Test de jeu / PS3 / The Saboteur
- Page 1 : Introduction, Structure, Infiltration
- Page 2 : Combats, Conduite, Réalisation, Conclusion
Des affrontements classiquesEvidemment une alerte déclenche le grand pataquès chez les allemands et ce sont alors de nombreux soldats qui vous prennent pour cible. Entre les adeptes du combat rapproché, les snipers, les fans de lance-flammes ou encore les soldats motorisés, votre résistance est mise à rude épreuve. Heureusement vous êtes vous aussi bien équipé pour contre-attaquer, avec notamment des pistolets, des pistolets-mitrailleurs, des fusils à pompe, des fusils de sniper, des grenades et même des explosifs bien utiles pour faire sauter les installations ennemies. La maniabilité durant ces phases du jeu est conforme aux attentes : se mettre à couvert est aussi simple que de s’approcher d’un muret, L1 sert à viser, R1 à tirer avec votre arme, et R2 à envoyer des grenades. Seul petit bémol, un temps de latence est perceptible lorsque l’on bouge le stick droit pour déplacer le viseur : il est donc préférable de s’en remettre au verrouillage qui s’active automatiquement si un ennemi est non loin du viseur lorsque l’on appuie sur L1.
Si vous préférez faire parler vos poings plutôt que la poudre, sachez qu’un système de combat au corps à corps est aussi disponible. Il se révèle en revanche très imprécis, rendant difficile le ciblage d’un ennemi en particulier, et les attaques sont si lentes qu’elles entament sérieusement le dynamisme des affrontements. A éviter autant que possible…

Qui dit alerte et déferlement de nazis dit évidemment fuite : bien que vos adversaires ne brillent pas par leur intelligence artificielle et que Sean soit extrêmement résistant à leurs balles, il arrive que le niveau d’alerte monte si haut (il en existe quatre niveaux) que les nazis lancent leurs meilleures troupes sur vous. Si vous n’êtes pas suffisamment bien préparé, il est préférable de partir le plus rapidement possible. Deux options s’offrent alors à vous : sortir du cercle rouge affiché sur la mini-carte et qui symbolise la zone de combat (attention, vous ne devez pas être aperçu par un ennemi sous peine de voir le cercle recentré sur vous !), ou bien trouver une cachette et y entrer sans vous faire repérer. Ces manœuvres d’évasion sont relativement simples à réaliser, et vous devriez donc réussir à échapper à vos poursuivants dans la grande majorité des cas. Prenez tout de même garde après une alerte à laquelle vous avez échappé : les allemands restent sur leur garde et enquêtent dans les environs durant quelques minutes !
Bien entendu lorsque l’alerte est maximale et que vous souhaitez vous échapper au plus vite, il est préférable d’utiliser un engin motorisé. Vous trouverez dans The Saboteur de nombreuses voitures, des motos, des camions et même des chars, dont vous pourrez prendre possession en appuyant sur le bouton Triangle comme dans tout GTA-like. La conduite s’avère un peu délicate selon les modèles, la direction étant particulièrement rigide, mais on s’habitue au bout de quelques minutes. A noter qu’un système de collection de tous les modèles est inclus dans le jeu, de même que des courses à bord des bolides les plus rapides.
Une fois suffisamment avancé dans le jeu, vous pouvez aussi tendre des pièges à vos poursuivants en les précipitant dans une embuscade organisée par les factions avec lesquelles vous travaillez. Vous prenez alors part aux combats et les hostilités cessent lorsque vous avez tué suffisamment d’ennemis.Un marché noir bien utilePour vous faciliter la tâche durant vos différentes missions, plusieurs vendeurs du marché noir vous permettent d’acheter de nouvelles armes, munitions et autres améliorations. Il vous faut toutefois avoir quelque chose à échanger avec eux, le troc étant le seul mode de fonctionnement de ces commerçants un peu particuliers. La denrée la plus prisée étant l’équipement allemand, vous devez vous livrer à différentes missions dites libres pour récupérer ces articles de contrebande. Dans les faits, vous devez vous en prendre à des miradors, des projecteurs, des batteries de DCA ou à des généraux nazis pour augmenter votre stock et ainsi procéder à des échanges. Les bâtiments se font sauter à la dynamite, tandis que les officiers peuvent être éliminés comme bon vous semble.

Au fur et à mesure que vous avancez dans le jeu, Sean améliore aussi ses capacités. Il deviendra ainsi meilleur dans certains domaines spécifiques comme la bagarre, l’utilisation du matériel, les phases de snipe, la manipulation des explosifs, ou encore la course.Une ambiance convaincanteMalgré quelques errements dans son gameplay, The Saboteur parvient à séduire grâce à un design réussi et à une idée apparemment anodine mais réellement brillante : l’utilisation du noir et blanc. Votre environnement est en effet constitué de plusieurs zones qui sont soit sous occupation nazie, soit libérées. Si les secondes affichent une palette de couleurs complète, les premières en revanche sont présentées en noir et blanc et ne laissent apparaître que le rouge des nazis et du sang, et le jaune des lumières de la ville. L’effet est saisissant, tout comme celui qui redonne vie à un quartier lorsque les principales installations ennemies y ont été détruites.
Les décors quant à eux laissent une impression mitigée : si l’on reconnaît sans aucun problème les lieux les plus connus de Paris, on ne peut s’empêcher de trouver modélisation anguleuse et les textures peu fouillées. Heureusement la population est autrement plus réussie : variée dans ses vêtements et dans ses attitudes, elle contribue à rendre la ville vivante même si les passants font ici uniquement de la figuration (ne vous attendez pas à voir quelqu’un vous poursuivre parce que vous lui avez volé sa voiture !).
La bande son du jeu est elle aussi en demi-teinte : les musiques s’avèrent plaisantes et suffisamment variées, mais certaines répliques des dialogues en français frôlent parfois le risible malgré un ton relativement cru dans l’ensemble. On note surtout un sérieux problème de mixage avec un volume erratique des paroles, et une synchronisation labiale aux abonnés absents. Les effets sonores enfin sont sans grande surprise pour ce type de jeu, mais ils remplissent néanmoins leur rôle.

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• Une bonne ambiance
• L'utilisation du noir et blanc et des couleurs
• Une durée de vie honnête
• Des phases d'infiltration pas toujours convaincantes
• Le manque de fluidité dans l'escalade
• Des combats à mains nues assez brouillons
Verdict
Pour son baroud d'honneur, feu Pandemic nous offre un GTA-like original qui réussit à nous plonger au cœur du Paris des années 40. Certes le jeu n'éblouit pas par sa performance technique, mais son design et notamment son utilisation du filtre noir et blanc dans les zones occupées est particulièrement convaincant. Côté gameplay on retrouve la plupart des codes du genre, ainsi que quelques originalités comme les phases d'infiltration qui, à défaut d'être vraiment réussies, apportent tout de même un peu de fraîcheur. Le constat vaut d'ailleurs pour d'autres aspects du jeu comme l'escalade ou la conduite qui, sans être tout à fait ratés auraient gagné à être peaufinés. Reste que l'on passe un bon moment en compagnie de Sean, et que l'on a envie de le suivre jusqu'au bout de sa vendetta.
Le Village PF

Graphismes
7 / 10Si les hauts-lieux parisiens sont immédiatement reconnaissables, on regrette tout de même la relative pauvreté des textures et la modélisation à la hache de certains bâtiments. La population est plus réussie grâce à une belle diversité.
Jouabilité
7 / 10Les missions principales sont plutôt bien conçues mais les missions dites libres deviennent rapidement répétitives, la faute à une IA peu développée et à des mécanismes trop souvent répétés. Les phases d'infiltration ne sont pas toujours convaincantes.
Son
7 / 10Les musiques sont convaincantes et contribuent à nous plonger au cœur du Paris de la Seconde Guerre Mondiale. Les effets sonores sont classiques, et les doublages en français souffrent d'un mixage trop inégal.
Durée de vie
8 / 10Comptez une petite quinzaine d'heures pour boucler toutes les missions principales et multipliez par deux pour remplir tous les objectifs secondaires. Vous devrez toutefois vous accommoder de la répétitivité de l'action.
Fun
8 / 10Un peu poussif durant les premières heures, The Saboteur se bonifie avec le temps au niveau des missions principales. Certains problèmes de gameplay peuvent parfois frustrer, mais l'expérience reste globalement agréable.