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Test de jeu / PS3 / Tokyo Jungle

Tokyo Jungle

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A l’heure où les salons consacrés au jeu vidéo font la part (trop ?) belle aux suites de licences connues, le nouveau titre de Sony développé en collaboration par son Japan Studio et Crispy’s apporte une touche d’originalité et de fraîcheur bienvenue. Mélange de simulation de vie, de survival et de beat-em-all, ce jeu issu de l’initiative PlayStation C.A.M.P. a de quoi surprendre et séduire.

Nous sommes dans un futur proche, alors que la race humaine a complètement disparu de Tokyo suite à des évènements inconnus. Résultat logique : la nature n’a pas tardé à reprendre ses droits, et les animaux évoluent désormais en toute liberté dans la capitale nippone. On y trouve évidemment les chats et chiens abandonnés par leurs maîtres ainsi que quelques lapins, poules et autres biches venus de la campagne, mais aussi des bestioles bien moins sympathiques échappées du zoo. Ne vous étonnez donc pas de tomber au détour d’une rue sur un crocodile, un tigre, un lion ou un ours ! Ajoutez à cela quelques dinosaures pour faire bonne mesure, et vous comprendrez que la nouvelle jungle de Tokyo n’est pas forcément des plus accueillantes…

Une lutte pour la survie

Alors que de nombreux jeux s’articulent autour d’un mode Histoire et se voient ajoutés un mode Survie pour prolonger le plaisir, le titre de Crispy’s prend les choses à l’envers : vous aurez bien droit aux deux modes de jeu, mais c’est ici le mode Survie qui vous permettra de débloquer peu à peu les différents chapitres du mode Histoire. Un parti pris sans doute un peu curieux de prime abord mais pleinement justifié par le gameplay proposé sur lequel nous reviendrons dans un instant. Celui-ci ne peut en effet être exploité à fond qu’en mode Survie, et le mode Histoire ne sert de fait qu’à éclaircir le mystère de la disparition des hommes au travers de quelques missions scénarisées.

Mais en quoi consiste exactement le principe de Tokyo Jungle ? A se mettre dans la peau de l’un des 52 animaux proposés, et à survivre le plus longtemps possible dans la ville abandonnée ! Chaque partie démarre dans le même quartier (la gare de Shibuya), et un compteur s’active alors afin de comptabiliser les années de vie de votre animal et de sa descendance. Car, comme dans la réalité, nos amis les bêtes ont ici une durée de vie limitée, et il faudra penser à se reproduire pour faire perdurer la lignée. Mais nous n’en sommes pas là !

Votre premier souci sera bien évidemment de vous nourrir. Selon que vous incarnez un herbivore ou un carnivore, il vous faudra soit repérer des herbes, soit chasser des proies. Dans les deux cas, vous ne serez pas à l’abri de devenir vous-même la cible d’un prédateur, si bien qu’il faudra être constamment sur ses gardes dans cette perpétuelle quête de nourriture.

Pour vous aider dans votre exploration de la ville, constituée de neuf quartiers, vous pourrez compter sur des touffes d’herbes hautes vous permettant de vous dissimuler aux yeux des menaces, et sur de nombreux passages plus ou moins cachés : si l’essentiel de l’action se passe au niveau de la rue, vous pourrez aussi grimper sur les toits des bâtiments voire vous balader dans les égouts pour passer plus vite d’un quartier à un autre. Seul petit hic, ces raccourcis sont souvent malfamés !

Tôt ou tard, et même s’il est plus judicieux pour un herbivore de prendre ses jambes à son cou, vous finirez par devoir vous battre contre une proie ou un prédateur. Le mécanisme ressemble alors à celui d’un beat-em-all d’il y a 20 ans : Carré pour donner un coup simple, R1 pour lancer une attaque fatale (uniquement lorsque le curseur en forme de mâchoire rouge vous y invite !), et le stick droit pour esquiver. Cette dernière manœuvre effectuée dans le bon timing vous permet de contre-attaquer avec une attaque fatale, cette dernière n’étant évidemment efficace que dans la mesure où votre animal est de force comparable à son adversaire : inutile de tenter le coup face à un crocodile lorsque vous êtes un lapin, le saurien saura vous ramener à la raison !

Le cycle de la vie

Une fois maîtrisé le volet nourriture du gameplay, il sera temps de vous attaquer à la reproduction : tout d’abord, il faudra marquer votre territoire en vous rendant sur les quatre zones dédiées du quartier en cours. Une fois ce travail terminé, des prétendantes apparaîtront que vous pourrez ramener dans votre tanière pour vous accoupler. Attention toutefois, vous devrez d’abord vous assurer d’avoir un rang suffisamment élevé (celui-ci évolue au fur et à mesure que vous vous nourrissez) pour intéresser la partenaire convoitée. Précisons au passage que les partenaires sont plus ou moins intéressantes, allant de la « désespérée » à la « belle » en passant par la « normale ». La différence ? Le nombre de rejetons que vous obtiendrez en vous accouplant. Une donnée par si inintéressante que cela dans la mesure où les différents petits de la portée sont autant de « vies » à votre disposition dans le jeu : si l’animal que vous incarnez est tué, vous prenez automatiquement le contrôle de l’un de ses frères !

Le cycle infernal de la vie se poursuit alors, et vous alternez ainsi recherche de nourriture et reproduction jusqu’à tomber sur plus fort que vous et trépasser. Afin d’éviter toute monotonie, le jeu vous assignera régulièrement des défis qui vous demanderont d’atteindre tel ou tel rang, de manger une quantité donnée d’animaux, de changer de génération, ou encore de vous rendre dans un quartier précis de la ville. Devant être réalisés dans un temps limité (entendez par là, avant un certain âge), ces petites missions vous rapporteront des Points de Survie (PS) récapitulés après chaque Game Over. Ils peuvent être utilisés pour débloquer les différents animaux (seuls deux sont disponibles au premier lancement) ainsi que pour acheter des équipements spéciaux.

Vous pourrez en effet customiser votre animal avec des chapeaux et masques, des colliers, des vêtements et des chaussures, ces curieux items faisant évoluer ses caractéristiques de base (vie, vitesse, attaque, défense, endurance, faim). Dans la même veine, vous trouverez en cours de jeu des objets laissés par les humains qui vous permettront de remplir votre jauge de faim, de réduire celle de toxicité (la ville est régulièrement polluée par des émanations chimiques), ou de vous débarrasser de vos puces (certaines femelles sont contaminées !).

La bonne surprise, c’est que les tactiques de survie pour chaque race sont réellement différentes : l’expérience ne sera pas la même selon que l’on incarne un fragile poussin, un chat agile et rapide, un crocodile affamé ou un éléphant bien costaud. De fait, et même si les défis proposés manquent quelque peu de variété, Tokyo Jungle a de quoi occuper un long moment grâce à la diversité de son bestiaire. En outre, l’accent mis sur le mode Survie ainsi que la présence de classements en ligne prouvent bien que nous sommes face à un jeu à score, sur lequel on peut revenir régulièrement pour une petite partie (qui se solde généralement par trois ou quatre heures pad en main !).

Quelques ratés

Bref Tokyo Jungle avait a priori tout pour plaire aux joueurs avides de nouveauté, d’autant qu’il devrait être proposé au prix réduit de 12.99€. Malheureusement on note tout de même une petite ombre au tableau : la prestation technique. Si l’on ne peut pas reprocher grand-chose à la modélisation des animaux étant donné le positionnement assez lointain de la caméra par rapport à l’action, on est en revanche moins convaincu par leurs animations pas toujours très naturelles. Plus gênant, les textures manquent de détails, sur les animaux comme sur les décors, et les ruelles de Tokyo perdent ainsi tout leur charme. Dommage puisque l’on sera amené à les traverser continuellement tout au long des parties !

De son côté la bande son du jeu n’est pas spécialement envoûtante non plus : les musiques techno rapidement répétitives ne correspondent pas franchement au thème du jeu, et les cris des animaux manquent de variété. Evidemment, l’ambiance en prend un petit coup.

Pour les amateurs mentionnons l’existence d’une option Multijoueurs dans le mode Survie, qui vous permettra d’inviter un ami à incarner son propre animal dans votre partie. Intéressante a priori, l’idée tombe à plat puisque le second joueur ne peut se reproduire : il n’aura droit à une progéniture que lorsque le premier joueur s’accouplera, et sera en plus tributaire des mouvements de ce dernier du point de vue de la caméra. Pas d’écran partagé s’il sort du champ de la caméra : il devra soit rejoindre son partenaire, soit attendre de réapparaître auprès de lui comme par magie.

Terminons avec la petite filouterie de l’éditeur qui consiste à rendre payants (via le PlayStation Store) 12 des 52 animaux du jeu : si vous souhaitez incarner un panda, un tigre à dents de sabre, un crocodile, une girafe ou un kangourou (entre autres), il faudra ainsi remettre la main au porte-monnaie !



test écrit par

  • Graphismes

    6 / 10

    Les animaux ne sont pas vilains mais leurs animations manquent quelque peu de naturel. Les textures sont grossières et l’aliasing trop prononcé, si bien que déambuler dans les différents quartiers de la ville n’est pas spécialement réjouissant.

  • Jouabilité

    8 / 10

    Le cycle de la vie est reproduit de manière ingénieuse, et l’on apprécie de vivre une expérience totalement différente en passant d’un animal à un autre. Le système de combat est simple voire simpliste, mais efficace.

  • Son

    5 / 10

    Les musiques du jeu tirant sur la techno sont discrètes et c’est tant mieux tant elles se révèlent répétitives. Les cris des différents animaux sont corrects mais peu variés.

  • Durée de vie

    8 / 10

    Il faudra vous montrer persévérant pour terminer tous les défis de tous les animaux ! Et si cela ne suffisait pas, vous pourrez toujours tenter de grappiller des places sur les classements en ligne.

  • Fun

    7 / 10

    Déroutant durant les premières minutes, le jeu s’apprivoise peu à peu et ne tarde pas à révéler les subtilités de son gameplay. Très prenant, il peut toutefois se révéler lassant sur de longues sessions, la faute aux défis trop peu variés.

• Un gameplay prenant
• L’expérience qui varie selon l’animal incarné
• Une grosse durée de vie

• La prestation technique
• Des défis trop peu variés
• Les animaux à acheter sur le PS Store

7.5 / 10

Verdict

Un titre mettant en scène des animaux luttant pour leur survie dans un Tokyo post-apocalyptique, voilà une idée de base qui ne manque pas d’originalité ! Pad en main l’expérience est convaincante, et l’on se surprend à rester des heures devant son écran pour engendrer une énième génération de poussins, lapins, tigres ou dinosaures dans un environnement toujours plus hostile. Alors certes on aurait aimé que la réalisation graphique et sonore soit au niveau de l’ingéniosité du gameplay, mais avec un prix de vente de 12.99€ il est évident que Tokyo Jungle n’a pas bénéficié du même budget de développement que les titres AAA qui nous en mettent plein la vue. Quoi qu’il en soit il serait dommage de s’arrêter à la plastique pas toujours engageante du jeu, et de passer ainsi à côté de ses nombreuses qualités. Vous voilà prévenus !

- / 10

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7.5 / 10
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