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Overlord: Raising Hell

Overlord: Raising Hell

publié le 15 juillet 2008
  • 19/06/2008
  • 17/06/2008

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Un an est passé depuis que le Chef Suprême a conquis les territoires de Microsoft, à savoir la Xbox 360 et le PC. Il faut dire que d’un point de vue commercial, les développeurs de Triumph Studios auraient risqué gros s’ils s’étaient concentrés sur un simple portage PS3, qui plus est sortant une année plus tard que la version initiale. Finalement, Overlord: Raising Hell se dresse-t-il aujourd’hui comme un jeu nouveau ou plutôt renouvelé? Car dans le fond, Overlord reste Overlord…PrésentationOverlord: Raising Hell, c’est d’abord un scénario des plus basiques: le royaume d’un Seigneur du Mal s’est effondré, et des Larbins, des petits monstres qu’on aurait tout aussi bien pu appeler des gremlins, ont décidé de réveiller leur nouveau Maître pour essayer de redorer le blason du royaume vaincu, préalable indispensable pour dominer le monde. Pas mal… en tout cas, c’est plus facile à comprendre que l’histoire complexe des nanomachines et du loyal Old Snake. Bien sûr votre aventure sera jonchée par diverses histoires auxquelles vous participerez, mais elles sont bien trop anecdotiques pour être primordiales et servent finalement de décor à chacune de vos quêtes.

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Passée l’introduction du jeu, vous voilà fin prêt pour partir à la recherche du bonheur et du pouvoir. Sauf que vous devrez d’abord compléter une sorte de tutoriel dans lequel vous devrez vous faire respecter par le bouffon du royaume renaissant. Et que serait un roi sans son trône, sans son château, sans la soumission de ses serviteurs ? Il vous faudra reconstruire votre Tour en récoltant des machines (une grue par exemple), des objets et des femmes pour faire le ménage. Ah, j’oubliais presque: notre Overlord est aussi le seigneur du machisme !

Rassurez-vous, ce semblant de sauvagerie infâme et cette soif infinie du Mal laissent rapidement la place à un humour omniprésent distillé par nos chers petits Minions de leur nom anglais: chevaucher un mouton avant de le terrasser, détruire une citrouille avant de s’en servir comme chapeau, boire une chope à bière bien remplie et prendre le soin de s’éloigner du groupe pour langoureusement soulager sa vessie… Tous ces détails qui vous feront sourire à coup sûr la première fois que vous les verrez. Désolé en tout cas d’avoir gâché l’effet de surprise, mais cela partait d’une bonne intention, celle de vous donner envie !Un gameplay novateur mais handicapéLe gameplay du titre maléfique de Codemasters est axé sur l’idée suivante: l’Overlord que vous contrôlez est un fainéant de première catégorie. Halte, ne tirez pas cette tête aussi vite, vous allez comprendre. En effet, ce dernier ne fiche strictement rien, ou plutôt n’en a pas réellement besoin, puisque les pauvres larbins lui obéissent au doigt et à l’œil. La seule chose que l’Overlord sait faire de mieux, c’est de marcher comme un robot. Il peut aussi asséner des coups, ou envoyer des boules de feu, mais dans l’ensemble ce sont les larbins qui feront tout le sale boulot à sa place, avec les ordres qu’il leur aura donnés. Et c’est bien là l’idée originale de ce jeu façon Pikmin, en plus sombre et plus malsain.

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Les premiers larbins qui seront à votre solde seront les bruns: ils savent se battre, adorent les moutons, et seront les plus efficaces lors des combats au corps à corps. Nous vous conseillons de les envoyer détruire tous les barils et autres contenants que vous voyez, car la majorité contiennent des pièces d’or et des armes qu’ils se chargeront eux-mêmes de ramasser et d’utiliser. Et le plus drôle, c’est que vos serviteurs ramèneront à vos pieds tout ce qui ne les concerne pas directement, de l’argent et des potions magiques entre autres.

La deuxième espèce que vous rencontrerez est celle des larbins Rouges, lesquels ont la particularité de pouvoir traverser un obstacle en feu en le poussant, sans risquer de brûler vivants. Ces derniers préféreront l’attaque à distance au corps à corps, une fois munis de projectiles enflammés.

La troisième espèce viendra un peu plus tard dans l’aventure, sous la forme de minis Grinchs dopés à la chlorophylle: les Verts. Loin d’être portés sur le souci écologique qui hante la plupart des altermondialistes de notre temps, ceux-ci ont la capacité d’avoir une immunité innée contre les poisons et les gaz mortels et peuvent sauter sur leur proie du haut d’une falaise ou d’une colline.

Quant aux Bleus, ils peuvent se déplacer sur l’eau et ont la capacité de ressusciter tous les types de larbins: pour palier un peu les forces et faiblesses de chacun, les développeurs se sont efforcés de procurer aux larbins Bleus la force zéro: zéro résistance, zéro attaque et zéro capacité destructrice. Il faudra donc compter sur les autres si vous voulez récupérer quelque butin.

Bien sûr, l’Overlord ne pourra pas faire tout ce que ses esclaves seront capables d’accomplir, et toute votre stratégie sera fondée sur l’utilisation optimale de ces larbins, selon différentes entités élémentaires: le feu, l’eau, le poison et la terre. Le nombre de larbins sera également limité, sans quoi le jeu serait beaucoup trop facile. Toutefois, au fil de votre évolution dans le jeu, vous serez amenés à maîtriser de plus en plus de larbins, jusqu’à arriver à une cinquantaine.

Il n’y a aucun doute que les joueurs aimant les jeux du genre seraient totalement comblés avec Overlord: Raising Hell si le gameplay ne se trouvait pas entaché par des défauts qui entravent malgré tout le plaisir de jeu. Le premier concerne la caméra: on ne peut pas la diriger, et elle malheureusement trop souvent mal placée: on peine à voir ce qu’on voudrait et on aurait aimé pouvoir la déplacer à souhait. Chose impossible, ont dû penser les développeurs, puisque le stick droit du pad est destiné à diriger nos gentils larbins ! Toutefois, il est toujours possible de repositionner la caméra face à l’Overlord en appuyant brièvement sur L1, mais la manœuvre est si brusque qu’on finit par avoir mal à la tête après quelques réitérations. Etant donné que le jeu est doté d’un système de lock pour viser les ennemis et que la caméra doit être centrée sur eux, il sera d’autant plus difficile et contraignant pour le joueur de locker les personnes qu’il désire combattre.

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Le deuxième point à retenir est sans doute celui qui énervera le plus le joueur: la carte. Après une première tentative des studios Triumph signée Overlord, les développeurs ont pris en compte le feedback des joueurs, et ont rajouté une mini-carte au jeu. Il est vrai qu’elle nous donne les informations adéquates pour nous permettre d’évoluer sans grosses encombres, mais il est très regrettable que le menu pause ne contienne pas une carte entière du royaume, voire de la zone, nous permettant d’avoir une vue globale sur les différentes tâches à effectuer, sachant qu’il peut y en avoir jusqu’à une bonne quinzaine. A cause de cela, il vous arrivera souvent de vouloir jeter la manette droit sur votre écran lorsque vous ne saurez plus où vous êtes, ou au moins lorsque vous auriez aimé savoir où aller. N’imaginons même pas la situation dans laquelle vous n’auriez pas pu toucher au jeu pendant une semaine ou deux, et qu’à votre retour, vous devrez procéder à une ré-exploration fastidieuse pour retrouver vos marques déjà d’antan.



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