Test de jeu / PS3 / Saints Row : The Third

- publié le 15 novembre 2011
- Etat : Disponible
- Date de sortie :15/11/2011
- Développeur :Volition
- Distributeur :THQ
- Genre :Action / Aventure
- Nb de joueurs :1 à 8
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Structure, Scénario
- Page 2 : Gameplay, Activités
- Page 3 : Réalisation, Conclusion
Après deux épisodes passés à lutter pour prendre le contrôle de Stilwater, les Saints ont enfin atteint leur but : le gang est à l’apogée de sa gloire, et se paye même le luxe de délaisser ses habituelles activités douteuses au profit de projets plus légaux mais aussi plus lucratifs. Bref ce sont des gangsters quelque peu ramollis que l’on retrouve au début de ce troisième volet, mais comme d’habitude les choses ne vont pas tarder à se gâter.
Car pour engranger toujours un peu plus de billets verts, les Saints se sont mis en tête de réaliser un film retraçant leurs péripéties passées. Histoire de rendre la prestation de l’acteur vedette plus crédible, ils décident de rempiler et l’embarquent avec eux durant le braquage d’une banque de la ville. Malheureusement pour eux l’établissement en question appartient à une nouvelle organisation du crime baptisée le Syndicat, et ses dirigeants n’apprécient guère que d’anciens malfrats reconvertis se permettent de puiser dans leurs réserves. Résultat des courses le boss des Saints, que vous incarnez, est fait prisonnier avec ses acolytes Shaundi et Johnny, et c’est durant l’évasion des deux premiers depuis l’avion du Syndicat que le troisième trouve la mort… Les rescapés réussissent à atteindre la ville de Steelport, bien décidés à venger leur ami de toujours.
Vous l’aurez compris les Saints vont une fois de plus devoir reconstruire leur empire, en partant de rien : la ville étant aux mains de trois gangs (les Etoiles du Matin, les Deckers et les Luchadores), les combats feront rage pour gagner peu à peu le contrôle des dix-huit quartiers qui la composent.L’histoire sans finSans surprise le jeu s’articule autour de missions principales permettant de faire progresser le scénario, tandis que de très nombreuses activités secondaires sont là pour engranger toujours plus d’argent et de respect. Un schéma qui ne surprendra ni les fans de la série, ni les habitués des jeux à monde ouvert, et qui aurait vite pu tourner à la redite indigeste sans le côté « fun à outrance » auquel nous a habitués Volition.
Cette démesure, on la retrouve d’ailleurs dès la création de notre avatar qui propose des options de personnalisation extrêmement poussées, aussi bien pour l’aspect physique à proprement parler que pour la tenue vestimentaire. Comme d’habitude votre garde-robe pourra s’enrichir au cours de l’aventure, mais les éléments proposés en début de partie sont déjà bien plus nombreux que chez d’autres jeux du genre. Petit détail amusant, le paramètre « sex-appeal » du menu de création qui vous permet de régler la taille de la poitrine chez les personnages féminins, et le gonflement du slip chez les personnages masculins. Le ton est donné !

Pour rester sur l’aspect décalé du jeu, on mentionnera quelques passages particulièrement délirants, à commencer par les deux premières missions qui relatent la chute des Saints à Stilwater : si le braquage de la banque est à première vue classique, tout bascule dans le grand n’importe quoi lorsque nos gangsters se retrouvent sur le coffre convoité alors que celui-ci est hissé par un hélicoptère. Et que dire de cette chute libre au cours de laquelle il nous faut traverser l’avion du Syndicat en plein vol pour y faire le ménage? Plus tard, à Steelport, les évènements savent aussi donner dans le baroque, grâce notamment à des comparses hauts en couleurs : que ce soit Zimos, un afro-américain qui ne sait parler autrement qu’en fredonnant dans son micro, ou bien Oleg, un colosse érudit servant de base génétique à des ennemis bien costauds, le casting est aussi surprenant qu’hilarant.
Quelques scènes mémorables sont aussi à signaler, comme la descente des Saints dans un club SM de la ville : pour les non-initiés, sachez qu’il est inutile de frapper l’un de ses membres pour obtenir des informations, il aurait trop peur que vous arrêtiez au cas où il parlerait ! Un scénario mitigéLà où les choses se corsent, c’est que le rythme endiablé et les scènes à grand spectacle de la première heure de jeu cèdent vite la place à une progression plus conventionnelle pour le genre. Rassurez-vous, d’autres moments épiques vous attendent tout au long de la campagne principale, mais il s’agit plus de brefs instants de folie que d’un vrai périple totalement déjanté : si son départ est remarquable, le scénario de Saints Row The 3rd a par la suite du mal à vraiment tenir le joueur en haleine.
Il faut dire que certains choix de design se révèlent pour le moins curieux, comme le fait que les missions principales du jeu ne se déclenchent pas en se rendant en un lieu précis de la ville mais plutôt en utilisant le téléphone portable de notre héros : il peut ainsi appeler l’un de ses contacts (plusieurs missions peuvent être disponibles simultanément), et suivre ses instructions. De leur côté les quêtes annexes sont visibles sur la carte, sous la forme de points d’interrogation d’abord, jusqu’à ce que vous vous y rendiez pour identifier la tâche qui vous attend.

Le problème, c’est qu’une grande partie des missions principales proposées dans la première moitié du jeu servent en fait de tutorial pour ses différentes quêtes annexes : au lieu de laisser le joueur s’adonner à telle ou telle activité quand bon lui semble, en lui proposant au passage quelques explications sur son fonctionnement, le scénario l’oblige à les découvrir au compte-gouttes. Certes la méthode est connue et généralement valable pour donner un aperçu des possibilités disponibles, mais les missions principales concernées ici semblent alors arriver comme un cheveu sur la soupe, sans offrir le moindre lien avec l’intrigue en elle-même.
Bref, on a parfois l’impression que cette structure surprenante sert surtout à rallonger la durée de vie de la campagne, cette dernière offrant tout de même une bonne quinzaine d’heures de jeu à la base : la donne sera sans doute doublée voire triplée pour les adeptes du 100% ! Au passage, précisons que certaines missions se termineront sur un choix à faire pour le joueur, choix qui aura une influence directe sur la suite de l’aventure, sans toutefois la changer du tout au tout.
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