Test de jeu / PS3 / Resistance 3

- publié le 6 septembre 2011
- Etat : Disponible
- Date de sortie :07/09/2011
- Développeur :Insomniac Games
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Genre :FPS
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Arsenal
- Page 2 : Gameplay, Multi, Réalisation, Conclusion
Quatre ans après son lancement lors de la sortie de la PS3, la saga Resistance continue de nous faire vivre l’invasion de la Terre par les Chimères. Mais les choses semblent se compliquer pour l’humanité, et c’est un jeu beaucoup plus sombre que les précédents qui nous est aujourd’hui proposé par Insomniac Games. De quoi modifier totalement l’expérience vécue par les joueurs ? Eléments de réponse avec notre test complet.
Difficile d’introduire l’histoire de Resistance 3 sans dévoiler une partie de la fin de son prédécesseur. Pour faire simple, nous nous contenterons de dire que nous sommes en 1957, et que le joueur incarne Joseph Capelli, un ancien militaire « démissionné » par ses supérieurs pour des raisons qu’il ne nous appartient pas de vous dévoiler. Quid de Nathan Hale, héros des deux précédents opus ? Nous ne pouvons que vous recommander de terminer Resistance 2 pour en apprendre plus sur son sort !Un jeu bien sombreL’aventure débute alors que les Chimères ont pris possession de la planète. Près de 90% de l’humanité a été décimée, et les batailles à grande échelle sont une histoire du passé : seules quelques poches de résistance composées d’une poignée de rescapés parviennent encore à survivre, mais elles doivent rester cachées dans des abris de fortune et ne sortent que rarement au grand jour. Il faut dire que les Chimères semblent avoir abandonné leurs opérations de conversion, se contentant désormais d’exterminer les derniers représentants de la race humaine.
Mais revenons-en à notre héros Joe, marié à la belle Susan avec laquelle il a eu un fils, Jack. Ce dernier est très malade, et les choses ne s’arrangent pas lorsqu’un commando de Chimères débarque dans la ville d’Haven où se situe leur cachette. Les combats ne tardent pas à faire rage, et le lieu est rasé par une arme chimèrienne surpuissante. La seule issue semble donc être la fuite, mais c’est sans compter sur un savant appartenant au groupe de survivants qui implore Joseph de se rendre à New-York afin de détruire une tour érigée par les Chimères : selon lui, il serait ainsi possible de renverser le cours des choses, et de sauver l’humanité. Poussé par Susan qui désespère de pouvoir un jour guérir son fils, Joe part ainsi à l’aventure.

Comptant une vingtaine de chapitres, la campagne vous emmènera ainsi de l’Oklahoma à New York, en passant par le Missouri et la Pennsylvanie. Cette traversée des Etats-Unis vous permettra de découvrir des paysages désolés, dans lesquels les traces du passage de l’homme s’apparentent déjà à des vestiges : les villes traversées sont désertes et largement détruites, les excroissances chimèriennes poussent un peu partout, et le sentiment de solitude ressenti par Joe est omniprésent. Même s’il sera parfois accompagné et rencontrera d’autres groupes de survivants sur sa route, parfois plus dangereux que les Chimères elles-mêmes, sa mélancolie bien compréhensible est parfaitement retranscrite. Un sentiment exacerbé dans la cut-scene de son arrivée à New-York, au cours de laquelle il laisse un message à sa femme et à son fils. Poignant !
Avec une telle narration, il faut bien reconnaître que les dix petites heures nécessaires pour boucler la campagne solo font un peu légères : arrivé au générique de fin on se dit qu’il n’aurait pas été plus mal d’ajouter quelques étapes au long voyage de notre héros, d’autant que le gameplay de la série reste une référence du genre.Un arsenal de rêveAutant être clair, Resistance 3 ne révolutionne en rien la recette mise au point par le premier opus : la maniabilité est identique, et c’est ainsi que l’on retrouve les commandes classiques du genre FPS. A noter tout de même que le titre d’Insomniac fait une fois de plus l’impasse sur un système de couverture automatisé (c’est à vous de vous baisser et de bien vous placer derrière les éléments du décor), et qu’il conserve sa jauge de vie rechargée par des médikits (ici symbolisés par des fioles emplies d’un liquide vert). Heureusement on retrouve aussi ce qui fait la force de la série depuis le départ : ses armes, au nombre de douze.

Parmi elles on retrouve évidemment plusieurs vieilles connaissances, mais aussi quelques nouveautés, toutes disposant d’un tir primaire et d’un tir secondaire, et pouvant évoluer par deux fois au cours de la partie : il vous suffit d’utiliser souvent une arme pour que ses capacités s’améliorent ! Mais voyons dans le détail quels outils de destruction massive sont mis à la disposition du joueur :
Nettoyeur : une arme chimèrienne bien connue des fans. Son tir principal s’apparente à celui d’une mitraillette, tandis que son tir secondaire permet de marquer une cible : vous pouvez ensuite tirer dans n’importe quelle direction, vos balles arriveront à destination !
Magnum HE.44 : une arme humaine dont le tir principal envoie des balles armées que le tir secondaire fait exploser.
Foreur : une arme alien dont les tirs traversent la matière, gagnant en puissance au fil des objets traversés. Le tir secondaire met en place un bouclier énergétique, et le mode visée permet de voir les cibles à travers les obstacles.
Sniper : curieusement, la version de base de ce fusil de précision ne comporte pas de lunette de visée. Il vous faudra attendre son évolution pour l’obtenir. Quoi qu’il en soit, son tir principal envoie trois balles avec une grande précision, tandis que son tir secondaire met en place une mini-tourelle sur l’aire de jeu.
Rossmore : un fusil à pompe dont le tir principal balance une décharge de gros plomb, alors que le tir secondaire fait office de lance-grenades.
Atomiseur : arme alien qui envoie des décharges électriques via son tir principal, et crée un puits gravitationnel avec son tir secondaire. Une bonne idée lorsque les ennemis sont nombreux.
Décapeur : le fusil de sniper chimèrien, dont le tir principal envoie une décharge d’énergie, et le tir secondaire une charge protonique concentrée.
Fournaise : un lance-roquettes chimérien qui permet d’envoyer une roquette explosive grâce à son tir principal, et un projectile à fragmentation avec son tir secondaire.
Cryotir : arme chimèrienne fonctionnant à l’azote. Son tire principal gèle l’ennemi, tandis que son tir secondaire déclenche un souffle qui repousse les ennemis et tue les adversaires gelés.
M5A2 : un fusil d’assaut dont le tir principal utilise de simples cartouches alors que le tir secondaire envoie une grenade.
Mutateur : arme chimèrienne dont le tir principal envoie un globe de fluide infectieux, tandis que le tir secondaire dégage un nuage du même fluide. Les adversaires affectés se voient alors rapidement affublés de grosses boursouflures explosives.
Masse : une arme de corps-à-corps dont vous serez obligé de vous servir à un certain moment de l’aventure.
Pour être totalement complet il convient de mentionner les différents types de grenades : les IEM, pour détruire les boucliers ennemis, les shrapnels, faisant office de grenade à fragmentation, les hérissons, qui s’apparentent à des mines antipersonnelles, et les cocktails Molotov, qui permettent d’enflammer les adversaires.

Avec un tel arsenal, une même situation peut bien évidemment être abordée de différentes manières. Bien que le jeu vous incite parfois à utiliser telle ou telle arme pour être plus efficace, vous restez libre d’opter pour celle de votre choix. A noter que les munitions sont dans leur ensemble fournies en quantité généreuse, mais qu’il arrivera que vous soyez à court sur votre arme favorite : il vous faudra alors changer de tactique, vous obligeant peu ou prou à passer tout l’arsenal en revue au cours de la campagne. Une bonne chose en regard du système d’évolution décrit plus haut !
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