
Saints Row 2
publié le 23 octobre 2008- Etat : Disponible
- Développeur :Volition
- Distributeur :THQ
- Genre :Action / Aventure
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
- 17/10/2008
- 15/10/2008
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Customisation, Gameplay
- Page 2 : Missions, Activités
- Page 3 : Réalisation, Conclusion
Il en aura fallu du temps à la série Saints Row pour débarquer sur PlayStation 3. Souvenez-vous: le premier opus sorti en septembre 2006 sur Xbox 360 devait arriver sur la console de Sony au printemps 2007, mais les développeurs décidèrent en mai de la même année d’annuler le portage pour se concentrer sur le deuxième volet de la série ! Heureusement, ce dernier n’aura pas lui aussi joué à l’arlésienne et vous pouvez dès maintenant partir à la conquête de Stilwater sur PS3.
Pour ceux d’entre vous qui ne se seraient jamais intéressés à Saints Row premier du nom, rappelons simplement que le jeu vous proposait d’incarner un personnage anonyme se retrouvant plongé au cœur d’une guerre des gangs faisant rage dans la ville de Stilwater. Après avoir rejoint l’un de ces gangs, les Saints, notre apprenti gangster devait se hisser au sommet de sa hiérarchie et prendre le contrôle de la ville en éliminant les factions rivales. Mais c’est alors qu’il était sur le point d’atteindre son but qu’une explosion l’envoya dans un hôpital pénitentiaire, plongé dans un profond coma.Repartir de zéroSaints Row 2 démarre cinq ans après les évènements de son prédécesseur: vous y incarnez toujours le personnage sans nom évoqué plus haut alors que celui-ci vient tout juste de reprendre ses esprits. Dès le départ, vous ferez connaissance avec l’un des aspects les plus caractéristiques du jeu: la customisation. Votre premier travail sera en effet de définir l’apparence de votre héros, et il faut bien avouer que les efforts fournis par Volition dans ce domaine sont remarquables. Vous pourrez ainsi modifier de nombreux paramètres généraux comme le sexe, la carrure ou l’âge, mais aurez aussi la possibilité de définir plus précisément la musculature, la forme du corps, celle du front, des sourcils, des yeux, du menton, et bien d’autres encore. Vous aurez en outre à choisir une voix, une expression faciale, un style de mouvement, un style de combat, et les mimiques utilisées pour complimenter ou vanner les autres personnages. Rassurez-vous, si jamais vos choix initiaux vous lassent après quelques heures de jeu, vous pourrez passer entre les mains d’un chirurgien esthétique, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, pour revoir votre personnage de fond en comble !




Bien entendu, la personnalisation dans Saints Row 2 ne se limite pas à la géométrie du corps de notre personnage: une fois ce dernier défini, il faut bien sur songer à l’habiller. Pour ce faire, vous pourrez compter sur les nombreux magasins disséminés dans la ville de Stilwater qui vous permettront de changer de look à volonté pour peu que votre porte-monnaie le permette. Dans le même ordre d’idées, vous aurez tout le loisir de customiser l’apparence des membres de votre gang, ainsi que celle des différentes planques que vous ne manquerez pas d’acquérir au cours de votre nouvelle ascension.Un jeu accessibleA peine terminée la création de votre personnage, vous prenez ce dernier en main et cherchez à le faire évader de prison avec l’aide d’un complice: c’est l’occasion d’un tutorial rapide sur les déplacements de notre héros et sur les combats. De manière classique, le stick gauche est utilisé pour se déplacer tandis que le stick droit sert à ajuster la caméra. Le saut est assuré par Carré, la course par R1, la position accroupie par L3, l’ouverture des portes et des véhicules par Triangle et la sélection des armes par Rond.
A mains nues, L2 et R2 servent respectivement à envoyer un coup de poing gauche et droit, une pression simultanée des deux boutons permettant de parer. Nouveauté de ce second volet, trois coups successifs portés avec le même bouton déclencheront un mouvement fatal forcément violent mais toujours efficace. Pour vous aider durant ces affrontements, vous pouvez vous saisir de divers objets du décor (tabourets, parpaings, cabines téléphoniques) et vous en servir comme arme (R2) ou bien les jeter sur vos ennemis (L2).
Rapidement, vous mettrez la main sur votre premier accessoire offensif (une matraque de policier) puis sur votre première arme à feu. Une fois cette dernière en main, R2 servira à tirer et L2 à frapper en combat rapproché. La sélection de vos cibles est assurée par un viseur suivant les mouvements de la caméra, et vous pouvez passer en vue de derrière l’épaule par simple pression sur R3.




Autre nouveauté sympathique, vous pouvez maintenant vous saisir d’un personnage proche de vous afin de l’utiliser comme bouclier humain: il vous suffit pour cela de maintenir le bouton L1, et vous pourrez ensuite affronter les ennemis qui déferlent sur vous avec plus de sérénité. Une fois tiré d’affaire, vous pourrez choisir de balancer votre couverture temporaire au loin ou bien décider de l’achever.
Dès les premières minutes de jeu, on comprend que l’intelligence artificielle des adversaires n’est pas vraiment son point fort: des hordes de policiers déferlent sur vous pour vous empêcher de vous échapper, mais ils semblent préférer se placer dans des positions bien dégagées pour être certains de ne manquer aucune de vos balles. Aucun d’entre eux ne cherche à se mettre à couvert, et votre évasion tourne donc rapidement à la boucherie pour les forces de l’ordre. Il faut dire que la furtivité et la planification ne sont pas vraiment des éléments de gameplay de Saints Row 2, aucune possibilité d’utiliser l’environnement comme couverture n’ayant d’ailleurs été incluse. Autre découverte surprenante, il est tout à fait possible d’abattre un ennemi situé à une cinquantaine de mètres d’une balle en pleine tête avec un simple pistolet: pour peu que votre viseur soit bien positionné, la manœuvre réussira à tous les coups ! Les combats s’avèrent donc assez aisés, d’autant que la jauge de vie de notre personnage se régénère automatiquement après quelques secondes passées sans encaisser de dégâts…Une conduite arcadeQuelques minutes plus tard, nous nous retrouvons sur un bateau avec une mitrailleuse dans les mains tandis que notre complice mène l’embarcation jusqu’à sa destination. Notre tâche est d’éliminer nos poursuivants, des bateaux et hélicoptères de la police, afin de rejoindre sans encombre le centre-ville.
Lâché dans une rue inconnue de Stilwater, notre premier objectif est de trouver un moyen de locomotion. Le choix est vaste puisque, hormis les dizaines de modèles de voitures différents, nous pouvons aussi utiliser des motos, des camions, des hélicoptères, des avions et des bateaux. Comme dans un GTA, il suffit de s’approcher du véhicule convoité et d’appuyer sur Triangle pour se retrouver aux commandes. Une fois au volant de la première voiture qui passait par là, le constat est évident: nous sommes loin du modèle de conduite de la dernière production de Rockstar. On retrouve ici le pilotage très laxiste des premiers GTA qui permet de prendre des virages en épingle à cheveux à très grande vitesse, et seuls les sauts et autres cascades semblent répondre un minimum aux lois de la physique.




A ce stade, certains crient vraisemblablement au scandale: pourquoi nous offrir une maniabilité datant de plusieurs années alors que la référence du genre s’est orientée, avec succès, vers plus de réalisme ? La réponse est simple: pour le fun ! N’allez surtout pas croire que Volition fasse ici preuve d’un flagrant manque d’idées ou de faiblesses techniques: l’approche très arcade similaire aux anciens GTA est totalement assumée, et il n’y a pas que dans la maniabilité que l’on retrouve cette folie qui, peut-être, manquait à l’appel dans GTA IV.
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