
Siren : Blood Curse
publié le 24 novembre 2008- Etat : Disponible
- Développeur :Sony Computer Entertainment
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Horreur
- Genre :Survival Horror
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
- 24/07/2008
- 24/07/2008
- 13/07/2008
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Réalisation, Conclusion
Apparu sur le PlayStation Store à la fin du mois de juillet, Siren Blood Curse se voit enfin gratifié d’une version Blu-ray Disc qui fera le bonheur des amateurs de survival horror réfractaires à la distribution électronique. Mais quel que soit le mode d’acquisition pour lequel vous opterez, une chose est sûre: vous vivrez des moments terrifiants une fois arrivé à Hanuda.
Mais avant de voir plus en détail ce qui nous attend au cours de cette aventure, il convient de faire un petit aparté sur les avantages procurés par la version Blu-ray Disc. Le plus évident est bien entendu de ne pas avoir à télécharger les différents épisodes depuis le PlayStation Store, étape qui peut prendre plusieurs heures selon le débit de votre connexion internet. Un autre est que vous pourrez prêter le jeu à vos amis, voire le revendre une fois l’aventure bouclée. Au passage, pour ceux qui s’interrogeraient sur le prix de cette version, sachez qu’il est identique à celui pratiqué par le PlayStation Store: moins de 30 euros !
Là où les choses se gâtent, c’est que vous ne pourrez pas jouer directement depuis le Blu-Ray: à votre première partie, une installation complète du jeu sera effectuée, ce qui vous prendra autant de place sur le disque dur que la version distribuée électroniquement, à savoir pas loin de 5Go. On aurait vraiment aimé que les développeurs fassent un petit effort sur ce point, d’autant que les installations systématiques tendent à se généraliser sur PS3, obligeant à faire le ménage sur sa console un peu trop régulièrement ! Evidemment, l’installation aussi conséquente soit-elle ne vous dispensera pas d’insérer le disque dans votre console à chaque fois que vous voudrez jouer, ceci afin d’éviter qu’un seul disque ne serve à installer le jeu sur des dizaines de machines.Une histoire légèrement remaniéeAu cas où vous n’auriez pas suivi l’actualité de Blood Curse durant ces derniers mois, rappelons que le jeu est un remake, au sens large du terme, du Forbidden Siren de la PS2 sorti dans nos contrées au mois de mars 2004. Il convient toutefois de préciser qu’il ne s’agit pas là d’un portage bête et méchant arrangé à la sauce HD, mais plutôt d’une variation sur le même thème: l’intrigue est sensiblement identique, mais les personnages sont différents. De même, le gameplay est similaire mais a été amélioré.




Pour en revenir à l’histoire à proprement parler, sachez que votre aventure débute le 2 août 2007 alors qu’une équipe de télévision américaine démarre un reportage sur Hanuda, un village japonais disparu 31 ans auparavant après un glissement de terrain. Mais la catastrophe naturelle ayant entraîné ce désastre n’est pas le seul mystère entourant le village: selon la légende, des rituels durant lesquels des sacrifices avaient lieu s’y seraient aussi déroulés. D’ailleurs, à peine notre duo de reporters a-t-il mis le pied dans la zone concernée qu’il assiste à ce qui ressemble diablement à un tel rituel: sous leurs yeux, une jeune femme semble être assassinée, et seule l’intervention d’un jeune garçon inconnu met un terme à la cérémonie.
A partir de cet instant, vous démarrerez votre enquête sur Hanuda d’une manière relativement originale puisque vous incarnerez tour à tour sept personnages qui vous permettront de vivre un même évènement sous plusieurs angles différents. Que ceux qui avaient apprécié la nature décousue du Siren original se rassurent: Blood Curse vous fera lui aussi changer de personnage très régulièrement, et ce sera à vous de recoller les morceaux pour vraiment comprendre ce qui se passe. Attention toutefois, la structure est et ici beaucoup plus linéaire, la faute sans doute au découpage par épisodes qui a permis la mise en ligne du jeu via le PlayStation Store sous forme de quatre packs distincts: l’aventure compte en effet 12 épisodes de durée inégale, chacun renfermant de un à quatre chapitres.Une aventure effrayantePour ceux d’entre vous qui ne connaîtraient pas le Siren de la PS2, il est sans doute bon de mentionner les originalités de gameplay qui ont fait son succès et que l’on retrouve bien évidemment dans Blood Curse. Sachez tout d’abord que, quel que soit votre personnage, vous dirigez ce dernier grâce au stick gauche et pouvez regarder autour de vous avec le stick droit. Seul petit problème, l’angle de rotation qui vous est permis de la sorte est extrêmement limité, et il vous faudra dès lors tourner sur vous-même avec le stick gauche pour garder une vision globale des environs: au contraire de nombreux FPS/TPS, la rotation et les déplacements sont gérés par le même stick, ce qui rend immanquablement la maniabilité un peu étrange pour qui est habitué à ce type de jeu…




Au cours de votre aventure, vous croiserez de nombreux ennemis appelés shibitos: ces ersatz de zombies ne pourront être tués, mais vous pourrez tout de même les estourbir grâce à l’une des 50 armes disponibles dans le jeu. Mais n’allez pas croire que toute la panoplie du bon GI est à votre portée, il s’agira bien souvent d’armes de fortune voire d’objets usuels détournés pour sauver votre vie ! Vous aurez tout de même l’occasion d’utiliser quelques armes à feu, mais ces dernières s’avèrent plutôt rares sur l’ensemble de l’aventure. Heureusement, vous trouverez parfois des pièges que vous pourrez tendre à vos ennemis: approchez-vous en douce d’un shibito, placez un piège à ours juste derrière lui, reculez de quelques pas et appelez-le. Ni une ni deux il se dirigera vers vous et sera neutralisé! Précisons au passage que, même muni d’une arme peu efficace, vous pourrez vous en servir pour vous débarrasser assez simplement d’un shibito: il faut pour cela que vous arriviez à le prendre par surprise et que vous lui asséniez un énorme coup derrière la tête.
Mais la vraie originalité de Siren réside dans un procédé appelé «vision shibito». A tout moment, il vous suffit d’appuyer sur L2 pour activer cette vision: vous pouvez alors scanner les ondes cérébrales autour de vous et vous «connecter» aux cerveaux des êtres vivants situés aux alentours pour voir à travers leurs propres yeux. Là où les choses deviennent amusantes, c’est que la technique fonctionne pour les êtres humains qui vous accompagnent, mais aussi et surtout pour les shibitos ! Vous l’aurez compris, votre but sera alors de repérer vos ennemis potentiels, et de faire tout ce que vous pourrez pour les éviter. En ce sens, Siren tient à la fois du Resident Evil pour les combats que vous devrez parfois livrer, et du Metal Gear Solid pour ceux que vous devrez vous garder de déclencher.
Evidemment, vous ne passerez pas votre temps à tenter de sauver votre peau sans avoir de but précis: chaque chapitre de chaque épisode vous assigne un objectif principal ainsi que quelques sous-objectifs dont certains facultatifs. Alors que de nombreux jeux du genre vous demandent d’aller chercher la clé bleue pour ouvrir une porte de même couleur en traversant de longs couloirs infestés de monstres, Siren joue la carte de la diversité. Il faut dire que les personnages que vous incarnez ont tous des aptitudes très différentes puisque, outre les deux reporters mentionnés dans notre introduction, vous jouerez aussi, entre autres, le rôle d’un homme mystérieux puissamment armé ou encore celui d’une fillette perdue et sans aucun moyen de défense. Inutile de dire que ces deux personnages n’auront pas la même approche face aux féroces shibitos ! Le seul petit reproche que l’on puisse faire aux missions concerne celles durant lesquelles vous devez escorter un autre personnage: ce dernier se révèle bien souvent inutile durant les combats, et il faut sans cesse lui demander de s’arrêter ou de vous suivre selon les menaces que vous percevez. Pas vraiment palpitant…




Précisons pour les fans du jeu original que Blood Curse se révèle beaucoup plus sympathique que son illustre modèle pour vous aider dans votre progression puisqu’une carte de niveau, accessible par simple pression sur la touche Select, vous indique où vous devez vous rendre pour atteindre vos différents objectifs. Certains crieront au scandale en brandissant le manque de challenge qu’un tel dispositif induit, ce à quoi nous objecterons que rien ne vous oblige à l’utiliser. Vous n’aurez en revanche pas d’autre choix que de vous plier au système de checkpoints qui vous permet de ne pas reprendre un chapitre depuis le début en cas de mort.
| page suivante › |
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Réalisation, Conclusion
