoir accès à la suivante. Comme indiqué plus haut, certains objectifs nécessitent en effet de disposer d’une configuration précise de la Magnum Opus et donc de pièces bien spécifiques. Le hic, c’est que les pièces en question sont souvent bloquées pour une raison X ou Y : le jeu peut par exemple exiger que vous ayez atteint un certain rang pour vous laisser acheter l’élément en question. Plus étonnant, il se peut que vous deviez faire baisser l’influence de Scrotus dans une région jusqu’à un niveau donné pour y avoir accès ! Pire, on peut vous demander de remplir une mission secondaire sans aucun rapport avec la pièce en question avant de vous permettre de l’acquérir… Bref, si le scénario principal du jeu n’est déjà pas folichon, il nous semble quasiment malhonnête de rallonger artificiellement sa durée de vie par de tels procédés. Si encore les objectifs annexes en question permettaient de sortir de la routine exploration/attaque de camp/attaque de convoi, ils seraient vraisemblablement les bienvenus, mais on comprend vite qu’ils n’en sont qu’une énième itération.

Une belle plongée dans les Terres Désolées

Si Mad Max ne convainc pas totalement du point de vue de son gameplay ou de sa structure, il devrait en revanche sans mal séduire les fans des films par son ambiance. Dans son rendu d’abord, le jeu rappelle immanquablement le quatrième long-métrage sorti il y a quelques mois avec son énorme aire de jeu, certes post-apocalyptique et donc largement dénuée de vie, mais pourtant très variée : on y trouve des plaines sablonneuses, des collines rocailleuses, des falaises abruptes, des canyons inquiétants et des étendues de liquides plus ou moins ragoûtants (pétrole, acide), le tout baignant dans des tons gris/marrons qui peuvent prendre des teintes beaucoup plus chaudes selon le moment de la journée. Les nuages de poussière soulevés par les véhicules sont réussis, mais ce sont surtout les tempêtes de sable et les orages qui font le show en matière d’effets spéciaux de grande classe. D’ailleurs, même si le jeu vous conseille de vous abriter à l’approche d’une tempête, n’hésitez pas à braver son souffle pour récupérer des coffres spéciaux remplis à ras-bord de précieuse ferraille !

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Du côté des petits reproches, on notera quelques textures un peu grossières de ci de là et une gestion de la lumière relativement inégale. L’animation des personnages aurait aussi sans doute pu être un peu plus souple, mais ce sont surtout les énormes ralentissements surgissant occasionnellement qui doivent être pointés du doigt : sans que l’on sache vraiment pourquoi, il arrive que le jeu se transforme en slide-show durant de longues secondes, et ce que l’on soit en voiture ou à pied. Espérons qu’un patch réglera définitivement le problème dans les semaines à venir.

Côté bande son il faut bien admettre que les musiques se font relativement discrètes tout au long de l’aventure, mais les rares morceaux présents s’intègrent parfaitement à une ambiance par ailleurs faite du souffle du vent, des dérapages sur le sable, des moteurs qui rugissent et des pare-chocs qui se percutent. Les dialogues sont malheureusement uniquement en anglais (et sous-titrés en français), mais leur ton est dans l’ensemble correct à une exception (de taille) près : le timbre de voix du doubleur de Max semble décalé par rapport au personnage, et ses répliques ne s’intègrent que rarement bien aux différents dialogues.

test écrit par

  • Graphismes

    7 / 10

    Le rendu du jeu est inégal avec de jolis panoramas et des effets spéciaux réussis lors des tempêtes, mais aussi quelques textures grossières et une gestion de la lumière pas toujours convaincante. De gros ralentissements occasionnels sont à signaler.

  • Jouabilité

    7 / 10

    Les phases de combat en voiture sont réussies grâce à l’équipement varié de la Magnum Opus, mais les rixes à pied n’offrent aucun challenge. Plus globalement l’aventure manque de rythme, la faute aux objectifs répétés ad nauseam.

  • Son

    8 / 10

    Le souffle de la tempête, le bruit de la tôle froissée et les explosions nous plongent au cœur des Terres Désolées, et les rares musiques comme les dialogues (en anglais) sont réussis. Seul le doubleur de Max peine quelque peu à convaincre.

  • Durée de vie

    8 / 10

    Le jeu pourra vous occuper de très longues heures mais au prix d’une répétitivité rapidement lassante en raison du manque de variété des activités disponibles. Un contenu fourni donc, mais qui ne parvient pas à tenir le joueur en haleine.

  • Fun

    6 / 10

    Amusant durant les premières heures qui permettent de découvrir les différentes facettes du gameplay, Mad Max lasse par la suite rapidement en nous forçant à répéter continuellement les mêmes actions.

• Une ambiance réussie
• Les combats en voiture
• Un contenu très fourni

• Les missions principales artificiellement bloquées
• La répétitivité des actions
• Les combats à pied sans challenge

7 / 10

Verdict

Très fidèle aux films du point du vue de l’ambiance post-apocalyptique grâce à ses superbes panoramas et à sa bande son réussie, le jeu d’Avalanche Studios peine en revanche à convaincre par son gameplay : les féroces poursuites en voiture ont ce qu’il faut de peps pour offrir des séquences tout à fait dignes du guerrier de la route, mais les combats à pied se montrent bien mous et ne donnent jamais vraiment l’impression que notre héros soit en danger. L’aspect survie est lui aussi malmené avec des dizaines de jerricans disponibles un peu partout, plusieurs sources de nourriture et de nombreux points d’eau, ainsi que la présence d’améliorations permettant à Max de s’affranchir encore plus facilement de ces petites contraintes. Mais le plus regrettable concerne sans doute la structure du jeu, qui oblige à se lancer dans des quêtes en théorie annexes et en pratique répétitives afin de poursuivre l’aventure principale. Le contenu proposé a beau être extrêmement riche et promettre de longues heures de jeu, on aurait préféré perdre en quantité pour gagner en variété !

- / 10

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Commentaires Les derniers commentaires
  • Avatar de Pouet
    Pouet
    le 9 septembre 2015 à 19h16


    Je lui aurait mis un 6 pour les mêmes raisons. Surtout qu'en plus au final les attaques de convois deviennent d'une facilité déconcertante une fois que l'on débloque l'espèce de harpon avec explosif. Y a vraiment plus aucune difficulté dans le jeu >< Je classe le jeu dans les mauvais open world. Et c'est comme tu dis, le jeu est bien les premières heures et après... C'est le drame.
  • Avatar de Tonio_S
    Tonio_S
    le 10 septembre 2015 à 01h40


    Encore une adaptation ciné raté, aïe caramba. Au fait Pouet, t'as pas pris MGSV ? Dans le genre open world, c'est du lourd :)
  • Avatar de Pouet
    Pouet
    le 10 septembre 2015 à 06h30


    Encore une adaptation ciné raté, aïe caramba. Au fait Pouet, t'as pas pris MGSV ? Dans le genre open world, c'est du lourd :)

    Nope j'ai anticipé tous les autres jeux du moment sortant en même temps que je voulais prendre (Until dawn, Mad max et Tearaway unfolded), je savais très bien que je pourrais jamais suivre avec ce MGS et ces 1000h pour le finir. Mais je le prendrais surement début 2016 quand ce sera un peu plus calme dans les sorties. Je suis pas assez fan de MGS pour le prendre day one, je comprends rien à l'histoire. Mais je sais d'après ma friendlist PSN que je suis le seul n'ayant pas le jeu mdr
  • Avatar de Tonio_S
    Tonio_S
    le 10 septembre 2015 à 10h41


    Là pour le coup, c'est pas l'histoire qui va t'empêcher de dormir :D
  • Avatar de Eric
    Eric
    le 10 septembre 2015 à 12h13


    Je lui aurait mis un 6 pour les mêmes raisons.

    J'ai longuement hesite entre 6.5 et 7. J'ai opte pour 7 parce que malgre ses gros defauts, j'avais toujours envie d'y retourner apres 15h de jeu pour continuer a nettoyer la carte: ca veut dire que pour ceux qui aiment le genre, il y a quand meme moyen de s'amuser (par petites sessions ceci dit!). Apres c'est sur qu'il ne rentrera pas au pantheon des open world. :D
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