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Warhammer 40,000: Space Marine

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Après les épisodes Squad Command sur PSP et Kill Team sur PS3 (téléchargeable via le PlayStation Store), la licence Warhammer 40,000 revient aujourd’hui sur la petite dernière de Sony avec un titre résolument tourné vers l’action. Délaissant pour un temps les combats stratégiques au tour par tour, Space Marine s’inscrit en effet dans la grande tradition du jeu de tir à la troisième personne. Une idée séduisante sur le papier eu égard à la richesse de la licence, même si l’on pouvait avoir quelques doutes sur les capacités du studio Relic Entertainment, spécialisé dans les jeux de rôle stratégiques, à nous offrir une action réellement trépidante. Le pari a-t-il été relevé avec brio ?

Soyons directs, Warhammer 40,000 : Space Marine ne brille pas vraiment par son scénario : le Capitaine Titus et ses hommes, Ultra Marines de leur état, sont envoyés sur la planète Graia qui abrite un gigantesque complexe de recherche et de fabrication d’armes. L’Imperium a en effet reçu un message d’alerte indiquant le lancement d’une attaque par les Orks, ces derniers voulant semble-t-il s’emparer d’un Titan, outil de destruction massive dernier cri. Evidemment les Space Marines comptent mettre rapidement un terme à la menace, mais comme souvent la mission ne se passe pas exactement comme prévu : notre unité d’élite ne tarde pas à réaliser qu’une autre menace, bien plus dangereuse, est tapie dans l’ombre.

Assez bateau dans sa trame générale, Space Marine donne en outre dans le rebondissement flairé à des kilomètres : l’histoire est cousue de fil blanc, et l’on devine rapidement que quelque choses ne tourne pas rond sur Graia. De fait la vingtaine de chapitres que compte le scénario est sans vraie surprise, ce qui ne vous empêchera pas de prendre du bon temps durant la douzaine d’heures nécessaire pour atteindre le générique de fin.De l’action à la tonneCar si le jeu rentre bel et bien dans la catégorie des jeux de tir à la troisième personne, il emprunte aussi quelques éléments de gameplay aux beat-em-all. Un mélange assez peu en vogue sur nos consoles, mais qui ne manque pas de piquant.

Dans la pratique, votre Space Marine peut tout d’abord transporter quatre armes différentes, et passer de l’une à l’autre avec les flèches du pad. On retrouve bien sûr les classiques pistolets, fusils d’assaut (le célèbre Bolter), fusil à pompe (le Fuseur) ou fusil de sniper (le Bolter Stalker), mais aussi des grenades, des versions améliorées des armes de base, ainsi que quelques autres un peu plus originales. Les fans de Resistance auront sans aucun doute un petit faible pour le Canon Vengeur, qui permet de tirer des balles explosives et collantes sur les ennemis avec R1 avant de les faire exploser avec R2. A noter que si les différentes variantes du pistolet disposent de munitions infinies, les autres armes devront être rechargées régulièrement.

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Contrairement à la plupart des TPS modernes, Space Marine fait l’impasse sur tout système de couverture : il est évidemment possible de se planquer derrière un objet du décor puis de surgir pour lâcher une salve avant de se remettre à couvert, mais vous devrez accomplir toutes ces actions à l’ancienne, sans être assisté. Si ce choix de design peut paraître curieux, il s’explique par la possibilité offerte à notre héros de foncer dans les nuées d’ennemis pour se battre au corps-à-corps.

Dans ce domaine, on retrouve des armes bien connues des amateurs de la licence : le couteau ne vous servira que quelques minutes, le temps de mettre la main sur l’Epée-tronçonneuse, bien plus efficace. Viennent ensuite la Hache énergétique puis le Marteau Tonnerre, ce dernier étant particulièrement puissant mais offrant l’inconvénient de limiter les armes à feu au pistolet et au Bolter. A vous de voir si le jeu en vaut la chandelle !

Pad en main, les affrontements au corps-à-corps n’ont évidemment rien de comparable avec ceux d’un God of War : il n’y a ici qu’un seul combo disponible en martelant la touche Carré, ainsi que la possibilité d’estourbir les ennemis avec la touche Triangle. L’intérêt? Une fois un adversaire sonné, vous pouvez l’exécuter par un finish particulièrement violent qui reconstitue votre barre de vie. Car si Titus dispose d’un bouclier auto-régénérant qui lui permet d’essuyer quelques tirs ou coups avant que sa jauge de vie ne soit entamée, celui-ci sera régulièrement mis à mal au cours de l’aventure et il vous faudra alors recourir, souvent en urgence, à la manœuvre précédemment décrite. Seul petit hic, vous êtes vulnérable aux attaques pendant l’animation qui vous montre en train d’achever un adversaire, si bien qu’il n’est pas rare de mourir en tentant précisément de reprendre un peu de vie !

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Il faut dire que sur le terrain les ennemis apparaissent en nombre et sont parfois fort bien armés : si l’on peut se défaire facilement des petits Gretchins, il faut déjà lutter un peu plus contre les Orks munis d’une hache ou équipés d’une solide armure voire d’un bouclier. Les plus dangereux au corps-à-corps restent toutefois les colosses dont la masse d’arme est particulièrement redoutable, tandis qu’au loin les snipers et les lance-grenades ne vous laissent aucun répit. N’oublions pas non plus les Squigs explosifs qu’il est préférable de faire sauter avant qu’ils ne fondent sur vous, et les Orks sorciers qui font constamment réapparaître de nouveaux soldats ! Alors certes toutes ces menaces ne font pas preuve d’une grande intelligence, sachant surtout se diriger droit sur votre unité pour en découdre, mais leur nombre compense largement leur faiblesse stratégique.

Pour vous aider lors des combats les plus ardus, Relic Entertainment a eu la bonne idée d’intégrer un mode Fureur dont la jauge se remplit classiquement au fur et à mesure que vous éliminez vos ennemis. Une fois pleine, vous pouvez libérer votre rage, et ainsi décupler votre puissance. A noter que des « sceaux de pureté » vous permettent d’améliorer votre fureur en ajoutant par exemple un ralenti en mode visée, en allongeant sa durée, ou en accélérant le remplissage de la jauge.

Plutôt sympathique sur le principe et agréable dans son exécution, le gameplay de Space Marine finit toutefois par lasser lors de longues sessions de jeu. Tout d’abord les environnements dans lesquels se déroule l’action sont terriblement linéaires, les rares embranchements ne servant qu’à trouver des munitions supplémentaires ou des journaux audio dont la collection comblera les fans de trophées. Ensuite, les affrontements au corps-à-corps manquent trop de variété pour être vraiment intéressants. Mais le plus gênant reste la progression sans surprise qui alterne déambulations dans les couloirs et combats sur des aires de jeu plus étendues. Bref, la routine s’installe vite.

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Les développeurs ont pourtant essayé d’apporter un peu de fraîcheur avec quelques boss, une séquence de tir en hélicoptère, et deux phases de jeu dans lesquelles Titus est équipé de jetpacks. Malheureusement tout cela reste anecdotique, et ces incursions en dehors du schéma de base ne durent finalement que trop peu de temps par rapport au reste du jeu. Et ce ne sont pas les tourelles de tir ou les forces du Chaos qui débarquent en cours d’aventure qui viennent vraiment changer les choses… Vous l’aurez compris la campagne solo de Space Marine ne manque pas d’intérêt, mais son gameplay ne se renouvelle pas suffisamment pour tenir le joueur en haleine sur la longueur.



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