Test de jeu / PS3 / The Incredible Hulk

- publié le 8 juillet 2008
- Etat : Disponible
- Date de sortie :27/06/2008
- Développeur :Edge of Reality
- Distributeur :Sega
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Gameplay
- Page 2 : Réalisation, Conclusion
Vous verrez à la fin du mois Edward Norton reprendre le rôle du géant vert ou plutôt de David Banner dans les salles obscures. Cependant, quelques jours avant la sortie du film, vous aurez certainement déjà mis la main sur l’adaptation en jeu vidéo de l’Incroyable Hulk. Grand fan que vous êtes, vous n’avez pas pu résister ! Avez-vous eu raison ? Verdict !
Les trailers de l’Incroyable Hulk : le Jeu donnait l’impression d’un titre très dynamique, bien mis en scène et proposant un challenge varié. Au moment de mettre le titre de Edge of Reality dans ma chère PlayStation 3, ce sont donc la curiosité et l’envie de palier l’attente du film qui prédominaient.
Le jeu commence donc en Amérique du Sud, le scientifique David Banner est pourchassé par l’armée américaine. Il a été fortement exposé aux rayons Gamma et possède depuis, la faculté de se transformer en un être à la force surhumaine. Très vite, David se fait encercler, la situation devient désespérée jusqu’à ce qu’un hélicoptère de l’armée fasse s’effondrer le bâtiment dans lequel se trouvait le scientifique. C’est à ce moment là que Hulk fait son apparition, balançant les lourds débris d’un revers de la main.

A partir de là vous ne contrôlerez plus que Hulk et personne d’autre. Le but de la mission consiste à trouver une sortie à grands coups de poings. Il faut en effet se frayer un chemin à travers les bâtiments et réduire à néant les ennemis qui vous entourent. Cette scène sert évidemment à vous apprendre à jouer mais elle introduit également les personnages principaux. Plutôt longue et répétitive, cette phase de jeu prend fin lorsque vous avez mis KO un robot piloté par un militaire très motivé.
Ensuite, sans explication aucune, vous vous retrouvez sous votre forme verte à New York dans la rue. Ça n’a ni queue ni tête, mais il faut croire que ce n’était pas le problème des développeurs. Le jeu encourage la destruction, le bourrinage et ne se vante de rien d’autres. Voyons ce qu’il a dans le ventre !Une impression de déjà vuDès les premières minutes du jeu, le déroulement général se dévoile sans ambiguïté. Vous vous baladez librement dans une très grande ville et vous pouvez effectuer des missions quand vous le voulez. Le moyen le plus rapide de vous déplacer est de faire des sauts gigantesques dans la rue ou entre les immeubles pour faire le moins de dégâts possibles.
Contrairement à un Spiderman, vous n’avez pas la possibilité de sauver les gens en danger. Votre présence engendre en effet plus de mal que de bien. Les personnes autour de vous, vous craignent et partent en courant quand ils vous croisent. Les véhicules se rentrent dedans et provoquent des carambolages en série. De fait, le champ de vos actions est considérablement réduit. Que faire en dehors des missions à part courir et s’amuser à sauter de plus en plus haut ? Et bien en fait, pas grand-chose.

La ressemblance avec d’autres jeux de super héros, assez prononcée, s’arrête toutefois là. Heureusement, afin de casser la monotonie vous devrez vous battre de façon ponctuelle contre des ennemis basiques. Ces combats vous opposent la plupart du temps à des soldats armés de lance-grenades ou de mitraillettes. Vous devrez aussi faire face à des robots sans pilote plus proche de la boîte de conserve que de Terminator ainsi qu’à des jeeps de l’armée et des tanks. Ces affrontements n’ont rien de passionnant et restent parfaitement identiques à chaque fois. Au début du jeu les coups disponibles sont assez peu nombreux, cependant la force du géant vert est assez bien retranscrite. Puisque le jeu ennuie pendant les phases de jeu en liberté, voyons ce qu’il donne lors des missions.Mode d’emploi du Super HérosVotre première mission comme beaucoup d’autres propose d’anéantir un groupe de militaires énervés et soucieux de tester leurs dernières armes expérimentales en plein air. C’est à ce moment-là que vous découvrirez vos coups de prédilection. Ainsi, les coups de poings et les combos sortent en mêlant carré et triangle. Vous pouvez charger des coups en appuyant sans relâcher sur ces deux touches. Il existe des variantes qui vous permettent de sauter et de donner un coup poing vers l’avant ou de sauter pour atterrir au sol en écrasant ce qu’il y a en dessous. Bien que très basiques, ces enchaînements restent dans la moyenne des autres jeux du genre, et il ne faut pas oublier les upgrades disponibles. Vous pourrez faire valser ses adversaires en tapant des mains grâce à sa force extraordinaire. Avec ce genre de coups rien ne vous résiste.
Les éléments du décor peuvent servir d’arme de destruction. En effet, la quasi totalité des décors est utilisable. Vous ne pouvez pas vous servir des bâtiments mais les voitures, les débris d’immeubles, les réservoirs d’eau sont à votre disposition pour vous aider dans vos missions. Il est possible de viser les ennemis en pressant la gâchette L2 mais le procédé est plutôt imprécis. Plus Hulk progresse et plus ses capacités de récupération augmentent. Ainsi, il peut faire appelle aux pouvoirs qui lui viennent des rayons Gamma pour régénérer sa barre de vie en un éclair. Cet héritage de son exposition aux rayons s’exprime également par une attaque dévastatrice qui peut tout détruire dans un rayon d’environ 20 mètres autour de lui. Ces pouvoirs dépendent d’une jauge augmentant à chaque élément détruit par Hulk. Il vous arrivera fréquemment de quitter vos ennemis pour aller détruire un peu plus la ville, ce qui fera monter votre jauge. Attention elle se vide très vite, il faudra souvent faire le choix entre la régénération et la destruction.
Vous savez que la fin est proche lorsque le son se fait plus bas et que vous entendez le souffle de Hulk. Lorsque l’écran devient rouge, vous êtes à la limite de la mort. C’est une manière plutôt bien pensée de signifier que les forces du héros l’abandonnent. C’est en fait ce qui vous coupe de vos sensations de jeu, car les points de forts de Hulk sont encore et toujours le bruit et la destruction. Quand ces atouts disparaissent c’est évidemment la mort qui est toute proche.

Nous n’allons pas le cacher plus longtemps, Hulk est un jeu qui vous ennuiera très vite. Les ennemis sont toujours les mêmes et le gameplay n’est pas assez varié pour intéresser plus que ça. Les missions impliquent la plupart du temps la destruction pure et simple de groupes militaires en pleine ville. Ceux-ci viennent utiliser leurs armes expérimentales sur la population sans raison et vous devrez les en empêcher. Vous aurez aussi à parcourir des kilomètres à travers toute la ville pour transporter un de vos amis scientifiques. Celui s’oppose à l’armée et vous l’aiderez à détruire des antennes satellites, des terminaux informatiques ou des bases de l’armée. Parfois, un peu plus scénarisées, certaines missions consistent à trouver des produits chimiques visant à trouver un remède pour David Banner. Le joueur traverse ces péripéties sans grand plaisir étant donné le faible intérêt de celles-ci. Le scénario tient en effet sur un paquet de cigarettes. Difficile de croire qu’il s’agit du jeu officiel tiré du film dans lequel Edward Norton fait ses premiers pas de super héros.
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