Test de jeu / PS3 / Shank

- publié le 9 septembre 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :25/08/2010
- Développeur :Klei Entertainment
- Distributeur :Electronic Arts
- Genre :Action / Aventure
- Nb de joueurs :1 à 2Visitez le site officiel
Fraîchement disponible sur le PlayStation Network au prix de 12.99 euros, Shank se présente comme un jeu d’action de la catégorie des beat-them-all en deux dimensions. La patte graphique inspirée des comics books américains met franchement en valeur cette histoire de vengeance façon Tarantino entre un homme de main et ses ex-partenaires. Prenez votre tablier, voici du gros rouge qui tâche !History of violenceEntièrement en anglais non sous-titré (pas même en anglais), Shank impose dès les premières secondes une ambiance musicale qui sent bon la poudre. Entre Desperado et Kill Bill, l’histoire de cet homme de main laissé pour mort pour avoir désobéi à son boss étale pendant près de trois heures une vendetta macabre. Shank est en colère et est déterminé à faire couler le sang. Il n’épargnera personne dans sa revanche, ni homme, ni femme, ni même les animaux. Si les hommes de tailles et de poids différents seront vos victimes principales, des mégères armées et quelques rottweilers feront les frais de votre colère. Politiquement incorrect donc.
Le système de combat repose sur l’utilisation combinée de trois boutons : le bouton carré pour les attaques rapides au poinçon, le bouton triangle pour les attaques d’armes létales comme une tronçonneuse, un katana ou la machette, et le bouton rond pour les armes à feux du style pistolets, uzi ou fusil à pompe. L’objectif étant bien entendu d’enchainer les combinaisons pour donner la mort avec une grande efficacité. Deux boutons de prise (R1 et R2) permettent également de chopper l’adversaire pour le saigner à bout portant ou pour lui glisser une grenade dans la bouche. Grenade que l’on pourra au pire lancer directement sur l’ennemi avec le bouton L2.

A cette panoplie de coups s’ajoute l’opportunité de manier à certains moments une mitrailleuse rotative comme dans les grandes heures de Predator. Les ennemis qui arrivent aussi bien par la gauche que par la droite dans le défilement horizontal de l’écran en prendront pour leur grade. La violence graphique évite les démembrements (sauf pendant les cinématiques) et les explosions crâniennes, mais pas les gerbes de sang frais. Un bon point.
Comme toute bonne vengeance qui se respecte, les exécutions de vos anciens collègues se feront les unes après les autres, vous rapprochant inévitablement de votre employeur. Chaque boss impressionne par sa taille et sa détermination, mais dispose toujours d’une faille facilement exploitable pour le mettre au tapis. Seul le boss de fin, à combattre en trois rounds, hausse sensiblement le niveau de difficulté des affrontements. Pour le reste, en mode normal, le jeu se parcourt sans accrocs, les bouteilles d’eau de vie étant généreusement saupoudrées dans les tableaux.
La partie plateforme est presque plus délicate, surtout quand un traitre vous tire dessus alors que vous êtes suspendu à un câble et que la caméra proche du héros vous empêche de le voir. En comme en mode hard les checkpoints ont disparu, il y a de quoi claquer la manette au sol plusieurs fois. Heureusement, ces passages sont plutôt rares, l’action étant au cœur du gameplay.Seul ou à deuxL’action intense, les boss sournois et la beauté des niveaux que l’on traverse font de Shank un défouloir agréable que l’on termine en une partie. Entre les effets sympathiques comme certains combats à contre-jour qui se font en ombres chinoises, ou le gain de nouvelles armes à mesure de notre progression, on prend plaisir à avancer durant les trois heures du jeu solo. C’est suffisant pour parcourir le scénario sans être répétitif ou pénible. Les décors se renouvellent à chaque chapitre, ce qui donne le sentiment d’avancer vers notre objectif.

Pour ceux qui en veulent encore après, il reste le mode multi coopératif à deux joueurs. Entre Shank et une espèce de Danny Trejo dessiné, l’entente fonctionne à merveille au point de ne plus savoir qui est qui dans les affrontements les plus touffus. La complémentarité va même jusqu’à certains coups à exécuter en duo, indispensables pour déchoir les boss. Le bon point est que cette campagne est totalement indépendante de l’aventure solo puisqu’elle se déroule en amont avec niveaux et personnages inédits. Le revers de la médaille et que ce mode est uniquement jouable en local et non en réseau, ce qui oblige à convertir madame à la violence ou à avoir un pote sous la main pour le faire.
En attendant, ce mode prolonge la durée de vie de combats inédits aboutissant à 5 – 6 heures de jeu au total, ce qui à 12.99 euros est correct, sans plus. Ceux qui resteront sur leur faim pourront toujours se lancer dans la conquête de concept arts ou de costumes à débloquer. Sans être complètement incontournable, le tout manquant un brin d’idées novatrices, Shank s’avère une aventure tout à fait fréquentable sur le PlayStation Store.
• Réalisation graphique
• Campagnes solo et coopérative différentes
• Un bon défouloir pas trop cher
• Entièrement en anglais
• Rien de nouveau à signaler
• Pas de coopération en ligne
Verdict
Shank souffre d'un manque d'idées nouvelles mais applique le cahier des charges du beat-them-all à la lettre. On se retrouve alors avec une production léchée, à la violence graphique assumée, et qui offre un bon défouloir seul ou avec un ami pendant quelques bonnes heures. A ce prix, vous pouvez vous laisser tenter.
Le Village PF

Graphismes
8 / 10La patte graphique en 2D façon comics américains est superbe, avec animations détaillées et expressions faciales crédibles.
Jouabilité
7 / 10La prise en main ne pose aucun problème durant les affrontements, mais certains passages de plateforme sont traitres.
Son
6 / 10Entièrement en anglais non sous-titré, la compréhension des dialogues n'est possible que pour les anglophones. Les musiques et bruitages sont parfaitement dans le ton.
Durée de vie
6 / 10Comptez trois heures pour terminer le mode solo, et le double avec la campagne coopérative et les bonus. A 12.99 euros, c'est correct.
Fun
8 / 10Le genre étant plutôt pauvre au format Blu Ray, c'est toujours un plaisir de se faire un beat-them-all qui en a dans la culotte.