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Test de jeu / PS3 / Wolfenstein

Wolfenstein

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Nous l’avions connu luttant contre des nazis très pixélisés dans Wolfenstein 3D puis contre des morts-vivants dans Return to Castle Wolfenstein, le soldat B.J. Blazkowicz est de retour, sur PlayStation 3 cette fois.

Premier jeu de tir en vue intérieure de l’histoire du jeu vidéo, Wolfenstein avait fait un retour remarqué en 2003 sur PlayStation 2 avec un « Opération Résurrection » riche en morts-vivants et en monstres en tous genres. En 2009, voici que le soldat américain d’élite fait son retour sur le devant de la scène, sur console haute définition cette fois. L’histoire a toujours pour cadre la Seconde Guerre Mondiale, théâtre des opérations en sciences occultes des armées d’Himmler en Europe. Après une belle cinématique mettant en avant le goût du risque de notre agent et son attrait pour le paranormal, l’aventure peut commencer.Wolfenstein, tout simplementL’action se déroule donc pendant la Seconde Guerre Mondiale, en territoire occupé par les armées Nazis. Un résistant vous donne votre première arme et vous fait descendre dans les égouts avant d’être abattu par l’ennemi. Une traversée humide plus tard, vous plongez dans votre première mission de sabotage dans une gare ferroviaire. Un mystérieux convoi doit impérativement être détruit avant d’arriver à bon port. C’est chose faite et après une explosion, un évènement surprenant se produit : la pesanteur est modifiée et les corps, débris et autres objets planent tout autour de vous. Pas de doute, le surnaturel est là.

Alors que Return to Castle Wolfenstein mettait très rapidement dans une ambiance de film d’horreur avec des morts-vivants agressifs, ce Wolfenstein ressemble davantage à un jeu de guerre traditionnel saupoudré de quelques touches de surnaturel. Ici, peu de zombies, de goules ou de créatures étranges mais beaucoup de soldats, quelques gradés et des troupes d’élite mieux équipées. Le jeu se découpe en une série de missions (détruire une machine, tuer un soldat…) à accomplir dans un ordre défini afin de répondre au scénario. Entre ces missions, vous arpentez librement la ville allemande d’Isenstadt, occupée de quelques Nazis et de résistants prêts à vous donner un coup de main. D’un côté avec le marché noir, de l’autre en vous donnant de nouvelles missions.

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La progression tranche avec les habitudes de la série qui nous faisaient voir du pays, en allant d’un point A à un point B. Cette fois, on part d’un point A (le village, sorte de QG) pour se rendre en un point B (une mission) pour revenir ensuite au point A et recommencer. Ces allers-retours dans la ville, imposés, servent à allonger artificiellement la durée de vie parce qu’il n’y a finalement pas grand-chose à faire dedans à part suivre la direction de notre boussole et chercher des secrets. Néanmoins ces passages sont justifiés par l’amélioration des armes auprès de résistants. En effet, dans chaque niveau se cachent des objets précieux, les documents secrets débloquant des upgrades pour vos armes qu’il faut alors acheter grâce à l’or découvert ici et là. Un silencieux, un plus gros calibre, un meilleur chargeur, une lunette : les huit armes plus ou moins d’époque changeront d’apparence et de puissance au fil de l’aventure, selon votre bon vouloir. Notons pour l’anecdote que le jeu vous octroie un bonus de 1000 dollars si vous avez une sauvegarde de Wolfenstein 3D sur votre console.

Rapidement, pendant une expédition sur un site de fouilles archéologiques, vous récupérez un artéfact aux pouvoirs paranormaux. Ce voile activé plonge les décors du jeu dans une ambiance verdâtre, à une frontière entre le monde des vivants et celui du Soleil Noir. Concrètement, cet accessoire permet de repérer ses ennemis dans l’obscurité, de trouver des passages secrets en traversant des murs ou encore de ralentir le temps ou de générer un bouclier. Un bonus agréable au combat et indispensable pour la progression quand il faut par exemple ralentir le temps pour franchir un pont qui s’effondre. L’effet étant limité, il faut constamment trouver des sources pour faire le plein. Tout comme les armes, ce voile peut être amélioré en récupérant des Livres de Pouvoir cachés dans les niveaux et en y mettant le prix, bien sûr. Le gameplay prend alors une tournure étrange, plus proche d’un TimeShift que d’un Doom. Mais rassurez-vous, l’action est bien là.Une bonne série B?L’action est au cœur du gameplay, et elle est réussie : même s’il est possible de tuer discrètement en arrivant dans le dos des ennemis, les échauffourées sont au centre du jeu. L’intelligence artificielle n’est pas transcendante mais répond au cahier des charges. Les ennemis se planquent, lancent des grenades et c’est tout : pas vraiment d’organisation tactique ou de fourberie. En bon FPS, Wolfenstein retrouve les codes du genre qu’il a créé : on avance, on tire, on se planque pour recharger ses armes et sa vie, on lance des grenades… Rien de nouveau donc, si ce n’est au niveau des armes futuristes personnalisables du style canon à particules ou encore la possibilité de porter un bidon d’essence pour le lancer sur les ennemis. De même, on peut prendre une pioche pour la jeter au visage des Nazis. Amusant, tout comme la présence de nombreux éléments interactifs à exploser, servis par un moteur physique performant. Les échanges de coups de feu donnent souvent lieu à de multiples explosions et des dégradations visibles : des colonnes qui s’effondrent, des tonneaux qui se cassent, des jarres qui se brisent, des membres qui volent. Oui, Wolfenstein est violent et le gros calibre peut arracher des membres ou décapiter des soldats. Les dégâts sont d’ailleurs localisés et une balle laissera toujours un impact sur le corps de notre victime. Marrant.

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Marrant, c’est justement le qualificatif que l’on retiendra de Wolfenstein. Loin d’être un retour en grâce de la licence, nous sommes en présence d’un bon petit jeu, une série B que l’on se fera avec plaisir sur le marché de l’occasion ou à petit prix. L’aventure est agréable à jouer, quelques beaux moments de bravoure sont à signaler (merci aux musiques) mais la concurrence est telle dans le genre que le jeu de Raven Software n’arrive jamais à surprendre. Wolfenstein est finalement trop classique pour se démarquer et semble même avoir quelques métros de retard avant d’égaler les références du genre. En témoignent des graphismes inégaux, souvent agréables durant les missions mais parfois à la limite du médiocre en pleine ville. On pense notamment aux textures immondes de certains murs et à la modélisation de quelques résistants un rien sommaire. En 2009 on s’attend à mieux, même si certains effets spéciaux (gouttes d’eau, effet du voile) sont stylés.

La durée de vie est dans la moyenne du genre, à savoir entre 7 et 8 heures de jeu, légèrement plus si vous voulez exploser les trophées en trouvant tous les documents et l’or des niveaux. Du côté du mode multijoueurs, on est loin de l’extase de Return to Castle Wolfenstein. Jouable jusqu’à 12 maximum, les modes classiques (match à mort, destruction, chrono), les classes à incarner et le système d’expérience n’arrivent pas à la cheville d’un Call of Duty Modern Warfare vieux de deux ans. Clairement, l’aventure doit se faire uniquement pour la campagne solo, le multi n’étant présent que par obligation. Dommage.

test écrit par Kratos


  • Graphismes

    6 / 10

    Parfois franchement agréable, parfois franchement pas terrible, la réalisation souffle le chaud et le froid.

  • Jouabilité

    7 / 10

    Le créateur du genre n'a rien à apprendre en matière de FPS. On peut lui reprocher ses allers-retours fatigants.

  • Son

    7 / 10

    Musique d'ambiance de bonne qualité dans les missions, doublages français crédibles. Immersif.

  • Durée de vie

    6 / 10

    Une durée de vie dans la moyenne du genre de nos jours mais handicapée par un mode multijoueurs passe-partout.

  • Fun

    7 / 10

    Même si le jeu ne restera pas longtemps en mémoire, on est assuré de passer 7 -8 heures d'action non stop. C'est tout ce qu'on lui demande après tout.

• Personnalisation des armes
• Utilisation du voile
• Action sans concession

• Pas toujours magnifique
• Allers-retours en ville
• Trop classique ?

6.5 / 10

Verdict

Avec une telle licence, on s'attendait à un hit en puissance. Il faudra se contenter d'un bon petit jeu d'action. Wolfenstein est sympathique, dynamique et prenant mais n'arrive jamais à surprendre, à se démarquer de la concurrence. On pourra également lui reprocher des allers-retours pesants, un certain manque d'originalité et une réalisation parfois légère. Les fans peuvent se laisser tenter, les autres doivent guetter le bac occasion.

8 / 10

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6.5 / 10

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