Test de jeu / PS3 / MySims SkyHeroes

- publié le 11 octobre 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :30/09/2010
- Développeur :EA Games
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Mini-jeux
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
Alors que les vrais Sims ne tarderont pas à débarquer sur PS3 avec une adaptation de leur troisième opus, la saga MySims fait dès maintenant son apparition sur la console de Sony après s’être fait un nom sur Wii et DS. Mais après quelques heures passées sur ce croisement improbable entre Mario Kart et Ace Combat, on se dit que si l’idée de départ est intéressante, son exécution laisse en revanche un peu trop à désirer.
Dès l’arrivée sur le menu principal du jeu, on comprend que MySims SkyHeroes a été conçu avant tout pour le multijoueurs : l’option sélectionnée par défaut s’intitule Partie Rapide, et vous permet de vous lancer dans une mission similaire à celles que l’on trouve dans le Mode Histoire ou dans la section Multijoueur. De fait, on a vite l’impression que la partie solo du jeu servira surtout à aiguiser ses réflexes pour les joutes en ligne, à l’instar de nombreux jeux PC principalement orientés multi.Une histoire sans consistanceMalgré cela, on embraye directement sur le mode Histoire afin d’en apprendre un peu plus sur la mécanique de jeu. Une cut-scene est alors lancée qui plante le décor : vous êtes un pilote amnésique retrouvé évanoui sur une plage par deux membres de la SkyForce, un groupe rebelle aux prises avec le terrible Morcubus. Par l’intermédiaire de son entreprise MorcuCorp, le despote a décidé de prendre le contrôle des cieux et tous les pilotes épris de liberté doivent donc s’allier pour faire face à la menace. Bien entendu, vous ne tardez pas à rejoindre la résistance afin de faire échouer le plan machiavélique !

Dans la pratique, la SkyForce vous demandera d’accomplir différentes missions en plusieurs endroits du globe : il faudra d’abord vous familiariser avec les commandes de votre avion, puis retrouver tous les pilotes en état de voler afin de les rallier à votre cause, avant d’enfin mener une attaque directe contre Morcubus. Si l’on excepte le design varié et déjanté des personnages rencontrés, il faut malheureusement admettre que la mise en scène du jeu tombe littéralement à plat. La majorité des cut-scenes se déroulent dans des décors sans saveurs dans lesquels trois interlocuteurs vous font face, et vous aurez droit pour toute forme de dialogues parlés au tristement célèbre simlish, la langue imaginaire des Sims : amusante durant trente secondes, elle devient franchement difficile à supporter lorsque le briefing dure deux minutes et qu’il est impossible de l’interrompre…Un gameplay accessibleHeureusement les choses s’arrangent lorsque vous sortez votre coucou de son hangar. Comme d’habitude avec les Sims, des options de customisation sont disponibles aussi bien pour votre personnage que pour votre avion : vous débloquerez d’ailleurs de nouvelles pièces en cours de jeu qui vous permettront d’améliorer les capacités de l’engin.
Pad en main, le pilotage est extrêmement intuitif : stick gauche pour diriger l’avion, stick droit pour les figures permettant d’éviter les missiles ennemis, boutons Croix pour accélérer et Rond pour virer serré. Ajoutez à cela R1/R2 pour la mitraillette (attention à la surchauffe lors d’une utilisation en continu) et L1/L2 pour les missiles (un temps de recharge est nécessaire tous les deux tirs) ou les bonus, et vous savez tout ce qu’il y a à savoir pour vous lancer dans les différentes arènes du jeu.
Car les missions de SkyHeroes ne se déroulent pas en environnement ouvert comme un Ace Combat ou un HAWX. Non, on est ici plus proche d’un Mario Kart en circuit fermé où les concurrents font ce qu’ils peuvent pour remporter une course ou un match à mort, en équipe ou en solitaire. Il s’agit là en effet des deux seuls types de parties proposés par le jeu, aussi bien en solo qu’en multi. Avec un choix aussi réduit, les parties finissent forcément par toutes se ressembler, malgré des arènes bien pensées regorgeant de passages secrets, pièges, et autres raccourcis.

Côté bonus, les développeurs avaient pourtant fourni un travail correct : on retrouve sans surprise des mines, des missiles guidés ou un fusil, mais aussi des armes plus originales comme une tornade, un rayon laser, une frappe orbitale ou une supernova. Quelques bonus défensifs sont aussi de la partie comme le bouclier, le brouilleur, ou le boost.
Mais là où les choses se gâtent irrémédiablement, c’est dans la confusion qui règne rapidement durant les combats, en raison de deux défauts intimement liés et vraiment pénibles. Le premier concerne l’IA des adversaires qui prennent un malin plaisir à tourner en rond autour du joueur, transformant les dogfights en perpétuel jeu du chat et de la souris. Le second est quant à lui lié aux flèches qui apparaissent à l’écran et indiquent la position des ennemis lorsqu’ils sortent de notre champ de vision : toutes de couleur rouge et de taille identique, elles ne permettent pas de suivre efficacement la cible que l’on souhaite. De fait, il arrive souvent que l’on perde trace d’un ennemi presque à bout et qu’un coéquipier le termine en engrangeant les points… Rageant, d’autant plus en solo où les combats sont parfois très disputés à cause de cette IA tournoyante !Une technique sans panacheFidèle aux précédents opus de la série, SkyHeroes offre des graphismes colorés mais relativement dépouillés qui n’entraîneront ni surchauffe de votre console ni décrochement de votre mâchoire: si les décors sont variés et globalement réussis, ce ne sont ni les textures ni les effets de lumières qui vous éblouiront ! On imagine que le fait de rendre customisables les avions et les personnages nécessite un peu de puissance, mais il était sans doute possible de faire mieux sur nos machines.

L’heureuse contrepartie de ce rendu sans fioritures est une fluidité de tous les instants, aussi bien en solo qu’à plusieurs. A ce sujet précisons qu’il est possible de jouer à deux sur une console en écran partagé, et jusqu’à dix sur la toile… en théorie ! Nos sessions de test nous ont en effet confrontés à des serveurs quasi-déserts, ce qui n’augure rien de bon pour un titre qui devrait se révéler bien plus amusant contre des humains que contre une machine.
Terminons avec un mot sur la bande son du jeu : hormis l’irritant simlish déjà évoqué, vous aurez droit ici à des musiques passe-partout mais supportables, et à des effets sonores sans grande surprise.
• Un concept original
• Accessible à tous
• Jouable à plusieurs en local ou en ligne
• Seulement deux modes de jeu différents
• Des indicateurs brouillons en combat
• Les serveurs désespérément vides
Verdict
S'il avait pu éveiller notre curiosité sur le papier, MySims SkyHeroes se révèle plutôt décevant une fois le pad en main : son principe atypique et son gameplay accessible paraissaient certes prometteurs, mais son IA virevoltante le pénalise en solo et ses serveurs déserts l'achèvent en multi. Ajoutez à cela une technique sans panache, la présence de seulement deux modes de jeu ainsi qu'un scénario sans grande saveur, et vous comprendrez pourquoi cette première incursion de l'univers MySims sur PS3 nous laisse un peu dubitatifs…
Le Village PF

Graphismes
6 / 10Le rendu global du jeu est mignon et coloré, mais ne vous attendez pas à une prouesse technique de la part de votre PS3. En contrepartie, l'ensemble reste fluide en toutes circonstances.
Jouabilité
5 / 10Facile à prendre en main, le jeu souffre toutefois du manque de lisibilité des indicateurs de cible durant les combats. Et avec seulement deux modes de jeu différents, les parties s'avèrent rapidement répétitives.
Son
5 / 10Une performance sans grande surprise : les musiques sont banales et les effets sonores classiques au possible. Le simlish durant les cut-scenes tape en revanche très vite sur les nerfs.
Durée de vie
5 / 10Le mode Histoire est relativement long grâce à ses nombreuses missions, et les modes multi sont correctement implémentés. Seulement voilà, avec seulement deux modes de jeu, on a vite fait le tour des possibilités…
Fun
5 / 10On s'amuse durant une ou deux heures en découvrant le gameplay du jeu, puis on décroche rapidement tant l'action est répétitive. Les serveurs déserts n'aident pas à profiter de l'aspect multijoueur du titre.