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Test de jeu / PS3 / Splatterhouse

Splatterhouse

Splatterhouse

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  • publié le 8 décembre 2010
  • Etat : Disponible
  • Date de sortie :26/11/2010
  • Développeur :Namco
  • Distributeur :Namco Bandai
  • Genre :Action
  • Nb de joueurs :1

Considéré à juste titre comme un classique de l’horreur en 2D, Splatterhouse hérite d’une nouvelle version en 3D et en haute définition. Est-elle à la hauteur du mythe ?

Avec son masque de hockey sur le visage façon Jason Voorhees, le héros du premier Splatterhouse mettait tout de suite dans l’ambiance horrifique du jeu d’action 2D qu’il était. Deux suites plus tard, la trilogie s’est petit à petit retirée du devant de la scène jusqu’à disparaitre complètement des consoles. C’était sans compter sur la bonne volonté de Namco de ressusciter la licence en cette fin d’année 2010, sur consoles haute définition qui plus est. Si l’intention est louable, le résultat est-il à la hauteur des standards actuels du genre ? Réponse dans ce test.SSSSSSppplendide !Le jeu commence dans une marre de sang. Ce sang, c’est le vôtre. Enfin, celui de Rick, un jeune américain qui se vide sur le parquet d’une vieille bâtisse façon maison hantée. Alors que la mort semble prête à l’accueillir, sa main se pose sur un étrange masque placé à côté de lui. L’objet semble parler à Rick, lui implorant de le porter s’il veut retrouver assez de forces pour sauver sa petite amie Jen, disparue dans le manoir. Entre l’héroïsme et le néant, le choix est vite fait. Porté à son visage, le masque ressuscite Rick, fermant ses plaies, lui donnant des muscles démesurés et une haine prête à éclater sur les premiers ennemis à portée de main. Voilà, vous venez de vendre votre âme au diable. Pourquoi ? Comment ? Qu’adviendra-t-il de Jen ? La réponse se trouve dans les heures de jeu qui suivent.

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Fidèle à ses origines, Splatterhouse version 2010 est un beat them all pur jus, dans le genre bête et méchant. Pendant les 11 chapitres du jeu, on vous demandera de pulvériser toutes les formes de vie qui osent passer sur votre chemin. Heureusement pour la veuve et l’orphelin, vous ne défoncerez que des monstres belliqueux qui n’auront que ce qu’ils méritent. Le jeu opte pour une approche classique du genre : un bouton Carré pour les coups rapides, un bouton Triangle pour les coups puissants (à charger pour encore plus de plaisir), un bouton Rond pour les prises au corps et un bouton Croix pour sauter. Si vous n’avez ne serait-ce que testé la démo jouable d’un jeu d’action durant ces cinq dernières années, vous arriverez à prendre en main Splatterhouse en moins de dix secondes. Seule éventuellement une charge sur l’ennemi apporte un petit plus par rapport à d’autres jeux, et encore.

Rick part donc en quête de sa petite amie avec l’aide du masque maudit. Celui-ci lui octroie des compétences surhumaines, comme la régénération de sa barre de santé en aspirant celle des ennemis, ou la création d’un membre quand celui-ci est arraché. A la manière de Wolverine dans le jeu éponyme, notre personnage garde physiquement les traces de ses combats : viande en moins, côtes apparentes...et parfois même un bras qui tombe et qui peut alors servir d’arme. Mais le masque ne fait pas ces efforts sans raison, et exige en contrepartie d’être abreuvé de sang le plus souvent possible, raison officielle pour laquelle le jeu use et abuse des projections largement exagérées d’hémoglobine. Du coup, l’écran est si souvent maculé de rouge que le jeu doit être immonde pour un daltonien.

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Cette surenchère de violence se retrouve aussi bien dans les combats au corps à corps, avec leurs finishs bien horribles, que dans les affrontements à l’arme blanche ou à feu. Ce déluge de gore est justifié par le fait que le sang sert de monnaie pour acheter de nouveaux coups, de plus en plus puissants. L’overdose est également justifiée par le fait que les hectolitres déversés remplissent une jauge spéciale qui permet de passer en mode Berserk pendant un laps de temps limité. A ce moment-là, l’écran vire au bleu et blanc, et les dégénérescences osseuses qui sortent des membres de Rick font encore plus de dégâts à l’ennemi. A garder pour les boss de fin de niveau d’une taille souvent conséquente, qui s’achèvent bien entendu avec un petit Quick Time Event des familles.Un masque cache misèreN’en déplaise aux nostalgiques, les jeux vidéo ont largement évolué depuis le début des années 90 et entre la 2D et l’ère de la haute définition, le gameplay a gagné en profondeur d’une façon considérable. Dans ce contexte, l’arrivée de Splatterhouse a plus d’une génération de retard. Difficile de se satisfaire de nos jours d’un jeu aussi bourrin, sans subtilité ni profondeur, et qui enchaine des affrontements quelconques sur un rythme mollasson.

Les niveaux ne sont qu’une succession de couloirs à traverser d’une traite en explosant tout le monde pour progresser. Les mécanismes pour ouvrir des portes sont strictement identiques d’un niveau à l’autre, et se résument à se saisir d’un ennemi pour le balancer sur un pic ou une presse : dans le premier cas son corps s’empalera, tandis qu’il servira de contrepoids dans le second. Le bestiaire peu inspiré se répète inlassablement dans un même niveau et parfois même d’un niveau à l’autre. On a donc connu largement plus entrainant ces derniers temps, Castlevania pour ne citer que lui.

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D’un point de vue graphique, le métro de retard du jeu est tout aussi significatif et le léger cell shading façon comic book n’est là que pour cacher des graphismes sommaires, sans éclats. Et malgré cette réalisation tout juste correcte, le jeu accuse quelques ralentissements notables, des accès disques poussifs et des temps de chargement à rallonge.

Pourtant tout n’est pas à jeter dans cette production. Question durée de vie par exemple, vous en aurez pour votre argent puisque les onze niveaux prennent bien huit à dix heures pour être traversés une première fois en difficulté normale. Ensuite, vous pouvez vous attaquer au mode survie pour battre des records ou bien partir à la recherche des journaux audio ou des fragments des photos sexy de Jen disséminées dans les niveaux. Je vous comprends, seules les photos sont dignes d’intérêt… Ensuite, les niveaux contiennent toujours un passage sympathique où le jeu repasse au défilement horizontal d’origine pour une séance de plateforme / action en 2.5D. En y regardant de plus prêt, on se dit que ces moments de pure nostalgie (musique d’époque ou presque) sont bien plus convaincants que le reste du jeu et que les développeurs auraient dû s’en contenter.

Enfin, comment faire la fine bouche devant la présence des trois épisodes originaux de Splatterhouse à débloquer au fur et à mesure de votre progression. Même sans refonte graphique, les plus vieux écraseront une petite larme devant un tel spectacle.

En conclusion, si le côté purement arcade du défouloir gore à souhait pourra en amuser certains, les autres joueurs se tourneront vers des productions plus dignes de leur console.

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test écrit par Kratos


  • Graphismes

    6 / 10

    L'abus de projections de sang et la présence d'un léger cell shading sur les personnages ne sont là que pour cacher une réalisation simple sur un jeu techniquement défaillant (ralentissements, temps de chargement à rallonge…).

  • Jouabilité

    7 / 10

    Une prise en main standard dans la lignée des ténors du genre mais la caméra libre doit souvent être replacée pour appréhender les ennemis autour.

  • Son

    7 / 10

    La musique métal hurlante et les voix anglaises caverneuses sont là pour nous rappeler que nous sommes dans un jeu pour adultes.

  • Durée de vie

    7 / 10

    Comptez bien huit heures pour boucler l'aventure en mode normal, et nettement plus si vous cherchez les objets cachés ou que vous souhaitez terminer les trois jeux originaux.

  • Fun

    5 / 10

    Que ce soit dans ses niveaux, son bestiaire ou sa jouabilité, le jeu peine à se renouveler sur la longueur ce qui insuffle forcément une certaine lassitude au bout d'un moment.

• Les trois jeux originaux
• Les passages en 2.5D
• Les photos sexy de Jen

• Réalisation moyenne
• Gameplay bourrin et répétitif
• Mécanismes et ennemis peu variés

5 / 10

Verdict

Attendu de pied ferme par certains nostalgiques, le retour de la licence Splatterhouse est une déception. Ce beat them all bête et méchant n'arrive jamais à se renouveler et à proposer autre chose que du découpage de monstres dans des couloirs, le tout servi par une réalisation moyenne. Certains diront qu'il est fidèle à ses origines mais, en 2010, nous en attendions surement plus, surtout face à une concurrente qui a repoussé les limites du plaisir à plusieurs reprises. Reste que la durée de vie est tout à fait honnête, que les passages en 2.5D sont amusants et que la présence de la trilogie originale justifierait presque à elle seule un achat d'occasion.

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