Test de jeu / PS3 / White Knight Chronicles International Edition

- publié le 24 février 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :26/02/2010
- Développeur :Level 5
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Heroïc Fantasy
- Genre :RPG / Aventure
- Nb de joueurs :1 à 4Online :OuiVisitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Gameplay, Mode solo
- Page 2 : Mode en ligne, Réalisation, Conclusion
2006, Level 5 dévoile son premier projet PlayStation 3 et fait forte impression auprès de la communauté de joueurs friands de RPG. Décembre 2008, White Knight Chronicles débarque au Japon où il est plutôt bien accueilli. 26 février 2010, c’est au tour de l'Europe de goûter aux joies de cette aventure unique qui ne plaira sans doute pas à tout le monde.Le chevalier et la princesseLe jeu commence par la création de votre avatar. Jusque là rien de bien particulier : vous définissez votre style, votre apparence, de la couleur de votre peau à la taille de vos oreilles en passant par l'espacement entre vos sourcils, ce ne sont pas les possibilités qui manquent. Mais chose étonnante, une fois la partie lancée votre avatar est mis en retrait : c’est Leonard, le «héros» du jeu que vous contrôlez, votre personnage ne fait que tapisserie. Il apparait dans les scènes cinématiques, il est à vos côtés durant les batailles, mais il ne décroche pas un mot et montre à peine des signes de vie quand on le voit à l’écran. Un brin perturbant ! Même s’il est considéré comme un combattant de votre équipe que vous pouvez configurer et même contrôler, on se demande dès le début pourquoi on a passé autant de temps à le créer. Mais ça on y reviendra plus tard, dans la deuxième partie du test.

Le scénario ne fait pas dans l’originalité : un royaume prospère, une princesse muette suite à l’assassinat de sa mère il y a quelques années, une bande de méchants qui s’incruste à la fête de ce soir, un jeune homme à priori quelconque qui se défend très bien face aux méchants, un pouvoir ancestral caché et un chevalier blanc qui se réveille et s’associe au premier jeune guerrier qui passait par là. Fait inattendu (ironie, quand tu nous tiens !), la princesse qui possède ce mystérieux pouvoir sans le savoir vient de se faire kidnapper et forcément le jeune Leonard, déjà fou d’amour, se lance à sa poursuite. Il est accompagné de son grand chevalier, votre avatar, d’une amie qui passait par là aussi et d’un guerrier confirmé qui visiblement en sait beaucoup sur ce pouvoir mystérieux.
Vous allez donc parcourir les vastes terres d’un monde peuplé d’ennemis en tous genres et de villes gigantesques où commerces, quêtes, personnages secondaires et trésors vous attendent.
La structure du jeu solo vous offre pas mal de liberté mais elle se résume facilement de la manière suivante : une ville à visiter, des missions à accomplir pour des personnages secondaires afin de débloquer un nouveau passage. Puis une fois sorti de la ville, une immense zone à explorer avec un décor redondant, tout comme les ennemis, avant d’arriver à une autre ville et de recommencer ce cycle.
En ville, vous pourrez converser avec une bonne partie de la populace : ça parle de tout et de rien mais ça a le mérite de rendre l’univers crédible. Vous passerez une bonne partie de votre visite dans les commerces, que ce soit pour acheter/vendre des armes, des armures, des potions en tous genres, pour faire fusionner ou améliorer votre équipement, etc... Une fois vos emplettes terminées et si vous voulez continuer l'aventure, il faudra vous rendre dans un lieu particulier ou parler à quelqu'un pour déclencher une mission. Ces dernières se limitent souvent à rencontrer une autre personne, vaincre un monstre, trouver un objet et à faire moult allers-retours.

Une fois les portes de la ville ouvertes, le monde s’offre à vous. Même si l’espace est immense le but est quand même d’arriver aux portes de la prochaine ville. Libre à vous de tourner en rond pour faire du level-up. Les ennemis sont nombreux, souvent regroupés par groupes de 3 ou 4 monstres. Ils réapparaissent régulièrement au même endroit et sont d’un niveau différent d’une zone libre à une autre. Le système adopté est celui du temps réel, c’est à dire que les monstres sont visibles à l’écran et sur la carte, et c’est à vous d’engager le combat en attaquant ou de passer à côté pour éviter l’affrontement.
Une fois un combat commencé, les actions possibles pour votre joueur s’affichent en bas de l’écran : porter un coup avec votre arme, lancer un sort magique, utiliser un objet, tout est réalisable une fois le cercle de commande rempli (le temps de remplissage dépendant directement de votre équipement). Le personnage exécute alors l’action sur la cible désignée. Évidemment comme tout bon RPG qui se respecte, White Knight Chronicles propose un système de HP (points de santé), PM (points de magie) et de PA (points d’action) à surveiller pour être efficace en plein combat.
Les commandes disponibles en bas d’écran sont entièrement personnalisables : vous avez trois lignes de commandes à votre disposition, à vous d’y placer les commandes d’attaques, de défense ou de soutien à votre convenance. Parmi les commandes à placer, on notera la bonne idée des combos que vous pouvez vous-même créer. Concrètement vous avez un certain nombre d’emplacements que vous pouvez compléter avec des attaques standards : imaginez un coup d’épée classique, un coup qui projette votre ennemi en l’air, un autre qui le fait retomber violemment vers le sol et vous finissez par une boule de feu. Toutes ces actions sont bien sûr réalisables indépendamment en un temps donné (rappelez vous le système de cercle à remplir à chaque action), mais ici vous les réalisez d’un seul coup avec un seul combo. Bien sûr la manœuvre vous coûte plus cher en PA et éventuellement en PM mais vous y gagnez en efficacité.

Une des commandes disponibles est votre transformation en chevalier : une fois activée, votre puissant allié apparaitra à la place de Leonard. Le système de combat reste le même sauf que les coups lui sont propres et sont bien plus puissants. Une fois tous les monstres à l’écran vaincus ou votre jauge de PM à zéro, le chevalier disparaitra et vous reprendrez le contrôle de Léonard. Les coups disponibles avec votre chevalier varient en fonction du niveau de PA que vous possédez au moment de l’invocation, il est donc parfois préférable d’attendre avant de l’appeler à la rescousse.
Ce qui fait le charme du jeu de Level 5 ce sont aussi et surtout toutes les petits aspects annexes comme le système de fusion des armes, le système d’amélioration de son équipement, pouvoir prendre des photos, mais aussi le Georama. Les joueurs qui ont connu les précédentes productions du studio sur PlayStation 2 sont déjà familiarisés avec ce concept. Le système vous donne un terrain vierge où vous êtes libre de construire votre propre ville dans le décor qui vous plaît. Là encore on n’échappe pas à l’utilisation des divers matériaux trouvés au cours de l’aventure et votre porte-monnaie devra être bien fourni pour survivre à ce système.
Il faut commencer par construire des éléments du décor : de la maison rustique au marché de brique en passant par un mannequin de combat ou un simple tonneau de décoration. Pour rendre votre ville plus complète, il vous faudra un bon paquet de matériaux pour construire tous ces éléments. Une fois en votre possession, placez-les où vous voulez dans la zone délimitée, sachant que le type d’habitation influe sur les caractéristiques de votre ville. Par exemple un jardin d’herbes produira des matières premières de type florale alors qu’une cabane de mineur vous apportera des minerais et des fossiles.
Mais une ville sans habitants ça ne sert pas à grand chose, donc tout au long de votre aventure solo vous aurez la possibilité de recruter des passants dans n’importe quelle ville. A noter toutefois que certains passants ne peuvent être recrutés que si votre niveau en Georama l’autorise. Après, il faudra les placer dans les bâtiments que vous aurez implantés dans votre ville. Et ce n’est pas fini ! La profession de vos habitants est aussi à prendre en compte dans les caractéristiques globales de votre ville : il ne sert à rien de recruter exclusivement des mages et de leur construire des champs cultivables par des paysans, ce ne sont pas eux qui vont se baisser pour ramasser la récolte ! Vous pourrez aussi assigner une personne à un contremaitre, cette association influant aussi sur les stats de la ville, surtout si vous réunissez deux personnes de la même classe.
Le niveau Georama vous permettra de recruter des personnes avec un niveau plus élevé, d’avoir plus d’espace et d’avoir plus de choix dans la construction des éléments.

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