Test de jeu / PS3 / Sid Meier's Civilization Revolution
- Page 1 : Introduction, Gameplay
- Page 2 : Maniabilité, Réalisation, Conclusion
Une maniabilité adaptéeComme pour toute série en provenance du monde PC et y faisant un usage intensif du combo clavier/souris, on se demandait comment Firaxis réussirait à offrir un Civilization complet et maniable avec pour seule interface le pad de la PS3. Après quelques heures de jeu, force est de constater que la manœuvre est plutôt réussie !
Avant de détailler plus avant les mécanismes de contrôle, il convient de préciser que Civ Rev se déroule, comme ses prédécesseurs, au tour par tour : à chaque tour de votre civilisation, vous pouvez déplacer vos unités, leur ordonner d’attaquer, et lancer la construction de bâtiments, Merveilles ou nouvelles unités. Vous devrez ensuite patienter quelques tours pour que vos réalisations se terminent, mais pourrez à tout moment changer les constructions en cours, la progression accumulée durant les tours précédents étant alors immédiatement réaffectée aux nouveaux projets.
Manette en main, les choses s’avèrent plutôt simples : lorsque votre tour commence vous devez d’abord vous occuper des constructions en cours pour chacune de vos villes. Si l’une d’entre elle est inactive (aucun chantier n’est lancé), vous aurez la possibilité de démarrer une nouvelle construction. Vient ensuite le tour des unités que vous déplacerez tour à tour là où vous le souhaitez, l’arrivée sur une case occupée par l’ennemi déclenchant inévitablement un combat.

Les combats en eux-mêmes se déroulent de manière complètement automatisée : avant que vous n’attaquiez une case, votre potentiel offensif est affiché, de même que le potentiel défensif de votre cible. A vous de vous assurer que la victoire est envisageable avec ces données ! Si toutefois l’affrontement débutait mal, vous auriez la possibilité de battre en retraire d’un simple appui sur le bouton Rond. A noter qu’il est tout a fait possible de remporter un combat avec une unité dont les statistiques sont plus faibles que celles de l’adversaire, auquel cas vous bénéficierez d’un joli bonus à l’issue de l’affrontement. Précisons au passage que la plupart des unités peuvent se soigner après un combat, une bonne habitude à prendre pour être toujours au mieux de sa forme !
Mais pour pouvoir affronter des unités ennemies bien préparées ou prendre d’assaut une capitale adverse, il vous faudra plus qu’un ou deux tanks surarmés : le plus judicieux sera souvent de grouper trois unités identiques en une armée (unités terrestres), flotte (unités navales) ou aile (unités aériennes). Un tel rassemblement accroîtra le potentiel offensif et vous permettra d’être plus efficace au combat. Mieux, vous pouvez empiler différentes unités sur une même case du jeu, rendant votre force de frappe non seulement plus forte mais aussi plus résistante : une règle de Civilization veut en effet que lorsqu’un participant attaque une case occupée par l’adversaire, il s’en prenne en premier lieu à l’unité au meilleur potentiel défensif ! En regroupant vos unités, vous maximisez donc vos chances de voir l’assaut global réussir.
Bien entendu, tout assaut de grande envergure demandera d’abord un effort de guerre conséquent pour produire des unités en grand nombre, et il vous faudra aussi penser à rassembler votre armée en un lieu précis avant de déclencher l’attaque. Un aspect logistique pas toujours évident à gérer puisque si certaines unités peuvent se déplacer sur de longues distances en un seul tour, d’autres sont particulièrement lentes à se déplacer. Il existe heureusement un moyen d’accélérer la procédure : la création des routes évoquées plus haut. Ces dernières vous permettent de relier toutes vos villes entre elles, et emprunter une route pour passer d’une ville à l’autre ne coûte alors plus qu’un unique point de déplacement ! Seule petite ombre au tableau, il n’existe aucun moyen de sélectionner plusieurs unités simultanément pour les envoyer au même endroit, une omission parfois pénible lorsque l’on tente justement de regrouper ses troupes…
Une fois que vous maîtriserez tous ces aspects du jeu, vous serez fin prêt à mettre en route votre machine de guerre pour remporter une victoire territoriale qui consiste simplement à prendre toutes les capitales ennemies de la carte. Mais il ne s’agit pas là de votre seul moyen de gagner puisqu’il existe trois autres types de victoire : la victoire culturelle est obtenue en cumulant 20 Personnages Illustres, Merveilles ou villes converties, et en construisant la Merveille Nations Unies. La victoire économique consiste à amasser 20.000 pièces d’or puis à construire la Merveille Banque Mondiale. Enfin, la victoire technologique s’obtient en découvrant toutes les technologies nécessaires à la construction d’un vaisseau spatial et en envoyant ce dernier sur Alpha du Centaure.Une réalisation convaincantePour faciliter son passage du monde du PC à celui des consoles, Civ Rev a opté pour une présentation moins austère que ses prédécesseurs avec un style cartoon totalement réussi : qu’il s’agisse des bâtiments, des unités, ou des adversaires apparaissant en gros plan lors des phases diplomatiques, le jeu ne se prend clairement pas au sérieux et devient beaucoup plus sympathique malgré son gameplay souvent rebutant pour les non initiés.
Les terrains en eux-mêmes sont suffisamment variés, mêlant forêts, déserts, rivières, mers et autres montagnes, même si l’on regrette un peu leur taille relativement petite en regard des Civilization disponibles sur PC. Il faut dire que les parties de Civ Rev sont généralement bien plus courtes que ce à quoi nous a habitué la série, l’accent étant rapidement mis sur les combats même si le joueur décide de s’orienter vers une victoire moins militaire. Un petit conseil dans ce cas : gardez toujours quelques unités autour de votre mégalopole pour repousser l’envahisseur, et profitez des instants de répit pour avancer dans votre domaine de prédilection !

Du côté des unités la modélisation est honorable, même si le zoom trop peu puissant ne nous permet d’en découvrir les détails que durant les combats. On aurait aimé pouvoir admirer l’architecture des villes d’un peu plus près…
Signalons enfin la présence de ralentissements assez flagrants durant certaines phases de jeu, ces derniers ayant toutefois visiblement été largement corrigés par le premier patch disponible au téléchargement lorsque vous lancez le jeu tout en étant connecté au PSN.
Dans le domaine sonore, on retiendra une belle diversité des effets sonores rendant compte de l’activité de notre population en ville comme au combat, et des musiques de qualité accompagnant les différents évènements importants de l’évolution de notre civilisation.
Terminons en mentionnant deux aspects importants du jeu pour ce qui concerne sa durée de vie : sachez tout d’abord que vous pourrez jouer à Civ Rev dans des parties rassemblant de deux à quatre joueurs humains, aussi bien en ligne que dans votre salon avec une seule console, mais aussi que les développeurs ont eu la bonne idée d’offrir chaque semaine un nouveau scénario en téléchargement, en plus de la grosse dizaine disponible sur le BluRay. De quoi vous scotcher au pad durant de longues semaines !
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• Un style cartoon très sympathique
• De nombreuses possibilités
• Le jeu en ligne
• Moins riche que Civilization IV sur PC
• Quelques ralentissements
• De petits soucis d'interface
Verdict
Premier vrai représentant du genre gestion/stratégie sur PS3, Civilization Revolution s'impose d'emblée comme une référence. Certes ses possibilités sont plus restreintes que Civilization IV sur PC et son approche tendant à raccourcir la durée des parties en privilégiant les combats pourra gêner les fans de la première heure, mais le résultat n'en demeure pas moins très convaincant et surtout adapté aux joueurs sur consoles. Si vous avez toujours rêvé de dominer le monde en faisant jouer vos méninges plutôt que vos muscles, ce titre est fait pour vous !
Le Village PF

Graphismes
7 / 10Le style cartoon adopté par cet épisode console rend le jeu moins austère mais on regrette que le zoom assez faible hors combat ne permette pas de profiter des détails offerts par les unités. Quelques ralentissements sont aussi à noter.
Jouabilité
7 / 10Certes moins complet que Civilization IV sur PC, cet opus PS3 reste extrêmement riche et s'impose comme la référence du genre sur la console de Sony. Seuls quelques petits soucis dans l'interface s'avèrent un peu gênants.
Son
8 / 10Les effets sonores donnent vie aux populations et aux affrontements qui les opposent, et les musiques accompagnent leurs tribulations de belle manière. Les interventions des protagonistes en langage codé sont amusantes.
Durée de vie
8 / 10Les habitués du genre passeront vite au mode de difficulté le plus haut pour avoir une réelle opposition de la machine, après quoi ils se lanceront vraisemblablement dans les parties en ligne. La durée de vie est ensuite quasiment illimitée.
Fun
8 / 10Une fois les bases acquises, on s'amuse vraiment à essayer plusieurs approches pour remporter les quatre victoires possibles, même si la domination territoriale et donc les combats tendent à être privilégiés.