Test de jeu / PS3 / Spider-Man : Dimensions

- publié le 17 septembre 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :10/09/2010
- Développeur :Beenox Studio
- Distributeur :Activision
- Genre :Action / Aventure
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[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Contenu, Réalisation, Conclusion
Portés aux nues après le succès d’un certain GTA, les jeux à monde ouvert ont depuis déferlé sur nos consoles avec plus ou moins de succès : non pas que le principe en lui-même ait fini par lasser les joueurs mais, lorsque l’on propose un univers dans lequel il est possible de déambuler librement, encore faut-il inclure des activités qui permettent d’en profiter. A ce titre, les deux Spider-Man déjà sortis sur PS3 avaient eu bien du mal à nous convaincre, la faute à un gameplay répétitif et sans originalité, et à une réalisation technique dépassée. Mais avec Dimensions, Beenox semble bien parti pour redorer le blason de la série !
Avant de nous plonger dans la structure et le gameplay de Spider-Man : Dimensions, mentionnons en quelques mots le scénario du jeu. Tout commence dans un musée de New York où Mysterio, l’un des ennemis jurés de Spider-Man, s’empare d’un mystérieux objet supposé l’aider à accomplir ses plans machiavéliques : la Tablette de l’Ordre et du Chaos. Evidemment notre héros ne tarde pas à s’interposer, mais son adversaire utilise la puissance de la tablette pour renforcer ses pouvoirs. Spider-Man n’a alors d’autre choix que de détruire l’artefact d’un coup de poing bien placé.
A peine le combat terminé, Madame Web apparaît et explique à Spidey que les morceaux de la tablette ont été disséminés dans des dimensions parallèles : leur récupération est impérative pour éviter qu’un autre super-vilain ne mette la main dessus ! Notre héros incapable de voyager dans d’autres dimensions ne peut évidemment pas faire le travail lui-même, mais il existe dans chaque monde parallèle une version alternative de Spider-Man qui accomplira cette tâche.

Les fans de Marvel reconnaîtront là la notion de multivers introduite dans la franchise il y a déjà bon nombre d’années, et retrouveront donc avec plaisir quatre versions différentes de leur héros : Amazing Spider-Man, le personnage classique et sans doute le plus connu, Spider-Man Noir, qui évolue dans le New York des années 30, Spider-Man 2099, une version futuriste, et Ultimate Spider-Man, qui utilise le célèbre costume noir. Si l’on apprécie cette utilisation ingénieuse des comics Marvel, il faut toutefois reconnaître que le scénario n’a rien de très original : votre objectif est fixé dès les premières minutes de jeu, et il ne faut pas s’attendre à de quelconques rebondissements en cours de route !Une approche plus conventionnelleAlors que les précédents Spider-Man sur PS3 s’étaient essayés au monde ouvert style GTA, Dimensions adopte une approche plus classique avec un découpage en 14 niveaux incluant un didacticiel, douze niveaux permettant chacun d’incarner une version spécifique de Spidey (trois niveaux par version du super-héros !), et un niveau final. Si ce retour à une structure plus linéaire en décevra peut-être certains, il faut lui reconnaître un avantage non négligeable : l’action est continue et l’on ne perd jamais de temps à aller d’un point A à un point B afin de déclencher une mission.
En outre chaque niveau vous oppose à un super-vilain particulier (on citera en vrac Kraven, Hammerhead, le Super Bouffon, Electro, l’Homme-Sable, le Vautour…), l’objectif étant bien entendu de le mettre hors d’état de nuire. Chose intéressante, ces boss n’apparaissent pas qu’à la fin du niveau : ils sont présents dès le départ, et leur poursuite sert de fil narratif pour lier les différentes phases de jeu les unes aux autres. Car si chacun de ces niveaux est relativement homogène en termes de décor et d’adversaires, le gameplay lui peut varier de différentes manières au sein d’un même niveau.

A vrai dire ce gameplay multi-facettes est perceptible dès le didacticiel, ce dernier nous présentant les commandes générales de Spidey, ainsi que les particularités de chacune de ses versions. Ainsi, on apprend vite à se déplacer en lançant des jets de toile (R2) faisant office de lianes : la manœuvre est aisée, et vous permet de bouger rapidement dans votre environnement, voire d’atteindre des zones a priori inaccessibles. Il est évidemment aussi possible de grimper aux murs et aux plafonds, le seul souci résidant ici dans la caméra qui complique sérieusement la manœuvre : on ne sait jamais vraiment dans quelle direction notre héros bougera en fonction de l’angle de la caméra ! Quelques heures de jeu parviennent à atténuer le problème, mais on ne se sent jamais totalement à l’aise…
Toujours dans le domaine des commandes communes à tous les Spider-Man du jeu, on trouve bien sûr celles des combats au corps-à-corps, à base d’attaques rapides mais légères (Carré), puissantes mais lentes (Triangle), de prises (Rond), d’esquives (L2) et de tout un tas de combos mêlant les boutons précédemment cités. A noter que, pour vous aider dans le repérage de vos ennemis, vous pouvez à tout moment activer votre sens de l’araignée en appuyant sur la flèche Bas de la croix directionnelle.
Les capacités spéciales de chaque Spidey reflètent quant à elles le gameplay proposé par les niveaux correspondants : si Amazing Spider-Man offre un bon équilibre entre plateformes et combats, Ultimate Spider-Man avec sa jauge de furie apparaît comme plus orienté sur la castagne, tandis que Spider-Man Ultimate avec sa vision accélérée donne dans l’action frénétique et le spectaculaire. De son côté, Spider-Man Noir est le plus discret des quatre puisque ses niveaux donnent carrément dans… l’infiltration ! Vous devrez alors utiliser les recoins obscurs du décor pour vous approcher discrètement de votre cible avant de l’éliminer par surprise. Inutile de tenter une attaque frontale : l’alerte sera immédiatement donnée, et les balles des mitraillettes des années 30 déchireront votre joli costume en un rien de temps !

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