Test de jeu / PS3 / Pro Evolution Soccer 2010

- publié le 26 octobre 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :22/10/2009
- Développeur :Konami KCET
- Distributeur :Konami
- Thème :Football
- Genre :Sport
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[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Contenu, Réalisation
- Page 2 : Gameplay, Conclusion
Comme chaque année à la même époque, le match opposant le FIFA d’Electronic Arts au PES de Konami fait rage : distancée par sa rivale depuis l’apparition des consoles next-gen, la série nippone nous avait promis cette année de multiples améliorations destinées à redorer son blason. Les bonnes intentions de Shingo « Seabass » Takatsuka seront-elles récompensées ?
Dans le cas peu probable où vous auriez raté les épisodes précédents de ce match au sommet, résumons en quelques mots la situation : populaires depuis le début de l’ère vidéoludique, les jeux de foot étaient dominés à la fin des années 90 par la série FIFA d’Electronic Arts. Mais en l’an 2000, un challenger inattendu émanant de Konami et dénommé ISS Pro Evolution vint troubler cette hégémonie en s’imposant comme la référence des simulations footballistiques. Forte de son premier succès, la série connut un second épisode sur PS1 avant d’effectuer une transition sur PS2 en changeant de nom pour s’appeler Pro Evolution Soccer ou PES. Malgré tous les efforts d’EA et quelques orientations discutables de Konami, PES parvint durant de longues années à garder une longueur d’avance sur son rival : le premier était alors considéré comme une simulation, et le second comme un jeu d’arcade.
C’est en 2008 que les choses prirent une nouvelle tournure avec l’apparition des consoles de nouvelle génération : alors qu’EA avait préparé le passage de sa série en concoctant un nouveau moteur aussi bien pour le rendu que pour le gameplay, Konami s’était contenté d’un léger lifting HD pour sa série phare. Le géant américain n’ayant pas fait les choses à moitié, il réussit à reconquérir la presse spécialisée et le public, puis enfonça le clou en 2009 laissant son concurrent loin derrière. Cette année, la prestation de FIFA nous a encore une fois parue des plus convaincantes mais nous attendions avec impatience la nouvelle mouture de PES que les différents communiqués de presse nous annonçaient comme le Messi(e).Des défauts tenacesDès l’arrivée sur le menu principal du jeu, on constate que les menus ont été revus en profondeur : non pas que de multiples modes de jeu aient fait leur apparition, le choix dans ce domaine restant semblable à celui de l’an dernier, mais leur présentation s’avère plus lisible et leur utilisation plus agréable si l’on excepte la musique de fond toujours aussi peu réussie… C’est toujours ça de pris !
Pour en revenir aux modes de jeu à proprement parler, c’est sans surprise que l’on retrouve les classiques Entraînement, Exhibition, Ligue/Coupe, En Ligne, UEFA Champions League, Ligue des Masters et Vers une Légende. A noter qu’il vous sera possible de participer cette année à l’Europa League via votre Ligue des Masters, une compétition additionnelle dont l’importance reste toutefois anecdotique.

Un rapide passage en revue des équipes disponibles révèle que les premières ligues française, italienne et hollandaise sont au complet, tandis que seules deux équipes anglaises et douze équipes espagnoles sont sous licence, les autres arborant une fois de plus des noms et effectifs fantaisistes. La Bundesliga quant à elle reste aux abonnés absents, tandis que les sélections nationales s’enrichissent de pays aux performances remarquées dans les qualifications à la Coupe du Monde 2010, comme le Honduras, la Bosnie Herzégovine ou encore la Bolivie. Du côté des clubs, on note que de nombreux transferts du mercato d’été n’ont pas été pris en compte malgré la sortie tardive du jeu, de quoi énerver les fans de précision admirablement servis sur ce point chez la concurrence.
Vous l’aurez compris, PES 2010 poursuit dans la voie tracée par ses prédécesseurs durant les dix dernières années : il reste un gros travail à faire sur les licences pour espérer concurrencer FIFA. La comparaison des modes de jeu tend elle aussi à pencher en la faveur de la série d’Electronic Arts, d’autant que cette dernière permet de disputer des matchs en ligne à 10 contre 10 alors que le nouvel opus de PES reste limité au 2 contre 2.Une renaissance visuelleHeureusement la comparaison vire en faveur du titre de Konami dès que les joueurs apparaissent sur la pelouse : les développeurs menés par Shingo « Seabass » Takatsuka ont enfin décidé de s’attarder sur l’aspect visuel de leur bébé, et le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont pas fait les choses à moitié. La modélisation des joueurs est tout bonnement bluffante, et l’on reconnaît au premier coup d’œil les stars du ballon rond notamment grâce à leurs visages extrêmement fidèles à la réalité. Evidemment les joueurs les plus connus ont eu droit à plus d’attention que les autres, mais le travail reste globalement de qualité pour l’ensemble des effectifs. Il suffit pour s’en convaincre de s’attarder sur les ralentis ou d’observer avec attention les célébrations faisant suite à un but : on alors droit à tout un tas de petits gestes criant de vérité qui nous plongent directement au cœur de l’action.
Bien entendu les stades ont eux aussi eu droit à un petit lifting de circonstance, et l’on remarque dans ce domaine une meilleure gestion des effets de lumière ainsi que des textures bien plus crédibles pour les pelouses. A noter que les développeurs ont peut-être voulu trop en faire au niveau de l’ambiance lumineuse, certains matchs donnant l’impression que des fumigènes ont été lancés d’un côté du terrain (un voile donnant une impression de fumée est visible derrière les buts !). On reste toutefois agréablement surpris par la prestation, d’autant que la fluidité n’est que rarement mise en mal, les ralentissements n’étant perceptibles que durant les ralentis utilisant une caméra en gros plan.

Mais aussi considérables soient les progrès de ce PES 2010 en termes de rendu, il subsiste un élément en retrait par rapport au FIFA d’Electronic Arts, à savoir la diversité dans les animations des joueurs. Alors que nous applaudissions PES il y a encore quelques années pour le réalisme de ses animations, il faut bien reconnaître que la série est désormais dépassée par sa concurrente : tous les joueurs semblent courir plus ou moins de la même manière, un peu rigide, et les petites animations scriptées qui tentent d’apporter un peu de variété ne sont pas si nombreuses que cela et ne s’enchaînent pas toujours de manière parfaite avec les autres mouvements. Le réalisme de la modélisation des joueurs est ainsi contrebalancé par une animation quelque peu robotisée, un point qui ne manquera pas de choquer les fans de FIFA.
Puisque nous sommes dans la technique, continuons avec la prestation sonore du jeu qui nous offre cette année un nouveau duo de commentateurs en la personne de Grégoire Margotton et Christophe Dugarry. Si leurs interventions sont relativement précises par rapport au rythme du jeu et généralement pertinentes, elles n’échappent toutefois pas à l’écueil de la répétitivité : après cinq ou six matchs, on a entendu à peu près toutes leurs répliques ! Heureusement le public nous offre quant à lui des réactions bien plus authentiques que par le passé, le jeu prenant en compte le fait que notre équipe joue à domicile ou à l’extérieur : lorsque vous êtes chez votre adversaire, vos belles actions vous attireront plus de huées et de sifflets que de clameurs ! On s’y croirait.
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