Test de jeu / PS3 / Sacred 2 : Fallen Angel

- publié le 12 juin 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :22/05/2009
- Développeur :Ascaron
- Distributeur :Deep Silver
- Thème :Heroïc Fantasy
- Genre :Action / RPG
- Nb de joueurs :1 à 4Visitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Structure, Combats
- Page 2 : Multijoueurs, Réalisation, Conclusion
Il faut bien le reconnaître, les représentants du genre hack’n’slash ne sont pas encore légion sur PS3 : alors que la PS2 nous a offert quelques perles telles que Baldur’s Gate ou Champions of Norrath, sa petite sœur s’est pour l’instant contentée d’un très moyen Untold Legends dont les possibilités limitées et la réalisation en dent de scie ne nous avaient pas franchement convaincus. Aujourd’hui, c’est Ascaron qui tente sa chance avec Sacred 2 : Fallen Angel.
Avant toute chose, rassurons ceux de nos lecteurs qui n’auraient jamais entendu parler de la franchise Sacred : le premier épisode datant de 2004 n’est sorti que sur PC, ce qui explique que les joueurs sévissant exclusivement sur consoles n’en aient pas forcément entendu parler. Pour la petite histoire, sachez que le jeu offrait quelques bonnes idées avec notamment un univers mêlant la traditionnelle héroïc-fantasy et quelques éléments plus modernes, mais il souffrait aussi de quelques défauts techniques avec un affichage en proie à de nombreux ralentissements et une intelligence artificielle au comportement chaotique. Ces petits défauts ont-ils été corrigés pour le deuxième épisode qui signe l’arrivée de la série sur consoles ?Choisis ton camp !A l’instar de son prédécesseur, Sacred 2 se déroule sur le continent imaginaire d’Ancaria. Attention toutefois, il ne s’agit pas d’une suite mais d’une préquelle, l’action de ce second épisode se situant 2.000 ans avant les évènements découverts dans le premier volet. Le scénario du jeu n’a rien de très original : les différentes races du monde se battent pour le contrôle de l’énergie T qui alimente la vie et la magie d’Ancaria, le pouvoir de cette énergie s’amplifiant de jour en jour et donnant lieu à d’étranges mutations et autres catastrophes.
Comme dans tout hack’n’slash qui se respecte, votre premier travail dans Sacred 2 sera de choisir le personnage que vous incarnerez. Précisons toutefois qu’aucune réelle option de customisation n’est disponible à ce stade du jeu, à l’exception de la coupe et de la couleur des cheveux, votre choix portant alors essentiellement sur la classe de votre héros : Séraphin, Dryade, Guerrier Noir, Inquisiteur, Haut Elfe ou Gardien du Temple, à vous de choisir. Bien entendu, chaque classe possède ses forces et ses faiblesses, un Inquisiteur étant par exemple doué en magie noire tandis qu’une Dryade se révèlera habile pour le combat à distance.

Une fois votre personnage sélectionné, vous devrez choisir la campagne dans laquelle il se lancera : celle de la Lumière ou celle des Ténèbres. A noter que le Séraphin, fondamentalement bon, ne pourra jouer que la première, tandis que l’Inquisiteur, foncièrement mauvais, n’aura accès qu’à la seconde. Les quatre autres classes pourront en revanche opter pour l’une ou l’autre des campagnes, selon que vous souhaitez sauver le monde d’Ancaria du danger qui le guette ou, au contraire, le plonger dans le chaos.
Dernière formalité à remplir avant de vous lancer dans l’aventure, vous devrez choisir le dieu de votre choix qui vous confèrera alors un pouvoir extrêmement puissant mais nécessitant un temps de charge considérable : un joker à utiliser dans les cas extrêmes pour vous tirer d’un mauvais pas.Un déroulement classiquePetit détail amusant : votre point de départ dans Ancaria dépendra de votre choix de classe. Une décision judicieuse de la part d’Ascaron qui évite ainsi au joueur un début de partie empreint de déjà-vu lorsqu’il décide de s’essayer à d’autres personnages.
Comme on pouvait s’en douter, votre aventure consistera en un enchaînement de quêtes qui vous demanderont de parcourir le continent en long, en large et en travers afin d’accomplir diverses missions. Ces dernières s’avèrent relativement classiques, et vous demandent la plupart du temps de vous rendre dans un lieu précis pour éliminer les ennemis qui s’y trouvent, de récupérer un ou plusieurs objets ou encore d’escorter des personnages non jouables. Rien de très innovant de ce point de vue, mais c’est la diversité des décors traversés et la variété des monstres rencontrés qui permettent de maintenir l’intérêt du joueur.

Ainsi, si la première zone visitée est constituée d’une forêt extrêmement banale, vous découvrirez par la suite des plages, des ports, des régions volcaniques ou des mines, et visiterez de nombreuses villes possédant une architecture et une implantation qui leurs sont propres. Le continent d’Ancaria étant extrêmement vaste, vous serez heureux d’apprendre que des téléporteurs vous permettront de voyager rapidement d’un lieu à un autre une fois que vous les aurez activés, et qu’il vous sera possible d’acheter des montures pour vous déplacer rapidement lorsque la téléportation ne sera pas une option. A ce sujet, sachez que si les chevaux seront vraisemblablement votre moyen de locomotion au début de l’aventure, d’autres montures bien plus étranges pourront être acquises en cours de jeu.
Du côté des ennemis, vous croiserez des animaux comme des rats, des araignées, des loups ou des ours, mais aussi des créatures plus inquiétantes telles que des zombies, des fantômes, des oiseaux géants, des squelettes ou des kobolds. Et il ne s’agit là que des monstres les plus fluets, des adversaires d’un gabarit bien plus imposant n’attendant que de vous faire passer de vie à trépas.Un système de combat convaincantPour affronter une telle armée, les développeurs d’Ascaron ont imaginé un système qui, à défaut d’être totalement original, s’avère plutôt pratique à l’usage : vous déplacez classiquement votre personnage avec le stick gauche de la manette, tandis que le stick droit sert à orienter la caméra et à zoomer plus ou moins sur l’action. Les boutons colorés servent quant à eux à lancer l’attaque (arme ou sort) que vous leur aurez affectée au préalable, les gâchettes L2 et R2 servant de modificateur qui donnent accès à de nouveaux slots : ce sont donc 12 attaques différentes que vous pourrez utiliser à tout moment, de quoi aborder les combats sereinement. La croix directionnelle est quant à elle dédiée aux potions, la touche Haut permettant de lancer le sort de la divinité mentionnée précédemment.
Bien entendu, chaque ennemi tué vous permet de gagner un certain nombre de points d’expérience et certains adversaires laissent derrière eux quelques objets qu’il vous appartient d’exploiter au mieux. Alors que de nombreux jeux du genre vous imposent de ramasser ces derniers en marchant dessus, Sacred 2 vous propose aussi une méthode plus rapide qui consiste à appuyer sur L1 pour récupérer tous les objets situés à quelques mètres de vous : armes, armures, potions et runes sont ainsi collectées en masse, et vous pouvez choisir de les utiliser, les vendre, ou les stocker dans un coffre « magique » partagé par tous les personnages que vous créez sur votre console.

Là où les choses se gâtent un peu, c’est dans la gestion de cet inventaire qui grandit rapidement : certes les menus du jeu dont l’origine PC est à peine cachée ont été repensés pour un contrôle au pad, mais on a tout de même parfois du mal à s’y retrouver, la faute à un manque flagrant d’options de tri et de comparaison. Le seul petit effort concédé par les développeurs réside dans une option d’équipement automatique des armures, une bien maigre consolation quand on cherche à trouver l’armement le plus efficace figurant dans notre inventaire…
Pour en revenir aux points d’expérience, sachez que ceux-ci vous permettront de faire monter peu à peu le niveau de votre héros, chaque nouveau rang atteint vous conférant quelques points à attribuer à vos six caractéristiques de base : force, endurance, vitalité, dextérité, intelligence et volonté.
Certains paliers vous permettront aussi d’apprendre une nouvelle capacité jusqu’à un maximum de dix. Sans surprise, on retrouve de quoi se spécialiser pour telle ou telle magie, pour le combat rapproché ou le combat à distance, pour l’équitation, et pour bien d’autres choses encore. Evidemment, certaines capacités ne sont accessibles qu’à certaines classes, d’où l’intérêt de mener des parties en parallèles avec des personnages différents pour profiter au mieux des possibilités offertes par le jeu.
En plus des capacités, vous devrez aussi gérer les coups spéciaux de votre héros, ici nommés arts du combat. Au nombre de quinze et répartis en trois catégories, ces coups peuvent ensuite être affectés aux touches d’attaque comme n’importe quelle arme classique. Mieux, vous pouvez créer des combinaisons utilisant jusqu’à quatre coups spéciaux d’affilée pour accroître votre efficacité au combat. Evidemment, ces coups particulièrement puissants ne peuvent être utilisés en continu et demandent tous un temps de recharge avant d’être utilisés à nouveau. Pour être totalement complet, il convient de préciser que chaque art du combat peut lui-même être amélioré, un mini-arbre d’évolution composé de deux branches elles-mêmes divisées en trois niveaux vous permettant d’augmenter encore leur puissance.

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