Test de jeu / PS3 / Tales of Graces F

Tales of Graces F

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Sorti en premier lieu sur Wii en 2009, uniquement au Japon, Tales of Graces a été envisagé peu de temps après sur PlayStation 3. Dans une version encore plus complète cette fois. Paru sur la console de Sony dans l'Archipel fin 2010, Tales of Graces F débarque enfin dans nos contrées avec près de 2 ans de retard. Cela valait-il le coup d'attendre ? La réponse dans nos lignes.

Une nouvelle aventure prenante

Si cela n'a rien de véritablement révolutionnaire, il est toutefois assez rare dans un RPG de cette génération d'en suivre les protagonistes principaux sur plusieurs années de leur vie. C'est en tout cas ce qu'entreprend Tales of Graces F, douzième épisode de la série principale, en commençant par le tout début...

Les premières minutes de jeu nous permettent ainsi de faire la connaissance d'Asbel Lhant, jeune garçon intrépide et héros de ce nouvel épisode, destiné à hériter de la seigneurie du paternel. Père avec lequel les relations ne sont pas vraiment au beau fixe, ce dernier lui reprochant constamment son comportement irresponsable. C'est que le môme a encore l'insouciance des enfants de son âge... Du moins, jusqu'à ce tragique événement dans les bas-fonds de la capitale, Barona. Là-bas, Asbel et ses amis vont faire une terrible rencontre qui changera à jamais leurs relations et leur vision du monde. Qu'il s'agisse de son frère Cadet, Hubert, ou du jeune prince de Barona, Richard. Ce n'est que sept ans plus tard que l'on retrouve Asbel, désormais majeur et en formation à l'école des chevaliers de la capitale. Un rêve qu'il poursuit depuis ses 11 ans, et qu'il s'était juré de concrétiser.

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Tout le prologue sur l'enfance des héros occupe bien les cinq premières heures de l'aventure. Pas forcément les plus palpitantes, l'histoire prenant son temps pour se mettre en place, et le gameplay se reposant jusqu'alors aux bases du système de combat. C'est toutefois nécessaire pour bien comprendre les futurs enjeux de la trame, et aussi pour bien saisir les mécaniques du jeu. Par la suite, le soft nous réserve une intrigue somme toute classique dans son script, mais très intéressante dans le traitement de ses personnages, et notamment dans les liens qu'ils tissent entre eux. Avec des retrouvailles pas aussi amicales que l'on aurait pu le croire, passées les sept années de transition. Il est également possible d'assister à quelques petite saynètes supplémentaires – intégralement doublées en anglais – développant certains points du récit, en appuyant sur la touche Select à certains endroits de la partie. Tales of Graces F parvient à se montrer très efficace dans sa narration, renouvelant continuellement l'envie de connaître la suite, et de ce qu'il va advenir des héros. Et ce, malgré quelques baisses de rythme notables par instant, même si cela se fait toujours au service du background. L'essentiel est pourtant là, et le jeu n'en est que plus agréable à parcourir, tout au long de la cinquantaine d'heures nécessaire pour en voir le bout (sous-quêtes exclues). Épilogue compris.

Une technique datée pour un design charmant

Outre l'ajout d'une nouvelle fin, ce portage d'un titre initialement sorti sur Wii profite de son passage sur console HD pour retrouver une seconde jeunesse. Ou presque, car l'on ne va pas se mentir : le jeu n'a pas été développé pour ce support et cela se voit. On pense surtout aux décors, qui pâtissent clairement de ce passage à la haute définition. Anguleux et assez pauvres, les environnements – bien qu'assez variés – ne font pas honneur aux capacités de la console de salon de Sony. Sans parler des murs invisibles, devenus une hérésie dans ce genre de jeux.

Malgré tout, le titre conserve un charme certain, avec ses jolies couleurs pastel, ce qui ne manquera d'ailleurs pas de rappeler les RPGistes à leurs meilleures heures sur PlayStation 2. Les personnages sont bien modélisés et animés, profitant indéniablement d'un excellent character design. Les nombreux visuels que l'on peut voir pendant les saynètes ou les quelques séquences animées du soft en sont d'ailleurs la meilleure illustration. Et cela contribue grandement à l'attachement que l'on porte très vite aux personnages. Bref, nous ne pouvons que tirer notre chapeau à Mutsumi Inomata !

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On sera, en revanche beaucoup moins élogieux concernant la partition jouée par Motoi Sakuraba, que l'on a déjà connu plus inspiré. Si quelques morceaux sortent clairement du lot, en parvenant à traduire une certaine émotion (à tout hasard, le thème de l'écran titre), force est de reconnaître que les musiques d'ambiance se révèlent très peu marquantes et vite lassantes. Ah, et on n'hésitera pas à zapper l'opening pour sa chanson tout bonnement insupportable ! A noter que Tales of Graces F est intégralement doublé en anglais, avec un casting vocal solide. Tous les dialogues sont traduits en français, pour une compréhension optimale de l'intrigue.



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