Test de jeu / PS3 / SOS Fantômes : Le Jeu Vidéo

- publié le 20 juin 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :24/06/2009
- Développeur :Terminal Reality
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action / Aventure
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Gameplay, Réalisation, Multijoueurs
- Page 2 : Trophées, Conclusion
Cela fait déjà 25 ans que les Ghostbusters sont apparus sur nos écrans. Le monde vidéoludique, par l'intermédiaire d'Atari et de Terminal Reality, a décidé de leur rendre hommage avec cette nouvelle adaptation. Doit-on en avoir peur ?
1984. Le monde découvre les chasseurs de fantômes les plus drôles de la planète avec Ghostbusters. Le docteur Peter Venkman, le docteur Raymond Stantz, le docteur Egon Spengler et Winston Zeddemore nettoient la ville de New York à l'aide de leurs packs à protons et terrassent le terrible Gozer. Cinq ans plus tard, l'équipe récidive en affrontant cette fois-ci le prince Vigo qui souhaite se réincarner dans notre dimension pour mieux la dominer.
2009. Le monde vidéoludique célèbre les 25 ans de la franchise en accueillant une aventure totalement inédite avec la participation exceptionnelle d'une partie du casting de l'époque. Dan Aykroyd et Harold Ramis retournent à l'écriture d'un scénario et se font modéliser avec leurs compères Bill Murray et Hernie Hudson pour prendre vie dans le jeu. Plus jeune, plus fort et toujours aussi drôle.Who you gonna call ?Ghostbusters le jeu a été développé par Terminal Reality et se présente sous la forme d'un jeu d'action / aventure classique. On retrouve notre équipe de choc qui doit de nouveau faire face à des manifestations ectoplasmiques en rapport avec Gozer le sumérien. Le joueur incarne une jeune recrue au sein de l'équipe, un prétexte comme un autre pour vous apprendre les bases du métier et servir de cobaye aux dernières inventions de Spengler.
Les Ghostbusters devront donc traverser New York City (rues, bibliothèque, musée, cimetière, autre dimension) à la recherche du moindre indice sur les phénomènes paranormaux tout en cassant du fantôme à grands coups d'effluves. Si vous rêviez d'une ville ouverte avec des fantômes divers et variés dans tous les coins, passez votre chemin. Une seule route s'offre à vous et malgré la taille de certains niveaux, la linéarité est de mise.
Revenons à l'essentiel : la chasse aux ectoplasmes. Capturer un fantôme se fait en trois phases : affaiblir le fantôme, le capturer et l'enfermer dans un piège.
Pour affaiblir un ennemi rien de plus facile : balancez lui quelques effluves avec votre pack à protons, un cercle autour de chaque ennemi vous indiquera son état de santé. Faites tout de même attention à ne pas surchauffer votre pack (un système de refroidissement y est incorporé, utilisez le à bon escient). Dès que votre adversaire est bien endommagé on peut passer à la capture en balançant des effluves de capture tout simplement. A partir de cet instant votre cible est verrouillée et ne devait plus vous échapper. Se sentant en danger, l'ennemi va tout de même essayer de se tirer d’affaire en partant dans toutes les directions : votre objectif est alors de le calmer en balançant votre rayon dans le sens opposé de sa fuite ou en l'écrasant contre les éléments du décor pour l'étourdir. Il ne reste plus qu'à lancer votre piège et à amener votre cible juste au dessus, gardez le contrôle jusqu'au bout et voilà : le tour est joué. Les plus petits ennemis n'auront pas besoin d'être capturés. Un bon coup de protons suffira pour s'en débarrasser.

Toute cette phase de capture est très intense à jouer, en partie grâce à ses similitudes avec les scènes du film. On se prend vraiment au jeu et ça fait plaisir.
Votre pack est vraiment l'élément central du gameplay. Ses capacités évolueront au fil du scénario grâce aux inventions de Spengler : effluves classiques, flèches boson, lance de slim, diffuseur à particules, ce ne sont pas moins de quatre capacités, avec pour chacune une double fonction, qui s'offrent à vous. Les flèches boson provoqueront plus de dégâts, les effluves stase permettront d'immobiliser les ennemis les plus rapides, la lance de slim se révèlera très utile pour débloquer certains passages, etc ... bref le parfait outil pour un jeune chasseur de fantômes.
Comme le Dr Venkman aime à le faire remarquer à ses clients, chasser du fantôme coûte énormément d'argent. Donc pour chaque fantôme capturé ou éliminé vous recevrez une certaine somme. Ce capital vous servira à acheter des améliorations pour vos gadgets : concentration du rayon, immunité aux dégâts boson, réduction de chaleur, augmentation de la cadence de tir, amélioration du psychotensiomètre et j'en passe.

En parlant du psychotensiomètre, sachez que ce dernier vous sert non seulement à repérer les manifestations ectoplasmiques proches de vous, mais aussi à mémoriser des artefacts et à vous constituer un guide avec les fantômes rencontrés en les scannant dès que possible. Un petit côté collection fort appréciable.On est venu, on l'a vu et il l'a eu dans le...En termes de prise en main, le jeu de Terminal Reality ne demande que très peu de temps pour être maitrisé. Vue à la troisième personne, déplacement et caméra sur les deux sticks analogiques, la touche Croix pour interagir (ouvrir des portes, réanimer ses coéquipiers, utiliser des objets), le Triangle pour sortir votre psychotensiomètre, le Carré pour balancer un piège, le Rond pour sprinter et les touches directionnelles pour passer d'une capacité à l'autre avec votre pack. Les boutons R2 et L2 servent à tirer avec la fonction principale ou secondaire, L1 à déployer les effluves de capture et R1 à refroidir son pack. Aucune interface n'est visible sur l'écran de jeu, histoire de vous immerger un peu plus, et votre état de santé se lit directement sur votre pack.
Le titre arbore un design agréable : on retrouve l'équipe que l'on a connue il y a 25 ans qui n'a pas pris une seule ride, ainsi qu’une ville toujours aussi vivante et illuminée. Le style graphique choisi par les artistes du studio colle plutôt bien avec l'univers, et le design général respire les années 80. Mais tout n'est pas parfait : l'animation des personnages par exemple est très sommaire, les textures des décors sont d'une qualité inégale et on note un peu trop d'aliasing. L'ensemble n'est pas pour autant désagréable à regarderm mais la console est capable de beaucoup mieux, c'est dommage. On soulignera tout de même la qualité du moteur physique qui permet de tout faire virevolter quand il y a une bataille et des effets de lumière magnifiques dès que l'on balance des effluves.

Le tout est accompagné par une ambiance sonore très travailléem avec des bruitages qui vous seront familiers si vous vous souvenez des films, des voix plus vraies que nature puisque ce sont les vrais acteurs que l'on retrouve en version originale, et surtout une musique mythique que vous fredonnez déjà en lisant ces lignes. Seul bémol : une très mauvaise synchronisation des lèvres avec les dialogues pendant les cinématiques, ça fait tout de même tâche.
Vous l’aurez compris, le gros point fort du jeu réside dans son ambiance et dans ses multiples références aux films. De Venkman toujours aussi dragueur à la secrétaire Janine toujours au téléphone en passant par la dame grise à la bibliothèque, le tableau de Vigo, sans oublier le bibendum chamallow, tout rend hommage aux films et c'est tant mieux. Sachez toutefosi que si vous n'avez vu aucun des deux films, vous passerez à côté de l'essence même du titre.
Du côté des points noirs, on notera des temps de chargement trop longs quand on doit redémarrer au dernier point de passage après un game over ou pour charger une mission que l'on souhaite rejouer. On aurait pourtant pu croire que la longue installation de base en début de jeu pallierait à ce problème... On regrettera aussi que notre avatar n'ait pas de véritable existence : sans nom, peu bavard et peu mis en avant dans les cinématiques, il n'est là que pour permettre au joueur de jouer et faire le sale boulot.

Si le mode Carrière reste le mode principal de ce titre, le mode multijoueurs se présente comme un bonus très sympathique. Une fois connecté au réseau, vous avez tout le loisir de rejoindre ou de créer une partie (avec ou sans classement) pour vivre l'un des deux modes de jeu proposés qui rassemblent quatre joueurs maximum : en mode Campagne, vous parcourez quatre grands niveaux où il vous faudra terrasser de nombreux fantômes avec l'aide de vos amis, alors que le mode Partie instantanée vous donne le choix entre des modes de jeu plus classiques, en coopération ou en compétition : Confinement (capturez le plus de fantômes possible dans le délai imparti), Survie (résistez aux nombreuses vagues d'ennemis), Destruction (il suffit de détruire les reliques qui libèrent les fantômes), Smash de slime (Essayez de smasher le plus de bouffe-tout avant vos coéquipiers), Protection (il faut protéger les perturbateurs PKE des nombreuses vagues d'ennemis) et Voleur (empêchez les fantômes de voler les artefacts). Système de grades selon ses performances, compétence principale à choisir en début de partie, invitation d'amis, liste des amis connectés et statistiques, toutes les options de bases sont présentes.
Même si on sent qu'il ne s'agit pas là du cœur du jeu, ce mode multijoueurs se révèle fort agréable et constitue un bon prolongement dans cet univers si attachant. On regrettera tout de même l'absence d'un mode coopération offline.
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