Test de jeu / PS3 / Terminator Renaissance

- publié le 8 juin 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :29/05/2009
- Développeur :GRIN
- Distributeur :Warner Bros Interactive
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1
A quelques jours de la sortie cinéma de Terminator Renaissance, arrive sur les linéaires le jeu vidéo éponyme. Faut-il pour autant se laisser tenter ? Réponse dans ce test.
Grand classique du cinéma d’action américain au début des années 90, Terminator 2 : Judgement Day est encore considéré aujourd’hui comme une référence technique et narrative. Si le troisième volet n’était pas à la hauteur du film de James Cameron, la licence Terminator n’est pas morte pour autant et revient dès le mercredi 3 juin sur grand écran. Terminée la lutte entre deux cyborgs déterminés à éliminer John Connor, cette fois Terminator Renaissance se déroule dans un futur post-apocalyptique dans lequel Christian Bale tente d’organiser la résistance contre Skynet. L’histoire du jeu vidéo se déroule à Los Angeles deux années plus tôt, en 2016, et suit le parcourt initiatique de notre John dans sa lutte contre les machines. A vous donc de faire vos classes.John Connor malgré luiL’histoire de Terminator en jeu vidéo a rarement donné lieu à de mémorables productions. Rien que sur la PlayStation 2, nous oublierons volontiers les médiocres Terminator : Un Autre Futur et Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines. Seul Terminator Redemption portait bien son nom et s’avérait être un bon défouloir à la réalisation des plus correctes. Ce Terminator Renaissance se présente sous la forme d’un jeu d’action à la troisième personne dans lequel le joueur dirige le sauveur de l’humanité. Epaulé par toute une équipe de résistants, Connor découvrira les techniques de base de la destruction des machines. Rapidement, lui et ses ouailles découvriront que les endosquelettes tendent à ressembler à des humains pour les infiltrer et les détruire. Plus minces, mieux articulés et recouverts de peau, il va être dur de les différencier parmi les survivants. Le jeu est entièrement jouable en coopération en écran splitté, ce qui signifie qu’en solitaire il y a aura toujours un autre résistant avec vous pour couvrir vos arrières.

Le cœur du gameplay est des plus basiques : on avance en rang serré pour accomplir des objectifs déterminés tout en réduisant en pièces détachées les différentes machines que l’on croise. Hélicoptère havoc, endosquelettes, sentinelles, spider, T-600, nombreuses sont les boites de conserves qui n’attendent que votre plomb bien qu’elles soient toutes les mêmes. La plupart ont un point faible à exploiter pour les détruire, symbolisé à l’écran par un détourage de couleur rouge. Pour éliminer les spiders par exemple, il faut en faire le tour pour atteindre leur batterie et la faire exploser. Généralement il n’y a pas de grande stratégie à élaborer pour arriver à ses fins, quelques grenades et des rafales suffisent à mettre KO n’importe quel ennemi. Il faut dire que le terrain ne s’y prête pas non plus avec ses nombreux murs invisibles, les niveaux étant linéaires, dirigistes à souhait et les ennemis arrivant par vagues, de face. Le jeu offre tellement peu de liberté que le game over vient systématiquement sanctionner les indépendants qui voudraient fuir le troupeau pour crapahuter en solitaire. Ajoutons à cela l’absence intégrale d’interaction avec les décors et vous comprendrez aisément qu’il est difficile de tendre un piège aux machines. On se contentera de faire ce que l’on attend de nous et de bailler.
Comme tout bon jeu d’action à la troisième personne qui se respecte (même si ce n’en est pas un), il est possible de se plaquer contre des obstacles pour se protéger des tirs ennemis. On peut alors se déplacer vers une autre protection en orientant le stick analogique de gauche puis en pressant le bouton croix, on navigue alors d’une paroi à l’autre sans se faire toucher. Du déjà vu dans des productions telles que Wanted ou Eat Lead. Pour le reste, précisons que John peut lancer des grenades en pleine action mais ne peut porter que deux armes maximum simultanément. L’action est globalement sommaire même si quelques passages aux commandes d’une mitrailleuse lourde montée sur un pick up dispensent de marcher tout le temps.On s’attendait à mieuxAvec des productions comme Wolverine - qui est finalement meilleure que le film dont il est tiré – on ne s’attendait plus à voir des exploitations de licence bâclées comme ce Terminator. Techniquement d’abord le jeu tient à peine la route pour un jeu PlayStation 3 sorti en 2009. Les textures sont peu détaillées, les niveaux ne sont que des couloirs bloqués par des murs invisibles, les animations des personnages sont peu nombreuses, les interactions avec les décors sont absentes… même les trajectoires de vos balles ont été oubliées par les développeurs. Les machines après leur destruction fondent littéralement sur le sol pour disparaître en quelques secondes, et on constate des bugs durant les cut-scenes utilisant le moteur du jeu. L’intelligence artificielle est indigne de Skynet, et l’on se demande comment les robots ont réussi à prendre le contrôle du monde au vu de leurs réactions sur le terrain. Il en va de même pour nos coéquipiers-figurants dont l’intérêt reste encore à démontrer. On comprend pourquoi Christian Bale ne prête ni son visage ni sa voix (le jeu est d’ailleurs en version originale sous-titrée en français) à cette production.

Dans un registre moins subjectif, la durée de vie est clairement ridicule pour un jeu payé 70 euros. Le soft se compose de huit chapitres que l’on bouclera sans problème en un après-midi. Ce ne sont pas les modes multijoueurs – puisqu’il n’y en a pas ! – ni les trophées qui prolongeront la durée de vie. Pas besoin d’une boule de cristal pour comprendre que Terminator Renaissance est une production calibrée pour enrober le fan à la sortie de la salle de cinéma, fan qui risque de regretter son investissement au bout de quelques heures. Autant acheter les Blu-Ray des films.
• Le thème musical
• Durée de vie très courte
• Action sans génie
• Réalisation faible
Verdict
Au delà de la déception, Terminator Renaissance est une production bâclée à la durée de vie et à la réalisation trop faibles pour satisfaire même le fan le plus indulgent. Niveaux vides et linéaires, intelligence artificielle bidon et action mollassonne sont autant de preuves d'un développement précipité pour coïncider avec la sortie du film. La licence est exploitée sans talent ne laissant qu'une alternative aux joueurs : foncer au cinéma.
Le Village PF

Graphismes
5 / 10Une réalisation résolument moyenne qui accumule les mûrs invisibles, l'absence d'interaction avec les décors et des animations poussives.
Jouabilité
7 / 10Pas de problème de ce côté vu le nombre limité de possibilités offertes. Le seul bon point.
Son
5 / 10Le thème de Terminator revient sans cesse mais les bruitages des armes ne sont absolument pas crédibles.
Durée de vie
4 / 10Comptez entre quatre et cinq heures pour en faire le tour selon votre niveau de difficulté. Aucun mode multijoueurs pour prolonger. A 70 euros le Blu-Ray c'est cher payé.
Fun
4 / 10Honnêtement je ne me suis pas amusé sur ce jeu, je préfère de loin Terminator Redemption. C'est dire.