Test de jeu / PS3 / Singularity

- publié le 6 juillet 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :29/06/2010
- Distributeur :Activision
- Genre :Action
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[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Arsenal
- Page 2 : Limitations, Réalisation, Conclusion
Développé par Raven Software à qui nous devons le tout juste correct Wolfenstein mais aussi le terriblement efficace X-Men Origins : Wolverine, le jeu Singularity aurait du sortir durant le dernier trimestre de l’année passée. Mais anticipant le futur carton de Call of Duty : Modern Warfare 2, son éditeur Activision a pris la sage décision de repousser sa sortie de quelques mois afin de ne souffrir d’aucune concurrence. L’idée est plutôt bonne puisque durant cet été désespérément morne, ce FPS arrive même à siéger parmi les incontournables de l’action des grandes vacances. Une performance que l’on doit à l’absence totale de challengers mais surtout à ses qualités intrinsèques. Explications.La Guerre 1955- 2010Le jeu Singularity est un FPS (first person shooter) se déroulant en 2010 sur l’île fictive de Katorga 12. Cette île, autrefois bastion de l’Union Soviétique, est surtout connue pour ses recherches sur un minerai exclusif du nom de E-99. Ce nouvel élément aux étonnantes propriétés était pourtant trop instable pour être étudié correctement lors de sa découverte dans les années 50, en pleine Guerre Froide. Mais la volonté de devancer l’Oncle Sam dans la course à l’armement est trop forte pour freiner les ambitions de certains scientifiques. Résultat des courses : une explosion pulvérise une partie de l’île, laissant agoniser les survivants au milieu des radiations.
En 2010, une équipe de soldats d’élite est envoyée sur cette île maudite afin d’enquêter sur un mystérieux appel de détresse capté par un satellite américain. Vous êtes naturellement de la fête, une fête de courte durée puisqu’en quelques minutes l’hélicoptère qui vous transporte s’écrase, vous laissant déambuler avec votre couteau pour seul compagnon. Et alors que vous explorez les ruines d’un bâtiment, une faille temporelle vous ramène au même endroit en 1955. L’immeuble est en feu et en cherchant une sortie vous avez la bonne idée de sauver un scientifique d’une mort certaine. De retour en 2010, vous constatez l’ampleur de votre erreur : ce savant fou est devenu le nouveau tyran qui règne d’une main de fer sur le monde. Vous n’avez pas d’autre choix que de modifier le passé pour changer le futur.

Contrairement à nombre de jeux du genre, Singularity se dote d’un vrai scénario plutôt bien ficelé avec quelques retournements de situations sympathiques. On nage en plein Retour vers le Futur 2 et payer les conséquences d’un acte apparemment anodin sera votre seule motivation durant toute l’aventure. L’ambiance retro – l’île est abandonnée depuis les années 50 – n’est pas sans rappeler un certain BioShock avec ses magnétophones qui diffusent leurs enregistrements, les messages écrits par les survivants sur les murs et les décors humides et rouillés que l’on traverse. Dans le genre, on assiste même à des flashbacks spectraux sous la forme de persistances temporels à certains endroits des niveaux. L’ambiance est excellente et malgré les termes comme Guerre Froide ou Union Soviétique, nous sommes plus proches d’un survival horror que d’un Medal of Honor.
Les miliaires ne représentent même pas la moitié des ennemis rencontrés, les autres étant d’affreuses créatures, résultats de l’exposition aux radiations. Si les premiers mutants sont comme des zombies, les autres sont proches d’aberrations comme on en trouve dans le film The Thing. Les références de ce genre, Singularity les collectionne ce qui lui confère un cachet vraiment agréable. Des décors organiques font penser à Aliens et certaines scènes renvoient à Starship Troopers ou à la Nuit des Morts-Vivants. L’ambiance pesante est aussi le résultat d’un rythme sans cesse renouvelé : on alterne régulièrement entre des phases d’action pure en extérieur, des niveaux plus tendus où l’on progresse seul dans des couloirs dangereux en passant par des petites phases d’infiltration ou de snipe. Tout cela pour dire que l’on avance sans jamais se lasser, de moments de bravoure hollywoodienne en moments de survie, découvrant de nouveaux environnements et nouvelles armes originales.Un armement à l’épreuve du tempsLa qualité d’un FPS se juge également sur celle de son armement. De ce côté, Singularity dispose de bien jolies pétoires imaginaires. Aucune arme n’est officielle mais plusieurs d’entres elles sont dérivées d’armes existantes : un revolver à barillet, une mitrailleuse type MP5, un fusil à pompe, un fusil de sniper qui ralentit le temps quand on zoome… Quelques engins de morts tirent leur épingle du jeu : un fusil dont le joueur peut guider la trajectoire de la balle une fois cette dernière tirée, une mitrailleuse rotative qui ne fait pas dans le détail, un fusil qui envoie des bombes collantes sur ses ennemis ou encore un lanceur de grenades sphériques qui permet de faire rouler son explosif jusqu’à la cible. Plutôt originaux, ces engins voient leurs caractéristiques améliorées au fur et à mesure de l’aventure en trouvant des kits spécifiques (puissance, visée ou capacité du chargeur).
Mais l’outil le plus original du jeu est sans conteste le manipulateur temporel. Le minerai E99 possède l’incroyable faculté de manipuler le temps à sa guise et à partir de cette découverte, un scientifique a miniaturisé une machine capable de jouer avec l’âge. Bonne nouvelle, cet accessoire est fixé à votre poignet durant tout le jeu ou presque. Ainsi, il est possible de faire vieillir ou au contraire de rajeunir les ennemis et les décors. Concrètement, sur les ennemis humains, son utilisation transforme les soldats en squelette en quelques secondes comme le méchant à la fin du film Indiana Jones et la Dernière Croisade. Sur les mutants, cela a pour effet de les ralentir, de les figer le temps de les aligner, de les faire exploser ou de les rendre fou. Chaque classe de mutant réagit à sa façon aux rayons envoyés. Enfin, si les ennemis s’approchent de trop près, vous pouvez toujours leur envoyer une bonne grosse onde de choc dans la tronche en pressant le bouton R2.

Sur les décors cet outil conserve le même principe : on peut recoller des éléments cassés ou détériorés - comme un vieil escalier démolis – ou au contraire détériorer un verrou jusqu’à ce qu’il cède pour ainsi progresser dans les niveaux. L’utilisation du manipulateur temporel est récurrente pour remettre en état des caisses de munitions, des caisses de soins, des caisses sur lesquelles grimper ou des mécanismes du type panneau de contrôle. Indispensable pour rallumer une machine par exemple. Enfin, certaines énigmes nécessitent de faire passer un objet d’un état à un autre puis de le remettre dans son état initiale pour avancer comme cette caisse métallique que l’on aplatit pour la faire passer sous un rideau de fer et que l’on remet à neuf pour le soulever. Sympa.
Le manipulateur temporel permet également de soulever des objets à distance pour les amener à soi ou au contraire pour les jeter sur les ennemis. Les barils d’essence, les bombonnes de gaz ou encore les cartouches d’azote liquide font toujours leur petit effet contre des corps. Cet outil permet également de lancer un cadenas, une sorte de dôme dans lequel le temps s’arrête. Idéal pour se protéger des tirs ennemis et pour emprisonner un ennemi un peu trop vif pour être correctement visé. Tout comme les armes, le manipulateur pourra être amélioré durant la partie, gagnant ainsi en intérêt et en efficacité.
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