Test de jeu / PS3 / Socom 4 : Special Forces

- publié le 19 avril 2011
- Etat : Disponible
- Date de sortie :20/04/2011
- Développeur :Zipper Interactive
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Guerre
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1 à 32
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Solo, Gameplay
- Page 2 : Multijoueurs, Réalisation, Conclusion
Véritable révolution pour la PS2, SOCOM premier du nom avait ouvert la voie au jeu en ligne sur PlayStation en accompagnant le lancement du fameux adaptateur réseau de la console. Un pari réussi à l’époque pour Sony et Zipper Interactive qui avaient ainsi fédéré un grand nombre de joueurs, constituant une communauté au sein de laquelle d’impitoyables matchs de clan étaient régulièrement organisés. Mais après deux suites un peu moins convaincantes sur PS2 et un premier opus baptisé Confrontation sur PS3, la série avait perdu de sa superbe auprès des fans de la première heure. Le véritable quatrième volet saura-t-il à nouveau les séduire ?
Pour la petite histoire, il est sans doute bon de rappeler que SOCOM Confrontation, opus exclusivement jouable en ligne, n’avait pas été développé par Zipper Interactive, alors trop occupé avec le développement de MAG. Sony avait ainsi confié ce premier SOCOM next-gen à Slant Six, le résultat ayant eu bien du mal à séduire tant le public que les critiques. Il faut dire qu’avec une réalisation dépassée, l’absence de mode solo, et des problèmes récurrents de connexion, l’offre n’était pas des plus convaincantes.Le retour du soloAvec la reprise des commandes par Zipper, l’offre de SOCOM 4 apparaît d’emblée comme plus conforme aux débuts de la série. On a ainsi droit à une campagne solo de 14 chapitres qui vous occupera entre cinq et six heures sur le niveau de difficulté par défaut, et à différents modes de jeu en ligne permettant de réunir jusqu’à 32 joueurs sur la toile. Mais nous y reviendrons plus tard.

La campagne solo du jeu vous plonge sans surprise au cœur d’une crise géopolitique majeure, cette fois située dans un pays non précisé d’Asie, près du détroit de Malacca : un groupe de révolutionnaires locaux baptisé Naga cherche à faire exploser une bombe qui boucherait le détroit et mettrait ainsi à mal l’économie de la région. L’OTAN ne l’entend évidemment pas de cette oreille et envoie sur place un commando de trois hommes : Cullen Gray, le leader, est le personnage que vous incarnerez la plupart du temps, tandis que Schweitzer et Wells lui obéissent au doigt et à l’œil. Vous recevrez toutefois rapidement des renforts inattendus en la personne de deux soldats de Corée du Sud : Chung et le lieutenant Park, vite surnommée « 45 ». A vrai dire c’est surtout cette dernière qui nous intéresse, puisque vous l’incarnerez aussi le temps de quelques chapitres.
Mais revenons-en aux phases de jeu principales qui, sans surprise, se rapprochent de la plupart des autres jeux du genre. Lorsque vous êtes dans la peau de Cullen, vos quatre compagnons sont divisés en deux groupes : le groupe bleu est rompu à l’utilisation des armes lourdes, tandis que le groupe or préfère les attaques à distance au fusil de sniper. Sur le terrain, il vous suffit de pointer votre viseur et d’appuyer brièvement sur les flèches gauche ou droite du pad pour envoyer le groupe correspondant où vous le souhaitez. Il est même possible de programmer un itinéraire passant par plusieurs points en appuyant plus longuement pour chaque étape, puis en utilisant la flèche haut pour déclencher le mouvement. Dans le même ordre d’idées, vous pouvez demander à vos équipiers d’attaquer tel ou tel ennemi en le ciblant et en appuyant sur la flèche du groupe : selon la durée de la pression, l’attaque sera immédiate ou devra être déclenchée.
A l’instar de ses concurrents récents, SOCOM 4 inclut un système de couverture permettant de s’abriter derrière les éléments du décor. Il suffit pour cela de s’approcher d’un rempart de fortune et d’appuyer sur Rond. Vous pouvez alors sortir brièvement de votre cachette en bougeant le stick ou en appuyant sur L1 (la touche de visée), puis lancer une rafale avec R1 avant de vous remettre à couvert. Le système fonctionne plutôt bien, mais certains tirs ennemis ont eu une fâcheuse tendance à transpercer d’épais murs de pierre durant nos sessions de test…

Plus gênant, vos équipiers ne semblent pas toujours bien comprendre les ordres que vous leur donnez : l’une des missions du jeu vous demande de défendre un centre de contrôle face à des vagues successives d’ennemis, et nous avions ainsi demandé à un groupe de défendre la gauche du bâtiment tandis que l’autre s’occupait de la droite. Cet arrangement en demi-cercle devait parer à toute éventualité (les ennemis arrivent d’un peu partout autour de vous durant cette phase de jeu), mais c’était sans compter sur la bêtise du groupe bleu qui s’est mis à couvert du mauvais côté du muret de protection. Inutile de préciser que cinq secondes après le début de l’offensive, les deux benêts étaient déjà raides morts… Heureusement ce genre de péripétie reste assez rare, d’autant que nos partenaires peuvent se ranimer entre eux lorsqu’ils tombent au combat. Attention toutefois, vous ne pouvez de votre côté ni soigner, ni être soigné : videz votre jauge de vie, et c’est le game over !Des contrôles revisitésCôté maniabilité, on retrouve dans les grandes lignes les contrôles des précédents SOCOM : dans la configuration par défaut, on utilise Carré pour recharger, Croix pour sauter, Triangle pour switcher entre les positions debout, accroupi et couché, L2 pour changer d’arme et R2 pour lancer les grenades. Signalons à ce sujet une première curiosité : l’aide au lancer sous forme de trajectoire virtuelle, présente dans les précédents opus, a ici purement et simplement disparu… Un comble pour un jeu qui se veut tactique et où chaque action devrait être précisément calculée !

Autre petit souci, le fonctionnement du zoom des armes a lui aussi été modifié. Par le passé, on appuyait sur les flèches haut et bas pour passer d’une vue à une autre (à la troisième personne, à la première personne, en mode zoom). Désormais, il faut viser avec L1 puis appuyer sur R3 pour modifier le niveau de zoom. Pas franchement gênant, sauf que celui-ci est à « mémoire de position » : pour faire simple, la prochaine fois que vous passerez en mode visée, vous retrouverez le niveau de zoom précédemment utilisé. Le problème est que les affrontements dans SOCOM se déroulent tantôt de près et tantôt de loin, sans que l’on puisse vraiment savoir si un ennemi ne va pas surgir de derrière tel ou tel poteau. De fait, il aurait sans doute été préférable que le niveau de zoom par défaut reste le plus faible possible, et que l’on doive zoomer manuellement pour des attaques distantes. Après tout, une telle manœuvre laisse le temps d’ajuster son tir, ce qui n’est pas le cas lorsque l’on se retrouve avec un ennemi planté 3 mètres devant soi et que l’on doit désactiver le zoom en catastrophe…
Pour ceux qui souhaitent vivre l’expérience SOCOM avec encore plus de réalisme, sachez que le jeu supporte le Move qui vous permet de viser directement à l’écran pour abattre vos cibles. Qu’il soit utilisé seul ou avec le Sharp Shooter, accessoire en plastique permettant d’avoir en main un ersatz de pistolet, le Move se révèle sans surprise précis et plutôt agréable. Le seul petit souci tient à la lenteur du pivotement de la caméra, qui se déclenche lorsque vous visez les bords de l’écran : tout ceci est bien entendu réglable dans le menu Options, les paramètres valant d’ailleurs aussi pour le jeu au pad, mais nous n’avons pu obtenir de combinaison réellement satisfaisante avec le Move. Sachez aussi que vous devrez utiliser un pad classique ou un Navigation Controller pour les déplacements de votre soldat.
Malgré quelques problèmes dans les contrôles, la campagne solo du jeu se révèle globalement agréable : les situations de jeu sont variées à défaut d’être originales, et l’on se retrouve donc à nettoyer des zones de toute menace, à placer du C4 sur des installations ennemies, à défendre une position le temps que l’ingénieur du groupe pirate des données… Bref on a droit à tous les classiques de la guerre vidéoludique.

Ceci étant, les développeurs de Zipper ont prévu une petite surprise en la personne du Lieutenant Park « 45 », spécialisée dans les attaques furtives et la discrétion. Vous l’incarnerez le temps de quelques missions, et devrez alors vous faufiler dans des bases infestées d’ennemis sans vous faire repérer. Bien sûr vous pourrez descendre quelques soldats du Naga avec votre silencieux ou bien en les approchant discrètement dans le dos, mais vous devrez alors cacher leur corps dans des zones reculées afin que l’alerte ne soit pas donnée. Durant ces missions, une jauge de furtivité apparaît, qui vous indique constamment si vous risquez d’être repéré : votre meilleur atout est l’obscurité, qui vous permettra de passer tout près des patrouilles en toute discrétion. Les fans de Snake ou de Sam Fisher apprécieront, même si « 45 » n’a ni la classe ni le bagout de ces maîtres de l’infiltration. A noter que toute approche bourrine est à proscrire dans ces niveaux, la belle ne pouvant encaisser plus de deux ou trois balles avant de mordre la poussière.
Terminons sur le mode solo de SOCOM 4 en mentionnant l’existence d’un éditeur de missions qui vous permettra de créer vos propres challenges, les options de customisation restant toutefois assez superficielles.
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