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Test de Just Cause 3 sur PS4

Just Cause 3

Just Cause 3

Après un premier épisode techniquement limité sur PlayStation 2 en 2006 puis une consécration sur PlayStation 3 en 2010, la série Just Cause aura mis cinq années à revenir sur le devant de la scène vidéoludique avec un troisième opus sorti le 1er décembre 2015 sur PlayStation 4. On y retrouve l'agent d'élite Rico Rodriguez de retour sur ses terres de Medici pour renverser la dictature de Di Ravello, le despote local récemment installé pour piller les réserves de bavarium de l'archipel, un précieux minerai hors de prix. C'est reparti pour un carnage !

L’ami du petit déjeuner, l’ami Rico-ré

N'allant pas plus loin dans son histoire que l'habituelle destitution d'un dictateur, Just Cause 3 met en revanche immédiatement le joueur dans le bain niveau action. Dès la scène d'introduction qui sert de tutoriel grandeur nature, on comprend que le gameplay se résumera à des tirs, des explosions et des cabrioles. Accroché la tête en bas à l'aide de son grappin, volant au-dessus des arbres grâce à son parachute ou planant jusqu'au ras du sol équipé de son wingsuit (une combinaison souple en forme d'ailes, grosse nouveauté du jeu), Rico sait tout faire pour atteindre sa cible. En dehors de ces trois gadgets greffés directement sur lui, notre agent peut emprunter des véhicules couvrant terre, air et mer. Des motos, des voitures, des tanks en passant par des hélicoptères, des avions de chasse, des jet-skis ou des vieux rafiots, Rico sait tout conduire pour naviguer d'un point à l'autre, d'une île à l'autre de l'archipel. La carte couvrant 1000 km², mieux vaut se déplacer avec un véhicule pour éviter de perdre des longues minutes à marcher ou à nager. Pour avoir testé une traversée à la nage, je peux vous garantir que c'est longuet.

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Heureusement, pour réduire les distances et le temps perdu entre chaque mission, le jeu débloque dans un premier temps un service de livraison. La rébellion qui vous épaule peut vous fournir (moyennant le sacrifice d’une balise à usage unique) des armes (légères, moyennes, lourdes) et un moyen de locomotion à l'endroit que vous lui indiquez. Un conteneur tombe alors du ciel, révélant votre engin et ses pétoires. Plus tard, c'est un système de déplacement rapide qui est mis en place, via des fusées de détresse indiquant à vos alliés où venir vous chercher. D'abord limitée, cette navette express peut ensuite devenir illimitée si vous remportez des défis. Tout le système de progression de notre héros, de ses armes et de ses déplacements repose sur l'accomplissement de défis, des missions secondaires (course, destruction, collecte, checkpoints...) accessibles sur la carte à accomplir si vous le souhaitez. Rico Rodriguez est déjà tellement imperméable aux balles de base qu'on peut bien faire la moitié du jeu sans vraiment ressentir la résistance adverse. Au point de trouver le système d'évolution dispensable pour terminer le jeu, mais plutôt agréable compte tenu des défis à relever et des gains à obtenir (des options délirantes pour les gadgets, les armes et les véhicules).

Avec tous ses gadgets, notre gars est tellement surpuissant qu’il peut prendre le contrôle des engins sur lesquels il lance son grappin (en virant son occupant), peut filer à toute vitesse quand les balles fusent et accrocher un soldat à une bonbonne de gaz via le double filin, une autre nouveauté de cet opus. Et comme sa santé remonte toute seule quand il est planqué, il lui suffit de prendre la poudre d’escampette avec le grappin quand ça commence à sentir le roussi. La difficulté est par conséquent très abordable pour privilégier le fun immédiat et inciter à tester toutes les façons de donner la mort. Et c'est tant mieux puisque les interminables temps de chargement (d'une à trois minutes !) ne donnent pas envie de se sacrifier juste pour la déconne.

Rodriguez, père et fils

En proie à une horrible dictature, l'archipel de Medici est un territoire ennemi qu'il va falloir libérer progressivement comme dans un jeu d'Ubisoft, la licence Far Cry en tête. Les neuf régions passent du rouge au bleu en libérant des villes du joug du dictateur comme nous le faisions déjà pour Pagan Min. Prendre d'assaut les commissariats, casser les haut-parleurs, arracher les panneaux publicitaires, changer les drapeaux, pulvériser les statues du général, exploser les réservoirs ou encore détruire les bus de propagande seront votre lot quotidien pour libérer les opprimés. Les missions scénarisées ne se déverrouillant qu'après avoir fait le ménage dans les zones alentours, vous n'aurez pas d'autre choix que de prendre les armes. Et une fois la mission débloquée, celle-ci vous demandera à son tour de faire péter des points stratégiques pour la reconquête de l'île. Le gameplay assume son côté 100 % action, très défoulant sur de courtes sessions mais lassant sur une longue période, la faute à un manque de variété dans ses missions principales et à un sentiment de déjà joué (la ressemblance avec l'opus précédent est troublante). Du tir, des explosions, du grappin, des véhicules et on recommence encore et encore sans s'écarter de la ligne directrice. Nous n'aurions pas été contre des missions plus subtiles et quelques vrais modes multijoueurs au lieu de réduire l'aspect réseau à un simple classement en ligne. Mais Just Cause ne serait sans doute pas Just Cause si la licence commençait à imposer de l'infiltration ou de la chasse aux trésors…

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PlayStation 4 oblige, ce troisième opus profite d'une réalisation plus classieuse que le précédent titre avec des décors d'île paradisiaque à perte de vue, une belle eau bleue, des champs de lavande et des sommets enneigés. L'open world est dépaysant et le sentiment de liberté palpable. Le sentiment de vie est par contre en retrait et donne l'impression que Medici a été désertée depuis longtemps. On croise au mieux quelques civils dans les centres-villes aux heures de pointe, deux ou trois animaux égarés de temps en temps mais on est loin de la surpopulation et de la faune sauvage qu'on devrait croiser dans un vaste bac-à-sable. Du coup, il n'est pas évident de voler sa mobylette à un pauvre type quand on ne croise personne durant plusieurs minutes. On comprend tout de suite mieux pourquoi le couple grappin / wingsuit est un élément central du gameplay !

test écrit par

  • Graphismes

    7 / 10

    Des paysages à perte de vue, des explosions impressionnantes mais des modélisations peu détaillées et une animation qui crachote quand c’est le bordel.

  • Jouabilité

    7 / 10

    L’introduction permet de se familiariser avec les commandes mais jongler entre grappin, parachute et wingsuit demande une certaine maîtrise.

  • Son

    7 / 10

    Les doublages français sont honnêtes, sans plus, et les musiques sont surtout présentes dans les véhicules via les stations de radio.

  • Durée de vie

    8 / 10

    Neuf zones à débloquer, 25 missions principales, 3 actes, des défis en pagaille mais pas de modes multijoueurs pour prolonger l’expérience.

  • Fun

    8 / 10

    Just Cause renoue avec le plaisir immédiat de la destruction massive et de la liberté d’action sur terre, air et mer. Convenu mais plaisant.

• Du fun immédiat
• Un immense terrain de jeu
• De belles explosions

• Scénario prétexte
• Assez vite lassant
• Temps de chargement interminables

7 / 10

Verdict

Rico Rodriguez est de retour dans un troisième épisode qui fait le job à défaut de nous éblouir par ses nouveautés et son histoire servant uniquement de prétexte à des scènes de destruction massive. A part la réalisation rehaussée depuis le précédent opus, la présence du wingsuit pour fluidifier les déplacements et celle du double grappin moyennement utile, le gameplay n'a pas bougé et le plaisir reste intact. Les explosions en mettent plein la vue, le terrain est immense et les véhicules sont nombreux mais un sentiment de lassitude pointe le bout de son nez sur les longues sessions de jeu, la faute à une action répétitive et à une progression facultative. Un bon défouloir qui trouvera facilement sa place durant cet hiver peu chargé en hits.

- / 10

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