Test de jeu / PS3 / Red Dead Redemption

- publié le 2 juin 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :21/05/2010
- Développeur :Rockstar San Diego
- Distributeur :Rockstar Games
- Thème :Au pistolet
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1Online :OuiVisitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Gameplay
- Page 2 : Activités, Durée de vie, Conclusion
Célèbre pour avoir œuvré sur la série Grand Theft Auto, le studio Rockstar se compose de plusieurs entités dont la plus connue reste Rockstar North pour cette désormais mythique série. Mais une autre talentueuse équipe basée à San Diego revendique sa part de popularité de la plus belle des manières en nous livrant aujourd’hui un Red Dead Redemption d’anthologie. Retenez bien ces initiales puisque RDR deviendra bientôt aussi culte que GTA !L’appel des grands espacesSuite de Red Dead Revolver dont nous gardons surtout le souvenir d’un développement chaotique, Redemption nous place une nouvelle fois dans les santiagues de John Marston, un ancien hors-la-loi qui oscille toujours entre les deux côtés de la barrière. Les premières minutes jouent la carte du mystère : durant un générique digne d’une production hollywoodienne, nous assistons au départ forcé de notre héros, encadré par deux hommes de loi, dans un train direction le grand ouest américain. Une fois sur place, devant un repaire de voyous, John joue les négociateurs auprès de ses anciens frères d’armes qui ne l’entendent pas de cette oreille et lui tirent dessus, le laissant pour mort. A votre réveil, vous voyez le monde avec un regard neuf, sauvé de justesse par des fermiers. L’heure de la rédemption vient-elle de sonner?

Cette mise en bouche donne le ton d’une ambiance qui ne vous lâchera pas avant le générique de fin. Jouer à Red Dead Redemption, c’est prendre part à une page de l’histoire de l’Amérique qui ne demande qu’à être écrite. Les étendues sauvages à perte de vue implorent que l’on vienne les explorer, le soleil écrase la faune et la flore sauvages, à des années-lumière du bordel permanent des grandes villes d’un GTA. C’est surtout une époque où la frontière entre le bien et le mal n’est pas encore bien placée, où la détention d’armes à feu est la norme, où le danger est partout présent et où les exécutions publiques ne dérangent personne. Un monde viril, peu civilisé, qui se présente surtout comme un immense bac à sable pour le joueur pointilleux, et comme le cadre d’une mémorable histoire pour le joueur qui survolerait seulement le jeu. Parce qu’encore une fois avec Rockstar, le mode histoire est juste la partie visible de l’iceberg.
Le gameplay se découpe en trois gros morceaux : l’histoire, les quêtes annexes et les parties multijoueurs. N’ayons pas peur des mots : celui qui se contente d’enchainer les missions scénarisées de Red Dead Redemption sera légèrement passé à côté du sujet tant l’univers se révèle vaste à appréhender. Bien sûr l’essentiel sera là mais il offre tellement qu’il serait dommage de passer à travers. GTA : Far WestLe joueur peu investi qui voudrait parcourir Red Dead Redemption à la va-vite tombera sur une histoire à rebondissements, au scénario plus posé, plus mature que dans un GTA. Ici les trahisons et les morts ne s’enchainent pas aussi vite, laissant le temps au joueur de découvrir l’univers, de faire connaissance avec les protagonistes et de s’attacher à eux. Si elle débute calmement, avec de nombreuses phases d’apprentissage, la quête principale monte par la suite en puissance et les missions en intérêt. Ce n’est pas que le dressage de chevaux ou la navigation d’un troupeau de vaches ne nous intéressent pas, mais à la longue on pourrait se croire dans un épisode de « La petite maison dans la prairie ».

Rassurez-vous, il n’en est rien et rapidement les fusils et les pistolets se mettent à cracher du feu, les victimes à tomber au sol. Le réalisme est de mise dans les gunfights : une balle dans la jambe immobilise la cible et une dans la tête la calme définitivement. Pour viser avec précision, John dispose d’une jauge de sang froid lui permettant de ralentir le temps pendant qu’il ajuste un crâne. C’est bien pratique et envoie un petit effet bullet-time dans les affrontements les plus stylés. Détail amusant : les corps restent au sol alors on peut les détrousser de leurs précieux dollars. Le système de couverture hérité de GTA IV est toujours présent et celui de la vie que se recharge d’elle-même quand on est au calme aussi. Mais la résistance de notre cow-boy est assez limitée alors vous ne ferez pas le malin bien longtemps. Heureusement qu’il est possible de se soigner pendant les échauffourées.
Les affrontements ne se déroulent pas uniquement à pieds puisqu’à cheval ou à diligence c’est le même combat : on dégaine et on ne rengaine que lorsque tout le monde est à terre. Si au début on craignait que la gestion simultanée des déplacements et des échanges de coups de feu ne tendent vers le calvaire, on s’y fait rapidement puisque au moment de tirer (boutons L2 et R2 enfoncés) les chevauchées restent rectilignes, comme guidées sur des rails. On peut ainsi suivre sa trajectoire et défourailler en même temps, sans perdre une miette des événements importants fixés par la caméra en maintenant le bouton Rond enfoncé.
D’une manière générale, le déroulement des missions se présente comme dans un GTA : les initiales des prénoms de vos donneurs d’ordres apparaissent sur la carte et il vous suffit d’aller leur parler pour vous lancer dans une quête. Il n’est pas nécessaire de terminer toutes les missions d’un personnage pour passer au suivant, de nouvelles rencontres ouvrent de nouvelles grappes et ainsi de suite. Le jeu offre ainsi une grande liberté d’action. Les ravitaillements se font en ville dans des échoppes dédiées comme le médecin pour des médicaments, l’armurerie pour les armes et munitions, le magasin pour faire de plein d’articles divers et le cinéma pour se distraire. Et pour se loger, il est possible de s’acheter une chambre dans un bouge miteux ou bien de camper en pleine nature devant un feu. Du Rockstar dans toute sa splendeur, en long en large et en excellent. Mais c’est vraiment avec les à-côtés que le titre devient exceptionnel.

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